‹ Traité de la science médicaleChapitre 15 sur 106 · BIBLIOTHÈQUE UE J. ÉTUDIANT EN MÉDECINE · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUE UE J. ÉTUDIANT EN MÉDECINE

estimables; c’est qu’il faut savoir trouver le temps île les lire, de les relire, de les approfondir et de les méditer, afin de s’en approprier la substance et l’esprit par une véritable assimilation; c’est qu’il faut, d’autre part, s’abstenir autant que possible de lectures étrangères à notre science, d’ailleurs si complexe, attendu que le secret de tant d ignorance en fait de médecine, parmi les médecins assez cultivés d’ailleurs, n’a d’autre source que l’oubli plus ou moins absolu de ce précepte. En effet, ils lisent beaucoup de tout, mais ils ne lisent pas de médecine, et il en résulte qu’ils savent un peu de tout, mais qu’ils ne savent pas la médecine.

Si vous voulez connaître ce qui a été écrit jusqu’à notre époque sur les sciences médicales, vous pouvez consulter la bibliothèque de Haller, la bibliographie d’Ersel et de Burdach, les deux répertoires de I'Iouquet, de Ludwig et de Mayer; mais il vous faudra beaucoup de temps pour dépouiller toutes ces richesses. Et c’est dans le but de vous épargner ce labeur que nous nous sommes décidé à vous donner ici la liste des ouvrages que vous devez vous procurer. Nous pouvons vous guider d’autant plus sûrement dans ce choix, que nous avons lu la plupart de ces livres, que nous en avons analysé un grand nombre, et que beaucoup ont été depuis vingt ans l’objet de notre critique dans divers journaux. Nous vous indiquerons les meilleurs. Quant à certains livres qui n’ont pas de place dans notre catalogue, bien qu’ils portent des noms connus, nous n’en avons pas fait mention, parce que nous ne reconnaissons dans la science d’autre autorité que celle du mérite, et que, dussions-nous en souffrir à l’endroit de nos sympathies les plus vives, nous ne ferons jamais la voie à des productions débiles, éphémères ou caduques.

Cette réserve une fois établie, nous ajouterons qu’il y a beaucoup de livres que nous n’avons pas cités, parce que la nature même du nôtre nous a imposé certaines limites que nous ne saurions dépasser.

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