‹ Traité de la science des finances (volume 3)Chapitre 11 sur 92 · IJ · texte numérisé non relu

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Ainsi, sur ces vingt-neuf années, il ne s'en rencontre en France qu'une seule où les dépenses réalisées aient été au-dessous des dépenses évaluées dans le budget primitif. Généralement les crédits accordés par la loi de finances sont dépassés chaque année de cent ou de deux cents millions de francs. Ces mauvaises habitudes durent depuis 1840. Gomments'étonnerdes déficits perpétuels de nosbudgets? Depuis 1840 jusqu'en 1870, la France n'a presque pas eu de budgets en équilibre. De 1875 à 1880, il est vrai, nos budgets ont retrouvé l'équilibre et présenté même des excédents, cela tient toutefois aux plusvaluesd'impôts, caries crédits supplémentaires continuent àfoisonner.

On en trouve la preuve dans le tableau suivant que nous empruntons partie au rapport de M. Ribot sur le budget de 1883, et depuis 1881 aux Exposés des motifs des budgets suivants :

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