CHAPITRE Xll
LES DETTES PUBLIQUES DES GRANDS ÉTATS CIVILISÉS. — LES ORIGINES ET LE DÉVELOPPEMENT DE LA DETTE ANGLAISE.
tes différentes parties de la dette britannique. — Les trois causes qui dans la plupart des pays font naître et développent les dettes nationales. — La dette britannique a pour cause presque unique la longue série des guerres de 1688 à 1815. — Aucune partie de la dette anglaise n'a été contractée pour des travaux publics. — Les déficits budgétaii'es n'ont eu qu'une très faible part dans l'augmentation de cette dette.
Tableaux indiquant les sommes empruntées pendant chaque période de guerre depuis 1688 jusqu'à 1815, et les sommes amorties pendant chaque période de paix. — L'énormité de la dette britannique vient de ce que l'on n'a pas recouru assez tôt à des augmentations d'impôts pendant chaque période de guerre.— Tableaux donnant le produit des taxes britanniques pendant chacune des années des deux dernières guerres contre la France.
Formation et composition de la dette britannique dans le courant des deux derniers siècles.
Conduite de la dette anglaise depuis 1815. — Variations du capital et des intérêts. — Proportion à diverses époques des intérêts de la dette publique relativement aux revenus du Trésor. — Depuis 1815 jusqu'en 1887 le capital de la dette britannique consolidée a diminué de 3 milliards 119 millions de francs, les intérêts des différentes parties de cette dette ont été dans le même intervalle réduits de 118 millions de francs.
Les excédents et les déficits des budgets anglais depuis 1815 jusqu'à 188'ï : il n'y a pas là de cause d'augmentation de la dette. — Relâchement, cependant, de la conduite des finances depuis 1878.
Les cours les plus hauts et les plus bas des consolidés britanniques de 1688 à 1887. — Les causes qui doivent faire hausser de plus en plus les titres de la dette pubîiqae anglaise. — Par quelles catégories de personnes et pour quels emplois ces titres sont recherchés. — Répartition de la dette publique anglaise entre les différentes catégories de capitalistes. — Petit nombre des rentiers. — Mesures prises en 1880 pour répandre les consolidés dans le public. —Probabilité de conversions nouvelles en 2 1/2 et plus tard peut-être en 2 p. 100.
Les reproches que l'on peut faire aux financiers anglais depuis le milieu du dixhuitième siècle 532