‹ Traité de la stabilité des constructionsChapitre 21 sur 131 · fi · texte numérisé non relu

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Pour reconnaître la position de la vraie courbe des pressions, construisons d'abord une courbe des pressions passant par le point le plus .haut de la clef et le point intérieur des naissances :

y=o;A=A==ll,37;a=^— jo=l9,80— 13,78=5,72;P=98,48; d'où

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La ligne construite d'après ces données coupe l'intrados entre le deuxième et le troisième joint, à partir de la clef, s'en éloigne le plus vers le sixième joint, et le rencontre de nouveau au joint de culée. Donc, la vraie courbe des pressions passera par le point le plus haut de la clef et par le point intérieur du sixième joint, où elle devra toucher l'intrados.

Le calcul de la poussée qui répond à cette courbe se fera d'après la formule connue ; mais on n'y fera entrer que le poids de la surface comprise entre la clef et le sixième joint, savoir, 64,69«avec un bras de levier 10,72 ; en même temps on a pour les coordonnées y', h' du point dont il s'agit, 16,90 et 6,0S.

Ainsi, 6'=A'=6,05 ; a'=^y'—/?'= 16,90—10,72=6,18 ; P'=64,69, et 0' = Ç'=«JÎ5^|M? = 66,0.

La courbe des pressions ainsi construite ne reste pas entièrement dans rintérieur de la voûte ; elle coupe Textrados dans le voisinage du joint de culée, d'où il résulte que cette voûte ne possède pas la stabUité requise.

Dans le voisinage des naissances, les pressions moyennes sont ^tipportées non par les joints considérés jusqu'ici, mais par le tym- E^ein, lequel, par la nature de ses joints et le soin apporté à la construction, ne peut nullement offrir une résistance égale à celle de la ^^ciûte. On peut admettre que le constructeur de ce pont aurait donné iïieplus grande épaisseur à la clef ou une autre forme à la voûte, ^^îl eût connu la forme de la vraie courbe des pressions.

s 27. Troisième exemple. Le même arc du pont de Neuilly, chargé de poids isolés.

Pour faire ressortir Tinfluence qu'exercent les poids isolés sur la courbe des pressions^ admettons que Tanse de panier étudiée dans le paragraphe précédent soit chargée en deux points différents de poids isolés (fig. III à la fin du volume).

Dans ce cas, le mieux est de faire le partage de la voûte de telle sorte que le point d'application de chaque poids soit sur une ligne de division ; nous avons placé ici nos poids de manière à conserver le mode de division du paragraphe précédent, ce qui permet de faire ressortir par comparaison des deux tableaux la variation des courbes des pressions.

Je suppose que le point d'application de Tun des poids. A, soit dans le joint du sommet, celui du second poids B à la quatrième ligne de division à partir du sommet, et que chacun de ces poids réponde à une surface de 10°'',56. Comme nous ne considérons qu'un demi-arc, nous n'avons à compter le poids placé au sommet que pour la moitié de sa valeur, soit 5'"**,28.

Ces poids isolés s'ijitercaleront comme il suit dans le tableau de calcul, suivant la distance de leurs points d'application au sommet :

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