DE LA CINQUIÈME ÉDITION
Depuis moins de quatre ans qu'a paru la quatrième édition de cet ouvrage, bien des faits financiers intéressants se sont produits dans les deux mondes.
Beaucoup d'impôts ont été remaniés ; beaucoup de dettes ont été converties ; beaucoup d'emprunts ont été émis avec des gages spéciaux ; des flots de papier-monnaie surtout ont surgi et ont submei^é ou menacent de submerger de jeunes et de vieilles contrées.
Nous faisons l'exposé, dans cette édition nouvelle, de ces changements et de ces folies.
En Angleterre, en France, en Autriche-Hongrie, en Russie, la situation et les pratiques financières se sont améliorées, sans atteindre, il s'en faut, surtout chez nous, le degré, je ne dis pas de perfection, mais de correction et de prudence qu'on serait en droit d'attendre de gouvernements vraiment sages.
Nous signalerons dans cette préface non pas la nouveauté, mais le développement de phénomènes importants : d'une part, l'attention prêtée par les gouvernements à la taxation locale, le concours et les sacrifices de l'État central, l'abandon par lui d'une part des recettes nationales pour aider à la réforme des taxes locales et pour accroître les ressources des provinces ou des départements et des communes. La Belgique déjà avait ouvert la voie il y a plus de trente ans ; elle s'y est engagée récemment davantage, puis, après elle, la Suisse, l'Angleterre et, au moin<« par des promesses pour l'avenir, sinon par des réalités actuelles, l'Allemagne ; la France en est encore à apprendre les exemples de ses voisins. Nous donnons quelques détails sur cette évolution.
L'autre catégorie do phénomènes qui a pris une •effroyable