‹ Traité de la seconde dentition :Chapitre 5 sur 9 · II · texte numérisé non relu

II

l'expression enfantine se perd-elle pour prendre celle de l’adulte , l’angle facial , au lieu d’être si ouvert, devient plus alongé.

On remarque un changement aussi frappant , îorsqu’après avoir eu toutes ses dents, une personne s’en trouve privée rapidement; car, non - seulement les brèches qui eu résultent sont désagréables pour la prononciation, mais encore elles déterminent la déformation des traits du visage. Le volume des dents de deuxième dentition est très-variable, il n’est point dans l’espèce humaine proportionné à la force des individus. Ainsi, on voit des gens très - robustes avoir de très - petites dents , tandis que des êtres chétifs en ont d'énormes. L’examen des dents, sous ce rapport, pourrait donner lieu à des considérations physiologiques intéressantes; mais ce serait m’écarter de mon sujet, que d'en traiter ici. V oyez les fg. 20, 29, 5o, etc.

Il se rencontre quelquefois des personnes dont la voûte palatine et la mâchoire inférieure sont grandement développées, tandis que leurs dents sont très-étroites, de sorte qu’entre chacune d’elles, il reste un espace remarquable; c’est un petit désagrément auquel nous ne devons pas chercher à remédier.

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Quoique la boucîie de l’homme soit ordinairement garnie de vingt-huit ou de trente dents , cependant il arrive que quelques germes de dents à' adultes ne se développent pas, ou bien qu’ils ne le font que tardivement. Dans ce dernier cas , l’appareil absorbant détruit également la temporaire sus ou sous-jacente, qui n’a pas mué. Les conoïdes , les bicuspidées , et les petites cunéiformes, ainsi que je Fai déjà dit, offrent le plus fréquemment ces bizarreries. J’ai eu occasion de voir beaucoup de personnes âgées , auxquelles il est poussé des dents tardives; notamment une dame de soixante-dix ans , dont chaque mâchoire a été gratifiée de quatre excellentes dents , après la chute de toutes les autres. C'étaient les conoïdes } qui n’étaient pas venues à l’âge de l’adolescence , ainsi que celles de sagesse , qui étaient restées, un grand nombre d’années, enfermées dans les mâchoires. Des gens peu exercés auraient pris cet exemple comme une troisième dentition.

Si les anciens anatomistes avaient eu des notions plus vraies de la formation des dents , et des bizarreries de la nature , touchant les époques variables de leur sortie , ils n’auraient point copié les uns sur les autres les fables d'Euriphie, d’Euryptolême , de Pyrrhus, etc.,

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