‹ Traité de la syphilis articulaireChapitre 3 sur 17 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Depuis le mémoire de Richet paru en 1853, dans lequel pour la première fois, l'auteur cherche à décrire les désordres articulaires dus à la syphilis, ce sujet a suscité un assez grand nombre de travaux. Les premiers en date, ceux qui suivirent le mémoire de Richet refusant tout caractère spécifique et particulier aux troubles articulaires observés dans la syphilis, les rapportent soit au rhumatisme articulaire, soit à la tuberculose.

Dans une deuxième période, les cas d'arthropathies survenant au cours de la syphilis et cédant par le traitement spécifique étant venus à se multiplier, la notion que la syphilis pouvait frapper les articulations et y déterminer des troubles dont l'origine syphilitique était indéniable s'établit d'une façon définitive et est acceptée par tous ou presque tous. La question est étudiée de plus près, plusieurs formes sont décrites les unes à côté des autres, montrant que la question négligée autrefois était plus importante qu'on ne le pensait.

Enfin dans une troisième période, à côté des arthropathies observées au cours de la syphilis acquise, et parallèlement avec les progrès que subit l'étude des troubles héréditaires de la

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syphilis, on publie des cas d'arthropathies observés dans la syphilis héréditaire; on en distingue plusieurs formes.

Ayant eu l'occasion d'observer un cas d'arthropathie pour lequel le traitement spécifique est venu nettement confirmer l'origine syphilitique, il nous a paru intéressant de reprendre l'étude des diverses manifestations articulaires de la syphilis, encouragée par ce fait que la question avait tenté autrefois des auteurs de grande autorité et qu'aucun travail d'ensemble n'avait paru depuis quelques années.

Qu'il nous soit permis à la fin de cet avant-propos d'adresser nos sentiments reconnaissants à M. le professeur agrégé Hallopeau, médecin de l'hôpital Saint-Louis, avec qui nous avons passé notre première année d'internat, qui nous a fait largement profiter de sa grande expérience des maladies de la peau et qui a fait naître en nous le goût de la dermatologie .

Nous prions M. le docteur Dalché, médecin de la Pitié, dont nous avons été l'externe, puis l'interne de bien vouloir accepter le témoignage de notre vive reconnaissance. Nous avons appris auprès de lui la logique et la méthode dans l'examen des malades, qualités sans lesquelles il ne saurait exister de vraie clinique. Il a su aussi nous enseigner les qualités morales, l'honnêteté professionnelle, que le médecin doit posséder s'il veut être vraiment digne de la profession qu'il exerce.

Que M. le docteur Balzer, médecin de l'hôpital Saint-Louis, dont nous avons eu le bonheur d'être l'interne en troisième année reçoive l'expression de notre gratitude, pour tout ce qu'il nous a appris, pour la sollicitude qu'il nous a témoigné et nous témoigne encore depuis que nous avons quitté son service.

A M. le professeur agrégé Pierre Delbet, chirurgien de l'hôpital Laënnec, nous adressons l'expression de notre sincère reconnaissance pour la sympathie qu'il n'a cessé de nous témoigner et pour les grands services qu'il nous a rendus sans compter.

Enfin nous remercions tout particulièrement M. le profes-

seur Gaucher, qui a bien voulu nous faire le grand honneur d'accepter la présidence de notre thèse. Si nous n'avons pas eu le bonheur d'être son interne, nous avons été à même de suivre son enseignement pendant notre séjour à l'hôpital Saint-Louis et nous lui sommes redevable de beaucoup de ce que nous savons.

Nous n'oublierons pas ceux d'entre nos maîtres auprès desquels nous n'avons fait qu'un court séjour. M le professeur agrégé Walther, M. le docteur Demoulin, M. le docteur Gaston, M. le docteur Brodier, M. le docteur Edmond Fournier, M. le docteur Dominici.

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