‹ Traité de la science médicaleChapitre 57 sur 106 · DES DOCTRINES MÉDICALES, SIÈCLE PAR SIÈCLE · texte numérisé non relu

DES DOCTRINES MÉDICALES, SIÈCLE PAR SIÈCLE

On compte en médecine vingt-six doctrines ou systèmes, savoir: Le naturisme, nommé aussi l’hippocratisme, fondé par Hippocraie, cinq siècles avant l’ère chrétienne ; le dogmatisme, fondé par Thessalus de Cos quatre siècles avant 1ère chrétienne; 1 empirisme, fondé par Acron d’Agrigente, Philinus de Cos et Sérapion d’Alexandrie, trois siècles avant 1ère chrétienne; 1 atomisme d Asclépiade de Prose en Bythinie, et le méthodisme de fhémison, fondés deux siècles avant 1 ère chrétienne; le pneumatisme, fondé par Athénée d’Attalie, au itr siècle de 1ère chrétienne; 1 éclectisme, fondé par Agathinus de Sparte et Archigène d Apamée, au itr siècle de 1ère chrétienne; le galénisme, surnommé le péripatéticisme, fondé par Galien, au ne siècle de l’ère chrétienne ; 1 arabisnve, fondé par Rliazès et Avicenne, au Xe siècle; I alchimie, la cabale et l’astrologie judiciaire, fondées au xve siècle, par Paracelse; l’helmontisme, fondé par Van Helmont, au xvn siècle; la chémiâlrie, fondée par François de Le B )é Sylvius, au xviu siècle, l’iatro-mathémalicisme, fondé par Borelli, au xvn siècle, lesolidisme, fondé par Baglivi, au xvne siècle ; 1 anatomisme, ou lecadavérisme, fondé par Théophile Bonet, au xvn siècle. On compte au ïviii' siècle : l’animisme, ou la doctrine médico-physiologique, fondé cà Halle, par Stahl ; Piatro-mécaiiicisme, fondé à Leyde, par Bnërhaave ; le mécanico-dynamisme, fondé à Halle, pai F. tioff matin; la doctrine physiologique ou le système névroso dynamique de Cullen ; la doctrine de I irritabilité ou le système physiologi que de Haller; le système de l’irritation ou la doctrine physiologique de Brown ; le vitalisme organique de Boideu , le vitalisme o

la doctrine philosophique de Barthez. On compte au \ix :'ù<

vitalisme de Bichat; le contro-stimulisme de Basor i , -c sy stème l’irritation ou la doctrine physiologique de Bioussais, 1 homœopa thie de Hahnemann.

280 HÉSUM IC UK 1,'lllôi OlbE IJK LA MÉDECINE.

ÉPOQUES DELA KON DATION UES PRINCIPALES ÉCOLES UK MÉDLCINE.

La médecine a passé successivement de Crotone à I » I iodes, de Rhodes à Cnide, de Cnide à Cos, de Cos à Athènes, sur la hase des philosophes ; d’Athènes à Alexandrie, d’Alexandrie à Rome, lorsque ies Romains eurent conquis la Grèce et l’Orient; de Rome à Bagdad, Cordoue, Tolède, Grenade, après la chute de 1 empire Romain, au Ve siècle; de Bagdad à Salerne, de Salerne à Montpellier, de Montpellier à Paris, de Paris en Angleterre, en Allemagne, en Prusse, en Russie et en Égypte, à Abou-Zabel près le Caire.

On compte onze écoles principales de médecine, savoir:

L’école Italique, fondée à Crotone par Pvthagore, cinq cents ans avant Jésus-Christ ; l’école de Rhodes, fondée en Asie, par les fds de Podalyre; l’école de Cnide, fondée par Euryphon; l’école de Cos en Ionie, fondée par Hippoloque; l’école d’Athènes, fondée par des philosophes réunis; lécole d Alexandrie, fondée par les Ptolémées et par Hérophile et Érasistrate ; l’école de Bagdad, fondée par des Arabes; l’école de Salerne, fondée par Constantin l’Africain et Jean de Milan; l’école de Montpellier, fondée au xi° siècle, par des médecins arabes et juifs, et érigée en faculté en 1^20 par une bulle du cardinal de Conrad; l’école de Paris fondée en 1220 par Pierre de Limoges; l’école de Strasbourg, fondée en 1538.

A ces écoles nous devons ajouter les vingt-quatre universités suivantes, savoir:

L’université de Padoue, fondée en 1 2 2 1 ; celles d’Oxford , en 1 2 49; de Cambridge, en 1257; de Bologne, en 1295; de Pise et de Gènes, en 1339 ; de Prague, en 1348 ; de Vienne, en 1356 ; de Pavie, en 1361 ; de Leipsick, en 1409 ; de Glasgow, en 1454 ; de Fribourg, en 1456; de Kœnigsberg, en 1544; de Iéna, en 1558; de M'Hua, en 1576 ; d Édimbourg, en 1 5 S 0 ; de Dublin, en 1591 ; de Saint- Pétersbourg et d’Abo, en 1640 ; de Halle, en 1694; de Breslaw, en 17 02 ; de Gœttingue, en 17 37 ; de Moscou, en 17 55 ; de Tubingue, en 177 5 ; de Berlin, en 1810.

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