‹ Traité de la science des finances (volume 3)Chapitre 36 sur 92 · II · texte numérisé non relu

II

La moyenne annuelle des dépenses de l'arméo et de la marine pendant la période de paix 1851-1853 étant de 15,591,819 liv. sterl., il faut déduire pour trois ans 4G,775,457

Reste représentant les dépenses causées à l'Angleterre par la guerre de Crimée 69,277, fi94

Seconde gutrre de Chine, 18S7-18G0.

Livres sterling.

Montant des crédits extraordinaires votés 6,640,C'J3

Expédilion de Perse, 1856-1857.

Montant des crédits extraordinaires votés 900,000

Guerre de la Nouvelle-Zélande, lS6i-G5.

Montant des crédit» extraordinaires votés 764,829

Expédition d'Abyssinie, 1867-68.

Montant des crédits votés 8,600,000

Nous ne nous arrêterons pas à faire remarquer le chiffre colossal des dépenses extraordinaires causées à la Grande-Bretagne par cette succession de guerres depuis deux siècles : 1,235,741,206 livres sterling, soit 31 milliards de francs environ.

Nous n'avons reproduit ce document que pour voir comment l'Angleterre a fait face à ces dépenses, et pour rechercher si sa conduite récente, sous le ministère de M. Gladstone, diffère notablement de sa conduite passée. Nous reproduisons, pour servir de base à notre raisonnement, le tableau suivant qui indique les dépenses de chaque guerre, telles qu'elles résultent de la série de calculs qui précède, la dépense moyenne causée par chaque année de ces guerres, le montant des revenus publics pendant chacune de ces guerres, les sommes levées par les emprunts pour faire face à ces dépenses extraordinaires et la partie des dépenses extraordinaires de guerre à laquelle il a été pourvu par des impôts.

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