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C'est assurément ce que l’Église a toujours cru et ouvertement professé au sujet des Livres de l’un et de l’autre Testament. Et
l’on connaît les très graves enseignements
des anciens, déclarant que Dieu, ayant d’abord parlé par les prophètes, ensuite par soi-même, puis par les apôtres, établit aussi l’'Écriture appelée canonique (1), — recueil d'oracles et d'enseignements divins (2), lettres écrites par le Père céleste et transmises par les auteurs sacrés au genre humain pérégrinant loin de sa patrie (3).
Or, Dieu même étant effectivement l’auteur des Écritures, et y ayant renfermé ses mystères, ses desseins, ses ouvrages très sublimes, elles ont tant d'importance et de dignité, que la branche de la théologie consacrée à la défense et à l'interprétation de
ces Livres divins, doit logiquement être de
la plus grande excellence et: utilité.
(4) S. Aug. de civ. Dei, XI, 3.
(2) S. Clem. Rom. I ad Cor. 45; S. Polycarp. ad Phil. 7; S. Iren. c. hær. II, 28, 2.
(3) S. Chrys. in. Gen. hom. a, MN CAUD, NN PSN, serm. 2, 1; S. Greg. M. ad Theod. ep. IV, 31.
C'est pourquoi, de même que Nous avons pris soin, — et non sans fruit, grâce à Dieu,
— de développer, par de fréquentes lettres
et exhortations, certaines autres parties de la science qui Nous semblaient d’une grande efficacité pour accroître la gloire de Dieu et le salut des hommes, — ainsi, depuis longtemps déjà, Nous avons nourri la pensée d’exciter et de recommander l'étude des
Lettres sacrées, et aussi de lui donner une
direction mieux appropriée aux nécessités du temps. ‘el
Car, la sollicitude de la charge apostolique Nous meut et Nous contraint presque, — non seulement à vouloir que cette noble source de la révélation catholique s'ouvre plus sûrement et plus abondamment pour l’utilité du troupeau du Seigneur, — mais encore à ne pas souffrir qu'elle soit en aucun point violée par ceux qui s’attaquent publiquement et avec une audace impie à la Sainte Écriture, ou qui préparent contre elle des nouveautés fallacieuses ou imprüdentes. “4
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Nous n’ignorons certes pas, Vénérables Frères, qu’il y a parmi les catholiques bon nombre d'hommes riches de talent et de doctrine, qui se portent généreusement, soit à défendre les Livres divins, soit à en préparer une connaissance et une intelligence plus amples. Néanmoins, en louant comme ils le méritent leurs travaux et leurs fruits, Nous ne pouvons Nous empêcher d’exhor ter vivement à s'associer, à cette sainte et louable tâche, d’autres catholiques dont l’habileté, la doctrine et la piété promettent d'excellents résultats en cette affaire. Nous souhaitons et désirons, en effet, qu’en plus grand nombre ils prennent convenablement et poursuivent constamment la défense des Lettres divines; et que surtout les hommes appelés par la grâce divine à l’état religieux
se montrent, comme c'est absolument juste,
de jour en jour plus diligents et plus inustrieux à les lire, à les méditer, à les interpréter.
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