POUSSÉES MULTIPLES DE LA SYPHILIS TERTIAIRE
La syphilis tertiaire, pour la très [grande majorité des cas (84 fois sur 100 environ), s’en tient à une poussée junique. Cela, sans doute, parce qu’intervenant à ce moment avec une énergie proportionnelle à la qualité des accidents, le traitement contient, neutralise la diathèse et prévient ainsi des manifestations ultérieures ; — parfois aussi, et trop souvent, parce que cette première poussée (alors qu’elle intéresse des organes essentiels à la vie) aboutit d’emblée à une terminaison fatale.
Mais, pour un certain nombre de cas, que mes statistiques me permettent d’évaluer approximativement à 15 ou 16 p. 100, la syphilis tertiaire se traduit par des décharges itératives. C’est-à-dire qu’une seconde poussée succède à la première; — une troisième à la seconde, et ainsi de suite.
Ces diverses poussées successives ne sont pas également communes, loin de là! Tout au contraire, leur degré de fréquence est en relation inverse avec leur numéro d’ordre. Ainsi :
Les secondes poussées sont assez communes.
Les troisièmes sont bien plus rares que les secondes (environ 5 fois plus rares, d’après mes chiffres personnels).