‹ Traité de la syphilis des nouveau-nésChapitre 169 sur 204 · PARTIE V. THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE V. THÉRAPEUTIQUE

accorder la préférence absolue ou une préférence relative selon les différents cas ;

Cette dernière question résolue, sous quelle forme pharmaceutique le médicament sera-t-il donné;

Quelle en sera, suivant les diverses conditions qui peuvent les faire varier, la dose quotidienne et la progression depuis le commencement jusqu'à la fin;

Dans quelles limites la durée d'un traitement de ce genre doit-elle être fixée à priori ;

De quelles précautions hygéniques y a-t-il lieu d'entourer l'enfant pour favoriser l'action du traitement ;

Enfin quand et comment est-il utile de seconder son influence par celle d'un traitement local adressé à tel ou tel symptôme.

A quelle époque faut-il commence!' le traitement général chez les nouveau-nés ?

L'enfant apporte en naissant la syphilis, soit déjà apparente, soit à l'état de germe : ou bien il la contracte ultérieurement. Dans ce second cas, il reste soumis absolument aux mêmes règles que l'adulte. Ainsi, a-t-il pris un chancre primitif? Si ce chancre n'est pas induré, comme il y a beaucoup de chances pour que la maladie ne devienne pas générale, comme, d'ailleurs, le mercure employé sans nécessité ne l'est jamais, ne le serait surtout pointa cet âge sans inconvénient, il faut attendre, et en différer l'administration jusqu'au moment où des symptômes constitutionnels vien

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à raient à paraître. Si, au contraire, le chancre est induré, on commencera immédiatement l'usage des préparations mercurielles. Rien ne saurait en dispenser l'enfant (') et unefoisleur nécessité reconnue, il n'y a qu'avantage à les prescrire de bonne heure. Même conduite si l'affection (ce dont personne ne nie la possibilité) avait été transmise, et débutait chez le nourrisson sous forme de lésion constitutionnelle et notamment de plaques muqueuses.

Quant à la syphilis par génération, l'analogie manque, et la marche à suivre ne peut être éclairée par aucun précédent. Faut-il, lorsqu'un enfant a été conçu dans des conditions qui V exposent à la syphilis, et que le médecin en est instruit, faut-il, quoique né sans symptômes apparents, le soumettre hic et mine à un traitement spécifique ? Grande question dont j'ai déjà dit un mot (V. p. 349) que je n'ai vu nulle part même effleurée, et dont les difficultés, en effet, égalent au moins l'importance.

Un premier fait cependant prouve que ce traitement exerce une influence réelle, c'est l'action évidemment favorable du traitement donné à la mère pendant la grossesse. En effet, la médication s'adresse alors à l'enfant au moment où il est déjà sous le coup

(') Je ne parle ici que de l'enfant, réservant, comme encore indécise à mes yeux, la question de savoir s'il vaut mieux donner immédiatement du mercure à un adulte, dès qu'on a reconnu chez lui un chancre induré, que d'attendre, pour lui en administrer, que des accidents constitutionnels (s^philide, tubercules tnuqueux) se soient manifestés.

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