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ÉTUDE CLINIQUE. — DIAGNOSTIC. — TRAITEMENT

tion reste perdue dans le riche cortège symptomatique des syphiloses , viscérales : ainsi, aucun épisode ne signale la thrombose des sinus au cours des syphilis cérébrales.

Diagnostic. — On doit remarquer qu’aucun des symptômes précédemment énumérés n’est pathognomonique. Le diagnostic restera donc souvent indécis.

Dans la phlébite superficielle, la forme circonscrite de l’affection et l’absence de phénomènes inflammatoires pourront faire songer à un néoplasme, à un tuberculome, ou à une gomme sous-cutanée. L’essentiel est de localiser l’affection dans la veine; car le diagnostic devient alors facile, aucune autre phlébite n’ayant l’aspect de tuméfaction limitée qu’affecte la phlébite tertiaire.

Dans les autres formes, c’est au contraire moins un diagnostic de siège que de nature qui devient nécessaire. Là encore la notion de spécificité ne pourra s’affirmer qu’après un examen complet du malade, pratiqué ainsi :

1° On éliminera complètement et méthodiquement toutes les causes de compression ou d’inflammation veineuse, locale ou générale (infection, tuberculose, cancer, etc.);

2° On recherchera systématiquement les stigmates cutanés (gommes, cicatrices), osseux (exostoses) ou viscéraux de syphilis tertiaire concomitante, après enquête ou interrogatoire pour établir les commémoratifs spécifiques ;

3° Enfin, on cherchera le dernier mot du diagnostic dans une intervention thérapeutique précoce, dès que le doute apparaîtra. Bien que le traitement n’ait que peu d’action sur les phénomènes secondaires, comme la thrombose, ou les lésions définitives, comme la sclérose, il possède sur les gommes une efficacité significative.

Traitement. — La plus grande part sera réservée au traitement général classique. On aura recours à la fois au mercure et à l’iodure de potassium.

Le premier de ces remèdes sera administré d’une façon intensive sous forme de frictions ou, de préférence, d’injections sous-cutanées ou intra-musculaires.

Si l’on s’adresse aux sels solubles, on les administrera à doses assez fortes (2 centigrammes et demi à 5 centigrammes de biiodure de mercure par jour); le calomel et l’huile grise seront donnés à dose ordinaire.

Il est utile d’employer concurremment l’iodure de potassium, à la dose moyenne de 2, 3 et 4 grammes par jour. Sous sa seule influence, on a vu régresser une volumineuse gomme de la fémorale.

On ne négligera pas le traitement local, à savoir : immobilisation avec enveloppement ouaté et applications calmantes (onctions

Traité de la syphilis. II. — 57

PHLÉBITE TERTIAIRE

belladonées), résolutives [compresses ou badigeonnages iodés (Mau riac)], pendant les premières semaines de l'affection; — puis, mobilisation méthodique et massage prudent au moment où le caillot est organisé.

En un mot, tout l’ensemble du traitement classique des phlébites des membres doit être appliqué à la phlébite syphilitique.

Enfin, s’il s’agit par exception de gommes accessibles et ne cédant pas au traitement général, on pourra avoir recours à une intervention chirurgicale.

TABLE DES MATIÈRES

PÉRIODE TERTIAIRE

Caractéristique de cette période, qui est la grande étape de la syphilis 1

La période tertiaire est-elle, oui ou non, dans l’évolution de la syphilis, une étape fatale, inévitable? 2

ÉTIOLOGIE DU TERTIARISME.

I. Causes relevant du génie morbide, de l’essence propre de l’affection, c’est-à-

dire causes imputables à la maladie exclusivement 5

Syphilis spontanément bénignes. — Syphilis spontanément malignes, etc.

— Type usuel : La syphilis tertiaire succède le plus souvent à| des syphilis secondaires bénignes ou moyennes.

IL Causes étrangères à la maladie : influences de terrain; conditions particulières au malade. — A savoir :

1° Conditions d’âge;

2° Conditions de santé, de constitution native, de tempérament, etc. ;

3° Prédispositions héréditaires ou acquises;

4° Influences dépressives de tout ordre ; — conditions défectueuses d’hygiène; — surmenages divers, etc.;

5° Alcoolisme ;

6° Impaludisme 8

Influences locales. — Traumatisme, etc 15

III. Absence ou insuffisance d’un traitement correctif opposé à la maladie dans ses étapes originelles.

Le tertiarisme est véritablement rare chez les sujets qui ont été soumis à un traitement spécifique prolongé. — Statistiques 19

Quelle idée générale se faire de la période tertiaire? — Caractéristique de cette période

I. En définitive, l’état tertiaire n’est que ceci : un état de santé apparente, interrompu à échéances indéterminées par des explosions morbides inattendues. — II. Ubiquité possible de manifestations. — III. Polymorphisme, et polymorphisme porté à ses limites extrêmes. — Statistique.

— Système nerveux constituant la victime préférée du tertiarisme. —

IV. La syphilis tertiaire se montre, dans ses explosions morbides, pauvre en manifestations de divers ordres. — V. Pronostic grave du tertiarisme constitué par des lésions parenchymateuses et désorganisatrices. — .VI. Action curative exercée par deux remèdes (mercure et iodure de potassium) sur ces lésions 22

ÉVOLUTION DU TERTIARISME.

I. Comment se fait le passage de la période secondaire à la période tertiaire?

II. A quel âge de la syphilis se fait la première entrée en scène du tertiarisme?

TABLE DES MATIÈRES

III. Jusqu’où s’étend la période tertiaire? — Étonnante longévité possible de la syphilis.

IV. Fréquence relative du tertiarisme aux divers âges de la maladie. — Statistique 30

Poussées multiples de la syphilis tertiaire.

A quelles échéances relatives se produisent ces poussées multiples ? — Statis-

tique. — Un accident tertiaire semble être le présage d’un autre accident tertiaire à échéance plus ou moins rapprochée. — Conséquence thérapeutique 37

DIAGNOSTIC

Éléments séméiologiques de la syphilis tertiaire. — Difficultés spéciales. — Causes d’erreur 41

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Coup d’œil général sur la question. — Caractères généraux des lésions tertiaires. — Localisations. — Aspect macroscopique. — Structure histologique.

— Diagnostic anatomique 46

GOMMES SYPHILITIQUES

Échéances d’invasion. — Siège. — Formes cliniques. — Deux types : Tumeurs gommeuses et gommes diffuses ou infil trats gommeux.

Caractère spécial de la gomme : prédestination à une mort spontanée, fatale et rapide 62:

Gommes sous-cutanées.

Fréquence. — Échéances d’apparition. — Siège. — Statistique. — Anatomie pathologique. — Caractères cliniques. — Quatre périodes :

1° Période de formation ou de crudité (gomme crue);

2° — de ramollissement ;

3° — d'ulcération ( ulcère gommeux ) ;

4° — de réparation cicatricielle 69-

Symptômes de chacune de ces périodes 12

Ulcère gommeux. — Sa caractéristique. — Sept attributs :

I. Configuration circulaire ou relevant de la modalité circinée :

IL Excavation, presque toujours bien accentuée;

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