DE LA DETTE FRANÇAISE
La dette publique actuelle de la France est d*origine relativement récente. — Elle est rcpuvre presque exclusive du dix-neuvième siècle. — En Tan VI, après la banqueroute des deux tiers, la dette française n'est que de 40 millions de francs en intérêts.
— Très faible augmentation sous le premier Empire 592
Les charges de la Restauration. — Les créations et les^rachats de rentes sous ce régime.
— Tort de la Restauration de n'avoir pas contracté ses emprunts en fonds 6 ou 7 p. 100.
— Progrès du crédit public à cette époque. — Grands mérites de Tadministration financière de ce temps 594
Embarras du gouyeroement de Juillet à son début. — Rapide essor du crédit public après quelques années. — Cours très élevés des rentes françaises. — Relâchement de Tadministration des finances : déficits constants depuis 1840. — La dette consolidée n*est que faiblement accrue sous le règne de Louis-Philippe^ mais la dette flottante est démesurée 599
La dette de la France en 1852. — Emprunts incessants sous le second Empire. — Très grand développement de la richesse publique. — On escompte les plus-values d'impôts pour gager les emprunts. — Prodigieux succès des souscriptions publiques.
— Multiplication du nombre des rentiers. — Situation de la dette française au le»- janvier 1870 602
Les charges de la guerre de 1870-71. — Remarquable fermeté du crédit public an milieu de ces catastrophes. — Pourquoi nos fonds baissèrent beaucoup moins en 1870-71 qu*en 1831 ou en 1848. — Les ressources avec lesquelles on a pourvu à nos
* dépenses de guerre et au payement de l'indemnité allemande. — Nos grands emprunts.
— Le chiffre en intérêts et en capital de Tensemble de notre dette en 1898. —Comparaison de cette dette avec celle de l'Angleterre et celle des États-Unis, avec l'ensemble de notre budget ; charge moyenne par tôte G08
Des chances de diminution du capital et des intérêts de la dette française, si la France jouit de la paix. — De ce que pourraient produire l'expiration des annuités à terme et les conversions successives de la dette consolidée. — De quelques contre-parties de notre dette publique ; du remboursement éventuel par les compagnies de chemins de fer des avances faites par l'État à titre de garanties d'intérêts; du retour de la propriété des chemins de fer au domaine public 619