IV. — Syphilide tertiaire a neuf poussées
Homme de 27 ans. — En 1874, chancre induré, suivi d’accidents secondaires multiples.
En 1876, première poussée tertiaire : sarcocèle.
En 1878, seconde poussée : gomme ulcérée de la luette.
En 1879, troisième poussée : syphilide tuberculeuse du nez.
En 1880, quatrième poussée : lésions osseuses nasales ; — éboulement du
nez.
En 1882, cinquième poussée : syphilide gommeuse de la lèvre inférieure.
En 1882, sixième poussée : syphilide ulcéro-croûteuse de la barbe et du cuir chevelu.
En 1883, septième poussée : récidive de la même syphilide.
En 1883, huitième poussée : récidive de la même syphilide.
En 1896, neuvième poussée : gomme gangreneuse du gland.
Ce n’est pas tout. On a vu des cas, exceptionnels à la vérité, où le tertiarisme a fait des entrées en scène plus fréquentes encore.
Il est même certains cas où, à la façon d’un volcan en éruption continue, il a tenu la scène plusieurs années de suite, à cela près de quelques accalmies passagères ; c’est là un véritable tertiarisme à poussées subintrantes ou même à jet continu. J’ai cité plusieurs observations de ce dernier ordre à propos des facteurs de gravité de la syphilis (Voy. t. I, p. 840), et, pour éviter des redites, je me contenterai d’y renvoyer le lecteur.
A quelles échéances relatives se produisent ces poussées multiples de la syphilis tertiaire? C’est-à-dire quel laps de temps sépare la première poussée de la seconde, puis la seconde de la troisième, puis celle-ci de la quatrième, et ainsi de suite?
A cette question va répondre le tableau suivant, dressé d’après les