‹ Traité de la Sainte Écriture d'aprés S.S. Léon XIIIChapitre 32 sur 39 · NEUVIÈME QUESTION · texte numérisé non relu

NEUVIÈME QUESTION

Y-a-t-il quelque erreur dans la Bible, et tout ce qu'elle renferme est-il objet de foi divine?

Sens exact de la question, 71; nulle erreur dans la Bible telle que

les hagiographes l'ont faite sous l'inspiration divine, 72-73; avertissements pratiques, 74; encore le sens exact de la question, 75; trois réponses pontificales montrant que la foi divine proprement dite ne s'étend pas nécessairement à tout ce que renferme la Bible, 76-19; raison fondamentale de cette doctrine, 80; conclusion, 81; quel doit être, selon nous, l’assentiment aux passages bibliques n'appartenant pas proprement à la règle de la foi, 82.

71. — La solution de ce problème est toute préparée, toute indiquée, dans les pages qui précèdent. — Il ne s’agit pas, en effet, de savoir 1° si l’Écriture Sainte ne rapporte pas quelquefois des pensées, des paroles, des actes, absolument mauvais et äppartenant à l'esprit humain ou diabolique; ni de savoir 2° si les traducteurs; les copistes, les imprimeurs, n'ont pas

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quelquefois modifié, en de certains passages secondaires, le texte sacré de la Bible ; ni de savoir enfin 3° si l’on n’est point en droit de | ne pas recevoir comme divin ce qui n’est réellement entré dans la Bible que par leur erreur ou leur inadvertance : tout cela est fort clair, et à ces trois questions on doit répondre nettement owi. — Mais 1l s’agit de savoir si tout ce qui est entré dans la Bible par l'inspiration divine est absolument exempt d'erreur; et si tout ce quiest inspiré dans la Bible exige de npus un assentiment de foi divine, c’est-à-dire, un acte de croyance motivée par l'autorité du Dieu révélateur qui ne peut ni se PRES ni nous tromper.

72. — D'abord, il n’y a aucune erreur d'aucun genre dans la Bible, telle qu’elle est sortie des mains de ses auteurs inspirés.

— En effet, a) l'inspiration divine exclut essentiellement et nécessairement toute erreur, — non seulement dans l'excitation et la motion communiquées par Dieu aux hagiographes, ce qui est plus qu’évident,

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COMMENTAIRE Sa)

— mais dans la facon dont ils ont conpris ce qu'ils avaient à dire, dans la façon dont il l’ont voulu rendre, dans la facon dont ils l’ont rendu avec l'assistance de l'Esprit-Saint qui les empêchait d'employer des expressions erronées ou ineptes. — De plus, b) l'inspiration divine, telle que nous venons de la décrire, s’étend à toute la Bible : non seulement aux textes concernant la foi et les mœurs, mais à tout ce que les hagio-

-grap'es ont compris, voulu écrire et réel- : lement écrit, lors même qu'il s'agissait de

choses que Dieu ne se proposait pas de nous enseigner. — Or, c) la notion et l’universalité de l'inspiration étant admises dans les termes où nous les avons proposées à la suite de l’encyclique, il est impossible d’admettre une erreur quelconque dans un texte authentique de la Bible, sans que cette erreur rejaillisse sur Dieu même. Il n’est pas sans doute l’unique auteur en cause :

mais il est responsable de tout ce que les instruments dont il s’est servi ont pensé,

voulu, écrit, Il ne leur a pas ôté leur carac-

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tère individuel, leur tournure d'esprit, leur méthode logique, leur manière de parler et d'écrire : mais il a employé ces individualismes à la composition de l’œuvre qu'il méditait et qu’il inspirait; et si, du fait personnel des hagiographes, quelque erreur, quelque fausseté, quelque contre-vérité, s'était glissée dans le texte divinement inspiré, c’est sur Dieu même qu’en rejaillirait la faute. Une telle hypothèse est aussi absurde que sacrilège; et en fin de compte, 1l n'y a pas d'erreur dans la Bible telle que les hagiographes l'ont écrite.

73. — Nous allons citer, pour éclairer et confirmer les trois points de cette argumentation, les propres paroles de Léon XII qui lui-même ne fait que résumer l’enseignement traditionnel de l’Église catholique. — a) Tantum abest ut divinx inspirationt error ullus subesse possit ul ea per se ipsa, non modo errorem excludat omnem, sed tam necessar10o excludat el respuatl quam neCesSATÈUM est Deum, summam Veritatem, nullius omnino erroris auciorem esse (p.56). — Nam super-

naturali 1pse virtute ita eos ad scribendum emcitavit et movit,..… ut ea omnia eaque sola

| quæ 1pse juberet et recte mente conciperent, et

fidehiter conscribere vellent, et apte infallibili veritate exprimerent (p. 57). — b) Ipse ia eos exmcutavit et movil, ia scribentibus adstilit, ut ea omma eaque sola quæ ipse juberet... conciperent,… conscribere vellent,..… exprimerent : secus, non ipse esset auclor sacræ Scripturæ universæ (1b1d.). — Nefas omnino fuerit inspiralionem ad aliquas tantum Scripturæ partes coangustare (p. 95). — Nec toleranda est eorum ratio qui ex istis difficultatibus sese expediunt, id nimirum darenon dubitantes, inspirationem divinam ad res fidei morumaque, nihil præterea, perlinere (ibid.). — Ætenim libri omnes atlque integri quos Ecclesia tamquam sacros et canonicos recipil, Cum omnibus suis partibus Spiritu Sancto dictante conscripti sunt (p.96). — c) Nefas omnino fuerit… concedere sacrum ipsum errasse auctorem (p. 55). — Nihil admodum refert Spiritum Sanctum

.assumpisse homines tamquam instrumenta ad

scribendum, quasi non quidem primario Auc-

lors sed scriptoribus inspiratis quidpiam falsi elabi potuerit (p. 57). — Consequitur ut qui in locis authenticis Librorum sacrorum quidpiam falsi contineri posse existiment, ii profecto aut catholicam divinx inspirationtis nolionem pervertant, aut Deuin ipsum erroris faciant auctorem. Aique adeo Patribus omnibus et Doctoribus persuasissimum fuit divinas Lilteras, quales ab hagiographis editæ sunt, ab omni omnino errore esse immunes ; ul proplerea… professi (sint) unanimes, Libros eos et integros. et per partes a divino æque esse afflaiu, Deumque ipsum per sacros auctores elocutum nihil admodum a veritate alienum ponere potuisse (p. 58).

74. — Les dissemblances, les oppositions, les contradictions, qui sembleraient indiquer la présence de quelque erreur dans la Bible, doivent donc être l’objet d’un religieux et intelligent travail de conciliation, d'harmonisation, déjà largement accompli par les Pères de l’Église (p.58). — On se souviendra, en le poursuivant, qu'il y a.

parfois des incorrections de texte ou de

traduction (p.55, 59) ; qu’on peut soi-même mal lire ou mal comprendre (p.59); qu’il faut tenir compte de la façon simple et vulgaire d'écrire usitée par certains hagiographes (p. 52). — On se rappellera surtout, en présence des objections faites au nom de la science moderne, historique ou physique, ces remarquables paroles que nous avons déjà citées : « Si quelque contradiction semble se rencontrer, il la faut soigneusement résoudre, d’abord en consultant de prudents théologiens et interprètes sur le sens le plus vrai ou le plus vraisemblable du texte biblique mis en question; ensuite en pesant avec plus de soin la force des arguments qu'on y oppose. Et il ne faudrait pas abandonner la Bible lors même que les apparences lui demeureraient contraires :

car, le vrai ne pouvant aucunement être opposé au vrai, on devrait être certain qu'une erreur s’est glissée, ou dans l’interprétation du texte sacré, ou dans l’argumentation dirigée contre lui; et si l’on ne voyait pas encore assez clairement laquelle de

ces deux hypothèses il faudrait admettre,

on devrait suspendre provisoirement son

jugement. » ÂNempe opinionum commenta delet dies, sed veritas manet et invalesceit in æternum (p. 61-62).

75. — Quand donc la sainte théologie se demande si les catholiques doivent répondre par un acte de foi divine à toutes les assertions et propositions des Saints Livres, sa question n’est pas le moins du monde motivée par la crainte d’adhérer ainsi à des erreurs. Elle sait qu’il n’y en a pas dans la Bible « telle qu’elle est sortie des mains des hagiographes », et son assurance est entière sous cerapport. — Mais elle sait qu'il y a une multitude de vérités absolument certaines et qui ne sont pourtant pas objet de foi divine, parce qu’elles ne nous ont pas été enseignées et attestées par Dieu; elle se demande donc si toutes les vérités contenués dans la Bible, incontestablement garanties par l'inspiration divine, ont été suffisamment enseignées et attestées par Dieu pour être nécessairement objet de foi. — L’encyclique

répond à ce problème par les indications ‘suivantes.

- 76. — a) « L’autorité.des Saints Pères est souveraine chaque fois qu'ils expliquent fous, d’une seule et même manière, quelque témoignage biblique comme appartenant à Ja doctrine de la foi ou des mœurs, ut ad fidei pertinens morumve doctrinam; : car leur unanimité même prouve nettement que cela a été enseigné par les Apôtres comme con-

forme à la foi catholique », ia ab Apostolis

secundum catholicam fidem traditum esse (p.40). Il y a donc des passages bibliques, sans aucun doute divinement inspirés, qui n'ap—

partiennent cependant pas « à la doctrine

de la foi ou des mœurs, » et dont l’explication traditionnelle n’est pas « de foi catholique. »

77. — b) « Dans les choses qui ne sont pas de nécessité de foi, in his quæ de neces-

silate fidei non sunt, 1l a été permis aux

Saints Pères, et de même à nous, d’avoir des opinions différentes, licuit Sanclis diversimode opinari, sicut et nobis; ainsi pense

saint Thomas », wt est sancti Thomæ sententia (p. 93). Le Souverain Pontife applique ce jugement du Docteur Angélique aux interprétations que les Pères et les exégètes ont données de la Bible « en des endroits où il est traité de choses physiques, » in locis edisserendis ubi physica aguntur. (ibid.). C’est donc que les choses dites en ces endroits ne sont pas nécessairement objet de foi, de necessitate fidei non sunt. — Mais comment ces choses, fussent-elles d'ordre simplement physique ou historique, ne deviennent-elles pas nécessaires à croire, par le fait même qu’elles ont été divinement inspirées, et qu’elles sont contenues dans la révélation biblique ? Ne doit-on pas répondre par un acte de foi à tout ce que Dieu daigne au moins nous faire dire? — Assurément ces choses sont dans la Bible par l’inspiration de Dieu : mais la Bible qui, d’une manière générale, est une révélation de Dieu, renferme aussi, nous l’avons vu, des passages secondaires et accidentels, ne constituant pas un enseignement de Dieu, au sens propre

COMMENTAIRE 241 de cette formule. Inspiration a donc une signification plus étendue, plus vaste, que révélation et enseignement; et si Dieu, si l'Église, réclament de nous un acte de foi divine pour tout ce qui est révélation et enseignement dans la Bible, ils ne le réclament pas pour ce qui est seulement inspiration, — attendu qu’à un passage soit physique soit historique où Dieu n’a pas voulu enseigner, noluit ista docere, nous ne saurions répondre en disant : « Mon Dieu, je le crois, parce que vous l’avez enseigné, attesté, affirmé. » Sans doute, et nous en sommes pleinement certains, ce passage ne contient pas d'erreur, et nous examinerons plus loin à quel genre d’adhésion surnaturelle cela doit logiquement nous conduire; mais, en attendant, nous n'avons pas d’acte de foi à faire sur un point que Dieu ne veut pas nous enseigner et qui, par conséquent, n'est pas de necessitate fidei.

78. — c) « D’assez nombreuses interprétations furent autrefois proposées, touchant certains textes de l’Écriture n’appartenant

pas proprement à la règle de la foi et des mœurs, et qui ont été abandonnées à la suite d’un plus juste et plus pénétrant examen : » Non pauca de quibusdam Scripturæ locis (non proprie ad fidei morumque pertinentibus regulam) sunt quondam interpretando proposita, in quibus rectius postea vidit acrior quædam investigatio (p. 62). — Le Pape dit donc formellement que certains passages de la Bible n’appartiennent pas proprement à la règle de la foi et des mœurs; — ce qui explique comment on ne les a pas très bien compris autrefois, et comment on a dû abandonner ce que l’on en disait pour adopter de nouvelles interprétations. L'Église, en effet, n’ayant pas été instituée pour enseigner les sciences physiques, n’a pas d’infaillible et invariable Tradition à leur égard; l'exégèse biblique peut donc varier et se tromper en de telles matières.

79. — Les textes dont il s’agit sont assurément inspirés et conséquerhment exempts d'erreur, mais «ils n’appartiennent pas proprement à la règle de la foi. » Celle-ci, la

requla fidei, s'entend de deux manières dans la théologie catholique : ou bien c’est la règle éloignée et médiate, la révélation divine; ou bien c’est la règle prochaine et immédiate, l’enseignement vivantetinfaillibledel Église. — 1° Il semble bien que l’encyclique parle de la première, et que les passages en question « ne soient pas proprement règle de croyance et de morale. » — Et pourquoi ne le sont-ils pas proprement? Évidemment parce que Dieu n’a voulu nous imposer par eux ni des vérités à croire ni des lois à suivre. — Pourquoi cependant le sont-ils improprement, « non proprie? » Parce qu'ils sont mêlés à d’autres textes réglant formellement la foi et les mœurs, et qu'ils constituent avec eux des livres homogènes et tout entiers inspirés. — 2° Si la regula fidei dont parle Léon XII est l’enseignement de l’Église, cestextes ne lui appartiennent pas non plus proprement, parce qu'ils ne sont pas individuellement exposés et officiellement proposés par l’'infaillible magistère du Pape ou de l’Épiscopat tout

entier; — parce qu'ils ne sont pas éléments essentiels et formels de cette prédication catholique, dont le but est la direction de la foi et des mœurs. Mais ils luiappartiéennent

improprement, « non proprie, » parce qu’ils

sont contenus dans le Livre sacré dont elle nous garantit absolument la divinité, la canonicité, l'inspiration; — et qu'ils ne sauraient être taxés d’erreur sans que, tôt ou tard, son autorité même ne vienne à en subir le contre-coup.

80. — d) La raison fondamentale et der— nière de cette doctrine pontificale est celle-ci, que nous avons déjà plus d’une fois rencontrée : « Les écrivains sacrés, ou plus exactement l'Esprit de Dieu qui parlait par eux, n’ont point voulu enseigner aux hommes ces choses inutiles pour le salut, c’est-àdire, les choses relatives à l’intime constitution des êtres visibles : » noluisse isia (videlicet intimam adspeciabilium rerum constitutionem), docere homines, nulli saluti profutura (p. 52), comme disait saint Augustin. — Aussi, quand ils les ont effleurées ainsi que

les faits de l’histoire profane, n’en ont-ils : parlé que d’une façon métaphorique, commune, humaine, familière aux contemporains (ibid.). Fe Pour la même raison, Dieu n'a pas confié à la Tradition d’enseignement formel, exprès, sur les faits d'ordre purement physique et matériel, ni sur l’histoire purement civile et profane de l’humanité. — Ce que la Bible, interprétée par l’Église, nous en dit çà et là, n’est donc pas proprement un enseignement et une doctrine, noluit ist docere. Par conséquent, ce n'est pas non plus, à proprement parler, un objet de foi divine; et l'Église n’a jamais dit que son pouvoir de proposition authentique et dogmatique s’étendit à ces matières inutiles au salut, nulli saluti profutura. Qu'elle puisse en juger infailliblement les interprétations, en tant que conformes ou contraires au dogme, nul théologien catholique n’en doute ; mais qu’elle puisse transformer en dogmes formels ces choses que Dieu n’a pas voulu enseigner, noluit ista docere, c'est ce

que personne ne s’aviseràa de soutenir.

SR ‘226 TRAITÉ DE LA SAINTE ÉCRITURE 81. — On voit clairement par là ce qui

s'impose dans la Bible à notre croyance, ce qui sollicite formellement notre acte de foi : 1° c'est généralement tout ce que Dieu a voulu nous enseigner; et nous devons le croire de foi divine, dès que nous le connaissons certainement pour révélé; 2° c'est en:

particulier tout ce que l’Église nous propose officiellement; et nous devons le croire de foi catholique, dès que nous le connaissons certainement pour défini.

82. — Si ce que Dieu n’a pas voulu nous enseigner n’est pas proprement objet de foi divine, encore que Dieu en ait inspiré l’insertion dans la Bible; si ce que l’Église n’a pas voulu nous proposer n’est pas proprement objet de foi catholique, encore que l’Église en ait toujours garanti la vérité, — il n’en est pas moins vrai, à nos yeux, que ces objets non enseignés par Dieu, non proposés par l’Église, mais contenus dans la Bible, méritent de la part des catholiques un assentiment d'ordre surnaturel, analogue à celui qu’on accorde aux définitions in-

Role à

faillibles du pape et des conciles en matière de faits dogmatiques, ou aux conclusions théologiques régulièrement déduites d’un dogme formellement révélé, formellement défini. — Mon adhésion à la vérité de telle et telle chose que Dieu n’a pas voulu m’enseigner, mais qu'il a voulu que je trouvasse écrite sans erreur dans la Bible, est très régulièrement déduite du dogme de la divinité des Ecritures, et de l’infaillible proposition qui m'en est faite par l’Église. — Je sais que cette vérité, à laquelle j’adhère, est parfaitement certaine, encore qu’elle ne soit pas « de nécessité de foi, » et qu'elle reste entourée d’un vague « où les Saints Pères ont pu librement émettre des opinions diverses » (p.53). Je suis pleinement assuré que sous ce vague du texte biblique, sous cette diversité d'explications patristiques, il y à un fait réel, vrai, relaté par l’ordre de Dieu même; et si ce n’est pas formellement la certitude souveraine de la foi divine, non proprie ad fidei morwmque perti— nentibus regulam, c'est plus que la certitude

naturelle de la science et de l’histoire humaine : divina inspiratio per se ipsa errorem excludit omnem necessario. == Que si néanmoins l’on voulait appeler du nom de foi divine notre acte d'adhésion aux textes inspirés où Dieu n’a pas entendu faire œuvre d'enseignement, noluil-ista docere, l’on devrait prendre soin de noter que cet acte serait de foi divine improprement dite, puisque son objet appartiendrait #mproprement à la règle de la foi, « non proprie ad fidei regulam. »

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