‹ Traité de la Sainte Écriture d'aprés S.S. Léon XIIIChapitre 9 sur 39 · LS ASN OUT QU ET VON TEEN MAT EA · texte numérisé non relu

LS ASN OUT QU ET VON TEEN MAT EA

« en mains le pouvoir de faire des miracles et des prodiges (1), » sa parole et ses préceptes les avaient néanmoins formés à tirer des Livres divins une grande efficacité, pour convertir limmensité des nations à la sa:

gesse chrétienne, pour briser l’obstination des Juifs, pour comprimer l'essor des hérésies. | | bit PATES

Cela est évident par leurs discours, principalement par ceux de saint Pierre, qui, afin d'établir très solidement la vérité de la nouvelle Loi, sont pour ainsi dire tissus avec les paroles de l'Ancien Testament.

Cela est évident par les Évangiles de saint Matthieu et de saint Jean, et par les Épîtres nommées Catholiques. Cela surtout est absolument manifeste par le témoignage de celui « qui se glorifie d’avoir appris la Loi de Moïse et les Prophètes aux pieds de Gamaliel, de sorte qu’il pût ensuite, armé des traits surnaturels, dire avec confiance : Les armes de notre guerre ne sont pas matérielles, mais puissantes de par Dieu. fa: D

(4) Act. XIV, 3 | (2) S. Hier. de studio Script. ad Paulin. ep. LIT, 3.

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Que les exemples du Christ Notre Seigneur et des Apôtres apprennent donc à tous, surtout aux débutants de la milice sacrée, en quelle estime ils doivent avoir les Lettres divines, et avec quel zèle, avec quelle religion, ils doivent recourir à cette sorte d’arsenal divin.

Ont-ils à enseigner la vérité catholique, à en traiter devant les savants ou devant les ignorants? Nulle part ils ne trouveront de plus riches ressources, ni une plus ample prédication sur Dieu, bien suprême et très parfait, ou sur les œuvres qui révèlent sa gloire et sa charité. | - Relativement au Sauveur du genre humäin, rien de plus abondant ni de plus explicite que les matériaux dont la Bible est tout entière remplie; et saint Jérôme a justement affirmé « qu'ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ (1)» : car elles nous présentent son image, pour ainsi dire vivante et parlante; et celle-ci fait rayonner de toutes parts, avec une efficacité vraiment merveil-

(4) In Is. Prol.

leuse, le soulagement des maux, l’encouragement aux vertus, l’invitation à l’amour divin. | | Pour ce qui est de l'Église, son institution, sa nature, ses fonctions, ses dons surnaturels, sont si souvent mentionnés dans les Écritures, — on y trouve en sa faveur de si nombreux et de si fermes arguments, que le même saint Jérôme a pu dire en toute vérité : « Quand on est armé des témoignages des Saintes De -on est un rempart pour l'Église (1).

S'il s’agit de la bonne MR ou da gouvernement de la vie et des mœurs, les hommes apostoliques trouveront dans la Bible de larges et d'excellents secours, des préceptes remplis de sainteté, des exhortations assaisonnées de suavité et de force, d'insignes exemples de toute sorte de vertus, et enfin, au nom et avec les paroles mêmes de Dieu, de très graves promesses ou menaces, soit de récompenses soit de peines pour l'éternité.

(1) In Is. LIV, 12.

Et c’est elle, — cette vertu propre et particulière communiquée aux Écritures par le souffle divin du Saint-Esprit, — qui donne de l’autorité à l’orateur sacré, qui lui inspire la liberté apostolique du langage, qui lui assure une éloquence nerveuse et victorieuse. Quiconque, en effet, met en ses discours l'esprit et la force de la divine parole, «ne parle pas seulement de la voix, mais et de la puissance, et de l’Esprit-Saint, et avec une grande plénitude (1). » Aussi doit-on dire qu'ils agissent de travers et sans prévoyance, ceux qui prêchent la religion et annoncent les préceptes divins sans apporter presque rien que des paroles de science et de prudence humaines, s’appuyant plutôt sur leurs arguments que sur ceux de Dieu.

Car leur discours, si brillant qu’il soit, est nécessairement languissant et froid, parce qu’il manque du feu de la parole de Dieu (2), et qu'il est très éloigné de cette vertu dont est pourvue la divine parole : « Car le lan-

(1) I Thess. I, 5.

(2) Jerem.: XXIII, 29.

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