IL
peut être indiquée ici. La décoction de salsepareille est souvent utile, mais il faut la donner à hautes doses. On a administré avec beaucoup de succès la tisane allemande (German diet-drink). J'ai vu un cas de cette espèce où la guérison a été opérée par cette boisson, après que tous les moyens connus avaient échoué (*). L’extrait de cigue est quelquefois utile. J’ai vu les bains de mer produire une guérison complète. Un malade qui était arrivé d'Irlande avec une affection de ce genre, après avoir : essayé toutes les méthodes connues de traitement, comme la saisepareille, la ciguëé, la tisane allemande, et après avoir eu recours à un grand nombre de topiques qui furent tous rejetés, excepté l’opium parce qu’il calmait la douleur, prit des bains de mer et se guérit. Quelquefois il est nécessaire d'introduire une bougie afin d'empêcher que l’orifice de l’urètre ne s'oblitère, ou ne devienne trop étroit pendant le travail de cicatrisa-
tion (**).
(*) On a beaucoup préconisé les formules suivantes :
Antimoine pulyérisé et renfermé dans un nouet de linge, pierre ponce pulvérisée, et enveloppée de la même manière, de chaque, une once; squine coupée par tranches, salsepareille effilée et contuse, de chaque, une demi-once; dix noix avec leur brou, contuses; eau de fontaine, quatre chopines. Faites bouillir jusqu'a réduction de moitié et filtrez la décoction. Cette boisson doit être prise dans la journée en plusieurs fois. k
Salsepareille, boïs de santal blanc et rouge, de chaque, trois onces; réglisse, mézéréon , de chaque , une demi-once; bois de Rhodes, gayac, sassafras, de chaque, une once; antimoine cru, deux onces. Mêlez ces substances, versez dessus dix chopines d’eau bouillante, laissez infuser pendant vingt-quatre heures, et faites ensuite bouillir jusqu’à réduction de moitié. Le malade doit en boire d’une chopine et demie à quatre chopines par jour. J. Hunrer.
(**) La description de Hunter est si vague qu'il est difficile de déterminer avec certitude quelle est l’espèce d’ulcère qu’il a eu l'intention de décrire. Il est probable qu’il a eu principalement en vue les ulcères qu’on appelle phagédéniques , et qui sont d’ailleurs assez importants pour exiger une description particulière.
On a donné à ces ulcères le nom de phagédéniques, parce qu’on a supposé que ce sont les mêmes que ceux qui ont été décrits par Celse sous le nom de phagedæna. Bien qu’on puisse mettre en question l'exactitude de ce rapprochement, cependant il est convenable de conserver une dénomination qui donne une idée assez juste des ulcères qui nous occupent, soit que l’on envisage la rapidité qu'ils présentent quelquefois dans leur marche, soit qu’on ait en vue les traits les plus remarquables qui caractérisent leur aspect extérieur. “
On ne peut guère douter que les ulcères phagédéniques ne reconnaissent pour cause l’application d’un virus, car il n’existe aucune preuve suffisante qu'ils se développent jamais dans des parties qui n’ont point été exposées à une infection, et ils sont suivis des symptômes secondaires de la syphilis aussi constamment que les formes ordinaires du chancre qui ont été décrites ci-dessus. En outre, malgré toute l'attention qui a été donnée à ce sujet, il n’a pas été possible d'établir, entre ces ulcères et le chancre huntérien, une ligne de démarcation assez constante pour que l'on püût admettre que le virus qui produit les premiers est différent de celui qui donne naissance à ce dernier. Les caractères de l’ulcère phagédénique différent beaucoup de ceux du chancre ordinaire : si le virus n’était pas le même dans l’un et
DÜ CHANCRE. 467
$ I, Des ulcérations qui ressemblent au chancre.?
Il arrive souvent qu'après que les chancres se sont cicatrisés et que le virus est entièrement détruit, les cicatrices s’ulcèrent de nouveau et se rouvrent sous forme de chancres.
l’autre cas, cette diversité serait constante; on pourrait la reconnaître également dans
l'individu qui donne et dans celui qui reçoit, dans la partie d’où l'infection tire sa source, aussi bien que dans celle à laquelle elle est communiquée. Or, c’est ce qu'il n’a pas été possible de constater. Dans plusieurs cas, au contraire, l’ulcère phagédénique a paru provenir d'individus qui étaient atteints des re ordinaires du chancre.
L’ulcère phagédénique débute par une légère tuméfaction locale et par une légère excoriation de la surface. Cette surface excoriée devient bientôt putride, se recouvre d’une escarre jaune, et laisse écouler une sanie aqueuse d’une teinte brunître. À mesure que l’ulcère détruit la partie sur laquelle il est situé, la surface devient de plus en plus inégale, et sa circonférence présente une ligne irrégulière qui lui donne un contour comme festonné. Cet aspect est l'effet du mode de progrès de l’ulcère, quipes ‘étend pas d’une manière régulière et uniforme dans tous les directions, mais se propage dans quelques points avec plus de rapidité que dans les autres. La partie centrale et quelquefois un des côtés de l’ulcère cessent alors leurs ravages, et quelquefois se nettoient; tandis que dans les autres points, l’aspect putride se conserve et l’ulcère continue à s'étendre. La. partie qui fait des progrès est toujours un peu tuméfiée ; mais cette tuméfaction est celle de linflammation commune et n’est'point nettement circonscrite comme celle du chancre ordinaire. Loin de se terminer brusquement, elle se fond d’une matière insensible dans les tissus environnants. Dans le fait, cette tuméfaction est simplement causée par l'irritation que produisent les progrès de l’ulcère; on ne Pobserve pas dans les points qui ont pris un aspect sain. Aussitôt qu’une partie de l’ulcère se nettoie, la tuméfaction se dissipe, bien que l’ulcération reste longtemps encore non cicatrisée. On ne peut pas dire que la tuméfaction précède l’ulcération; elle accompagne plutôt la mortification des tissus, si l’on peut appeler ainsi ce qui n’est en général qu’une ulcération putride.
L’ulcère phagédénique peut détruire tout tissu, quel qu’il soit, sur lequel il s’est formé, mais ses ravages sont plus rapides dans le tissu cellulaire que dans la peau du prépuce ou le corps de la verge. Il en résulte qu'il se fraye une route entre le corps de la verge et la peau qui le recouvre, disséquant sur son trajet les corps caverneux qu’il sépare des téguments, et sinsinuant de bas en haut entre ces parties, souvent jusqu’au pubis. Dans ces circonstances, le fond de l’ulcère ne peut être mis pleinement à découvert. La partie de l’ulcère qui est accessible à la vue est ordinairement nette et quelquefois en voie de cicatrisation lente, tandis que la partie qui est cachée est putride et jaune, et sécrète une grande quantité d’un pus clair et brunâtre. Le côté de l’ulcère qui poursuit ses ravages est entouré par la tuméfaction ordinaire, que l’on peut sentir extérieurement comme un anneau induré embrassant le corps de la verge. Cet anneau indique la distance à laquelle l’ulcère s’est étendu, et daus les progrès dé la maladie, il s'approche de plus en plus de la racine de la verge. Tant que ce bourrelet épaissi est appréciable au toucher, l’ulcère continue à s'étendre. Sile fond de l'ulcère se nettoie et revêt une tendance à se cicatriser, on reconnaît cette amélioration à la disparition du bourrelet, aussi promptement et aussi certainement que si toute la surface était exposée à la vue.
® Dans les circonstances ordinaires , l’ulcère phagédénique se propage par une nee ration putride; il se creuse une voie très-lentement et d’une manière presque imper-
Bien que ce phénomène morbide s’observe le plus souvent dans le siége des anciens chancres , il ne se limite pas toujours à ces surfaces ,
ceptible. Mais il devient parfois le siége d'une disposition gangréneuse accidentelle, par suite de laquelle de larges portions du prépuce, du gland ou des corps caverneux, se mortifient et sont éliminées. Il y a peu de cas de longue durée dans lesquels ces gangrènes ne se soient pas présentées. Dans la plupart des cas une partie de l'urètre est détruite de cette manière, et il se forme à environ un pouce au-dessus du méat paturel, une ouverture par laquelle l'urine s'écoule. La manière soudaine dont ces gangrènes font irruption, et la destruction irremédiable qu’elles entraînent, font une loi impérieuse de ne jamais perdre de vue dans le traitement la possibilité d’un tel accident. |
La matière qui s'écoule de l’ulcère phagédénique est abondante et de mauvais caractère; mais elle ne paraît pas, comme le pus fourni par le chancre ordinaire, affecter les surfaces avec lesquelles élle vient en contact. Il est très-commun de voir le prépuce et le gland presque constamment baignés dans ce liquide, et cependant il est rare, si même cela arrive jamais, qu'il se forme d’autres ulcères sur ces parties par suite d’un tel contact. En outre, les surfaces contiguës ne sont point affectées. L’ulcère peut être situé sur le corps de la verge, tandis que le prépuce qui est en contact avec celui-ci reste libre de toute ulcération. Il n’est pas rare de voir l’ulcère phagédénique, situé sur un des côtés du méat urinaire, détruire une portion considérable du gland avant qu’on ait pu en arrêter les progrès; et cependant l'affection ne s'étend pas à l’autre côté du méat, bien que la surface ulcérée demeure constamment en contact avec lui.
L’ulcère phagédénique s'accompagne d’un peu d’inflammation , mais non d’inflammation aiguë. La douleur n’est pas très-vive, si ce n’est pendant une attaque de gangrène. Le prépuce est ordinairement rouge, quelquefois pourpre, presque toujours chargé de sérosité et tuméfié; mais il n’est pas ordinairement induré ou ferme au toucher, et il n’a pas cette coloration vermeille et brillante qui accompagne le phimosis aigu causé par le chancre ordinaire. Maïs les symptômes généraux sont plus intenses : le pouls est ordinairement rapide et facile à exciter, la peau est chaude, l'appétit est diminué, et le sommeil est agité et interrompu.
Il est rare de voir un bubon suppurant provenir d’un ulcère phagédénique. Quelquefois une glande de laine se tuméfie, mais il est rare qu’elle soit très-douloureuse, et, en général, elle reprend son état naturel en moins de huit jours.
Les symptômes secondaires qui succèdent à l’ulcère phagédénique sont d’une grande violence et difficiles à traiter. Ce sont ordinairement des rupia, des gargrènes de la gorge, l’ulcération du nez, des douleurs musculaires aussi cruelles qu’opiniâtres, et plus tard l’inflammation du périoste et des os. Des symptômes semblables succèdent au chancre ordinaire; mais quand ils surviènnent consécutivement à un ulcère phagédénique, ils sont très-difficiles à guérir; et 1l n’est pas rare de voir la constitution s’affaiblir à la longue sous leur influence, et la mort en être l'effet.
Si l’on compare la description de l’ulcère phagédénique avec celle du chancre commun, qui a été donnée dans un chapitre précédent, les signes qui distinguent ces deux affections deviennent évidents. Le chancre commun est précédé et suivi par une induration de caractère particulier, qui suit son cours en quelque sorte indépendamment de l’ulcération elle-même. L'ulcère phagédénique ne montre aucune induration de ce genre; l'épaississement qui l'accompagne ne diffère point de celui qui coïncide avec tous les autres ulcères, et n’est qu’un phénomène lié à la malignité de l’ulcère. Le chancre commun s'étend également dans toutes les directions; l’ulcère
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phagédénique s'étend irrégulièrement, et se guérit fréquemment d’un côté tandis qu’il
DU CHANCRE. 469 car il se manifeste souvent des ulcères sur d’autres parties du prépuce ; mais ces derniers ulcères eux-mêmes paraissent dépendre de l’existence
gagne du terrain de l’autre. Le chancre commun tend à se multiplier et à produire des ulcères semblables sur les surfaces qui lui sont contiguës; l’ulcère phagédénique reste isolé et les surfaces contiguës ne s’affectent point. Il existe aussi une différence, quoique moins évidente, dans les symptômes secondaires qui succèdent à ces deux espèces d’ulcères, et le traitement doit différer dans l’un et l’autre cas. Si l’on traite un ulcère phagédénique par l’usage du mereure largement administré, on observe le plus souvent que l'amélioration est plus immédiate et plus prononcée que dans le cas de chancre commun. En très-peu de jours, l’inflammation se dissipe, la surface malade se nettoie, et l’ulcère commence à se cicatriser; mais cette amélioration n’est ordinairement que temporaire : en général, quelques jours plus tard , si l’usage du mercure est continué, et surtout si son influence sur l'ensemble de l’économie est très-marquée, l’aspect des parties change; les tissus environnants deviennent noirs et violacés; il se forme soudainement des gangrènes qui envahissent la totalité de l’ulcère et souvent une grande partie du prépuce et de la verge. D'un autre côté, si l’on omet entièrement l'emploi du mercure et qu’on n'applique à cette affection que le traitement usité pour guérir un ulcère commun, l’ulcère phagédénique conserve opiniâtrément son mauvais caractère et fait des progrès constants, quoique moins rapides, par une ulcération putride.
Le mercure est d'une grande utilité dans le traitement de l’ulcère phagédénique; mais si on lui laisse produire ses effets déprimants, la conséquence en est presque toujours la production de la gangrène. Il faut donc l'employer de manière à prévenir un tel résultat. Il faut l’administrer aux doses et sous les formes qui dépriment le moins la circulation, et le combiner avec des médicaments capables de soutenir en même temps la constitution. L’oxymuriate de mercure donné à la dose d’un huitième de grain deux fois par jour, et combiné avec la décoction de salsepareille, est la préparation la plus efficace et celle qui présente le plus de sécurité; mais, même sous cette forme, il faut suivre attentivement les effets du mercure; et si les téguments deviennent pâles ou livides dans le voisinage de l’ulcère, ou si on remarque de la langueur dans l'état général du malade, il faut suspendre ce traitement pour ne le reprendre qu'après que ces symptômes de gangrène imminente auront disparu.
Je ne dois pas oublier de dire que l’usage interne de l'hydriodate de potasse exerce souvent une influence marquée sur cette forme de la svphilis. G. G. B.
Je ne saurais laisser passer la note de M. Babington, sans signaler des assertions tout à fait inexactes.
Ainsi, l'expérience prouve de la manière la plus positive que les accidents secondaires sont beaucoup plus rares après les chancres phagédéniques proprement dits, qu’à la suite du chancre induré. Ils deviennent bien moins fréquents dans les cas de chancres phagédéniques gangréneux, et manquent même constamment quand la gangrène arrive dès les premiers jours, qu’elle détruit rapidement tous les tissus qu’occupaient les chancres, et qu’il ne reste aucune induration spécifique. Il n’est plus
permis, depuis mes expériences, de rester dans le doute sur la nature du virus qui produit les chancres phagédéniques. Ce virus est identiquement le même que celui qui donne naissance aux autres variétés. La forme phagédénique, comme les sHsren ; n'est qu'une conséquence des conditions idiosyncrasiques de l'individu qui subit lin. fection, et ne dépend nullement des conditions actuelles des ulcères de l'individu qui transmet. ù
Mes expériences ont encore prouvé qu'il n’y avait pas un début particulier pour le chancre phagédénique, l’inoculation donnant d’abord les mêmes résultats pour toutes
d’une maladie vénérienne antérieure, car ils attaquent rarement les sujets qui n’ont jamais eu ni gonorrhée, ni chancre. Ces ulcères ressemblent tellement aux chancres, que je suis convaincu que dans beaucoup de cas on les traite comme tels, bien qu’ils n’aient rien de vénérien. Ils diffèrent des chancres , en général, en ce qu’ils s'étendent beauücoup moins loin et beaucoup moins rapidement ; ils ne sont point aussi douloureux ni aussi enflammés, ne présentent point la base indurée des ulcères vénériens, et ne produisent point de bubons. Cependant ces ulcères, quand ils sont très-graves et qu'ils attaquent une mauvaise constitution, peuvent être pris pour des chancres bénins, ou pour des chancres qui se sont formés dans une bonne constitution (*).
les variétés du chancre. Seulement, selon les individus, cette déviation de la forme régulière est plus où moins rapide.
Le pus fourni par le chancre phagédénique diphtéritique , où serpigineux, inocule tout aussi bien les parties voisines que celui fourni par le chancre induré; et mieux éncore, il reste plus longtemps inoculable : il n’en est pas de même du pus du chancre phagédénique gangréneux proprement dit. |
Les bubons sont loin d’être rares à la suite des chanéres phagédéniques diphtéritiques; rien de plus commun au contraire que de les voir affecter eux-mêmes la forme phagédénique pendant la durée, où après la disparition des ulcères auxquels ils avaient succédé. Ce qui est vrai, c’est que les babons sont rares à la suite du chancre phagédénique gangréneux, et qu’il arrive assez souvent même qu’on les voit disparaître ou s’affaisser, lorsque déjà ils avaient commencé avant le développement de la gangrène.
Lorsqu'il arrive des symptômes secondaires à la suite des chancres phagédéniques, leur gravité n’est pas la conséquence de celle de l'accident primitif: elle est uniquement due à la cause qui avait rendu grave l'accident primitif lui-même; et cette cause se trouve encore dans les conditions individuelles du malade, et non dans une différence ou une modification antérieure du virns.
Quand on se rappelle les principales variétés que peut offrir le chancre et les nuances infinies qu'il présente, on sent le peu de valeur du diagnostic différentiel absolu qu'a voulu établir M. Babington, et qui ne porte même, avec de grandes inexactitudes, que sur le chancre induré et le chancre phagédénique mal défini.
Dans les chancres phagédéniques le mercure souvent est plus nuisible qu'utile: Donné à des doses insignifiantes, ses effets sont illusoires. Les cas où'il réussit sont exceptionnels. Du reste, il n’est pas de remèdes qui n’aient réussi et échoué dans le traitement des ulcères phagédéniques. Jusqu'à présent il m’existe aucune méthode absolue. La chose principale, pour la cure, est de trouver la cause qui donne cette marche défectueuse au virus syphilitique; et cette cause, si souvent liée au scorbut; est fréquemment antipathique au mercure, qui redevient puissant quand il ne reste plus à combattre que l'accident syphilitique pur. |
Faisons encore observer, comme le font déjà pressentir quelques-unes des assertions
de Hunter, qu’on peut confondre avec les chancres phagédéniques des ulcères esthio= ménes, cancroïdes, qui quelquefois succèdent à des ulcères syphilitiques ou sur-
viennent après des antécédents dits suspects, ulcères qui ont été d’abord ou qui.
deviennent plus tard étrangers à la syphilis. Voir les notes des pages 419 et 442. P. Rrcorn.
k . se LEA . 0 . La (*) On lit ici, dans l'édition de Home : « J'ai vu plusieurs cas de cette espèce qui
? A r m'ont extrêmement embarrassé., »
On doit s’en râpporter un peu au récit du malade; mais quand il y a du doute, c’est-au temps à le dissiper. J’ai vu les mêmes apparences apres une gonorrhée, mais cela est plus rare. Il semble que le poison vénérien laisse après lui une disposition à une ulcération différente de celle qui lui est particulière. J'ai vu un cas où ces ulcères s’ouvraient régulièrement tous les deux mois.
Ces ulcères n'étant pas vénériens, leur traitement présente des difficultés, car l'indication consiste plus à empêcher le retour des ulcères qu’à produire la cicatrisation de ceux qui existent.
Ils réclament une attention toute particulière; car s’ils ne sont point accompagnés de danger, ils sont souvent pénibles, parce aw’ils tiennent l'esprit en suspens pendant un temps plus ou moins long.
J'ai essayé un grand nombre de moyens divers, mais avec peu de succès; cependant, ces ulcères finissent par se guérir. Dans le cas suivant, la lessive des savonniers a produit une guérison rapide.
Un homme fut atteint sur le prépuce de trois ulcères qui avaient la plus grande ressemblance avec des chancres bénins. N’étant pas fixé sur leur nature, j’attendis quelque temps, et je prescrivis seulement des soins de propreté. Ces ulcères ne prenant pas une marche favorable, plusieurs moyens thérapeutiques furent essayés. On les pansa avec l’onguent mercuriel ; mais ce topique produisait toujours une grande irritation, et l’on fut obligé de l’abandonner. Le mercure calciné fut prescrit comme moyen d’essai et afin de préserver la constitution; mais les ulcères restèrent dans le même état. On les cautérisa avec le nitrate d'argent, ce qui parut produire un meilleur effet que tout ce qui avait été employé jusque-là, et pourtant, ils n'étaient pas cicatrisés au bout de cinq mois. Je prescrivis quarante gouttes de lessive des savonniers à prendre matin et soir dans une tasse de bouillon. Au bout de trois jours de l’emploi de ce moyen, le malade observa un changement remarquable dans les ulcères, et au bout de six jours, ceux-ci étaient parfaitement cicatrisés. Il avait eu plusieurs fois antérieurement des ulcères semblables, qui toujours avaient été traités comme vénériens ; mais il commença à douter qu’ils le fussent réellement quand il les vit se guérir si rapidement sous l'influence de la lessive des savonniers.
J'ai connü un homme qui pendant plusieurs années fut sujet à des ulcères de cette espèce, qui s’ouvraient et se cicatrisaient alternativement. Il prit des bains de mer pendant un mois ou deux, et sous cette influence les ulcères se guérirent définitivement (*).
(* A part les ulcères de différente nature, tels que l'herpès et l’'eczéma, qui péuvent survenir chez des individus qui ont actuellement ou qui ont eu des ss des syphilitiques primitifs, les organes génitaux, ainsi que toutes les autres parties du corps, deviennent quelquefois plus tard le siége d'accidents secondaires , qui embarrassent dans le diagnostic les gens peu versés dans la filiation des symptômes , parce qu'ils les confondent alors avec les accidents primitifs, comme semble lavoir souvent . fait Wallace, P, Rrcorn,.
$ II. De l'épaississement et de l’induration des parties.
Dans quelques cas, les parties ne s’ulcèrent point, mais elles s’épaississent et deviennent dures et résistantes. Le gland et le prépuce semblent se tuméfier, et forment une tumeur ou excroissance qui naît de l'extrémité de la verge sous la forme d’un chou-fleur. Cette excroissance, qui se montre extrêmement indolente dans toutes ses opérations , présente, quand on la divise, des rayons qui se dirigent de sa base ou origine à sa surface externe. Cette affection, plutôt que celles qui précèdent, fait naître l’idée d’un cancer, car elle consiste principalement dans une substance de nouvelle formation. Quoi qu’il en soit, elle n’est pas toujours une conséquence de la maladie vénérienne, car je l’ai vue se former spontanément.
Cette maladie est constituée par une tumeur de nature tellement indolente, que je ne connais aucun médicament sur lequel on puisse compter le moins du monde pour en accomplir la guérison. J'ai pratiqué l’amputation de ces tumeurs, et j'ai vu faire la même opération par d’autres chirurgiens, dans la pensée qu’elles étaient cancéreuses, et la plaie qui en est résultée S’est cicatrisée régulièrement.
Dans la plupart de ces cas, il faut enlever une portion considérable de la verge. Aussitôt après l’amputation, on introduit dans l’urêtre une algalie de grosseur convenable. Sans cette précaution, il pourrait survenir des accidents très-pénibles. En effet, les premiers appareils de pansement adhèrent à l’orifice du canal par le moyen du sang extravasé, et s'opposent à l'écoulement de l'urine, ce qui doit entraîner des inconvénients faciles à prévoir. C’est ce qui est arrivé chez un malade dont j'ai amputé le verge (*).
$ IV. Des poireaux.
Une autre disposition que le poison vénérien développe dans les parties de la génération, c’est une disposition à former des excroissances ou tumeurs cutanées appelées poireaux. Cette disposition est plus intense dans les points qu’occupaient les chancres que partout ailleurs, et même ceux-ci se terminent souvent par un poireau. Peut-être les parties acquièrent-elles cette disposition par le contact longtemps prolongé de la matière vénérienne , car elle se manifeste souvent après des gonorrhées qui ne s'étaient accompagnées d'aucun chancre; il est probable que cela
(*) Le chancre peut laisser à sa suite de l'œdème, et souvent de l’œdème dur squirrhoïde; des engorgements des vaisseaux lymphatiques voisins, plus où moins limités en longueur, et offrant des canaux qui deviennent souvent fistuleux; dutissu inodulaire; et surtout des indurations spécifiques. Mais il arrive quelquefois qu’un chancre devient végétant, fongueux , ou passe sur place à l’état de tubercule muqueux avec plus où moins d’hypertrophie. Ces tubercules peuvent être confondus, faute de connaissances ou d'attention, avec de véritables végétations, ou, ce qui est plus fâcheux encore, avec le cancer. J'ai vu, par suite de ces erreurs, amputer quelques verges qu'on aurait sauvées en y regardant de plus près! P. Riconp.
n'arrive que dans les cas où la matière vénérienne a fait naître l’excitation vénérienne sur le gland et sur le prépuce, et y a produit ce qu’on peut appeler une gonorrhée insensible.
Un poireau paraît être une excroissance de la peau ou une tumeur qui se forme sur elle; d’où il résulte qu’il est recouvert par un épiderme qui, de même que tous les autres épidermes, est fort et dur ou mince et mou , exactement comme l’épiderme qui recouvre la partie sur laquelle l’excroissance s’est élevée. Ces productions sont rayonnées de la base à la circonférence. Les rayons se manifestent à la surface extérieure par des points ou des granulations qui ressemblent beaucoup à des granulations de bonne nature, excepté que ces petites saillies sont plus dures que les véritables granulations et s'élèvent au-dessus de la surface. Il semblerait que la surface sur laquelle chacune de ces excroissances se développe n’a de disposition qu’à en former une seule, car la surface environnante qui lui est continue ne participe pas à la même végétation. Ainsi, une fois qu’un poireau a commencé à se montrer, il ne s’accroît point par sa base, mais il s’élève de plus en plus. Les poireaux ont en eux-mêmes une puissance d’accroissement, car lorsqu'ils se sont élevés au-dessus de la surface de la peau, au niveau de laquelle ils ne peuvent pas s'étendre en largeur, ils se gonflent de manière à former un corps
épais et arrondi qui devient de plus en plus inégal.
Cette structure les expose à être lésés par tout corps qui frotte contre eux, ce qui souvent les fait saigner abondamment et les rend trèsdouloureux.
Beaucoup de pathologistes pensent que ces excroissances ne sont pas seulement un effet consécutif du poison vénérien, mais -qu’elles sont douées de la disposition spécifique de ce poison ; en conséquence, ils les traitent par l'emploi du mercure, et l’on affirme que ce traitement réussit souvent. Je n’ai jamais observé cet effet favorable du mercure, bien que je l’aie administré à une dose qui aurait suffi pour guérir chez les mêmes malades des chancres récents et quelquefois même une syphilis constitutionnelle.
Ces végétations étant des excroissances qui émanent du corps, on ne doit pas les considérer comme une véritable partie de l'animal , ni comme étant douées des forces vitales naturelles ; ce qui fait que la guérison en est plus facile. Elles constituent si peu une véritable partie de l’économie, et elles sont tellement une production morbide, que plusieurs circonstances insignifiantes en amènent la destruction. Une inflammation qui s'allume dans les tissus naturels et sains autour d’un poireau y fait naître une disposition en vertu de laquelle il se détruit. Divers stimulants appliqués à la surface d’où naissent ces végétations les font souvent périr. L’électricité y détermine une action qu’elles ne sont pas capables de sup- “a l’inflammation s’allume autour d’elles, et elles tombent.
D’après cette manière d'envisager les poireaux, il ne paraît pas qu’on doive toujours nécessairement avoir recours au bistouri et aux escarotiques, bien que ces moyens agissent plus rapidement que tout autre
dans beaucoup de cas, surtout si le pédicule est petit. Pour les poireaux à pédicule étroit, une paire de ciseaux est le meilleur instrument. Lorsque le malade a une aversion insurmontable pour l’intrument tranchant, quel qu’il soit, on peut employer avec succès un fil de soie que l'on serre autour du pédicule. De quelque manière qu’on ait séparé ces végétations, il est nécessaire, en général, de cautériser la surface qui constituait leur base.
Les escarotiques agissent sur les poireaux de deux manières, c’est-àdire, en frappant de mort une partie de l’excroissance et en produisant une stimulation dans Ja portion qui survit; de sorte qu’en renouvelant suffisamment les cautérisations, la totalité de l’excroissance se détruit assez rapidement, et qu’il est rarement nécessaire de cautériser jusqu’à la racine, parce ‘que souvent la base ou racine se sépare d’ellemême et est éliminée. Cependant il n’en est pas toujours ainsi; la racine du poireau ne se sépare pas toujours et elle peut se développer de nouveau. Dans de tels cas, il est nécessaire de cautériser plus loin même que la surface de la partie, afin de détruire la racine.
Tous les caustiques, comme la potasse caustique, ainsi que les sels métalliques , tels que le nitrate d’argent, le vitriol bleu, etc., jouissent d’une force suffisante. Le vert-de-gris mêlé avec la poudre de feuilles de sabine constitue un des meilleurs stimulants.
Après que les poireaux ont été, en apparence , suffisamment détruits, il arrive souvent qu’ils se dévéloppent de nouveau, non parce qu'on en a laissé une portion, mais parce que la surface de la peau reste douée de la même disposition. Il faut alors renouveler le même traitement, afin de détruire cette surface (*).
(*) Le court paragraphe de Hunter sur les poireaux est loin de donner une idée exacte de toutes les variétés de végétations qui ont été à tort ou à raison rapportées à la syphilis.
Il ne s’agit souvent que de véritables verrues, dues à une maladie des follicules cutanés où muqueux, que précèdent souvent de simples tannes. Dans ce cas, la sécrétion. fournie par les follicules affectés devient de plus en plus concrète; tandis que les follicules eux-mêmes finissent par subir une sorte d’extroversion, et présentent un fond granulé d’où naissent des aspérités qui leur donnent quelque ressemblance avec les poireaux. Mais le plus fréquemment les végétations réputées vénériennes consistent dans un tissu épigénique de nouvelle formation, et qui tend ordinairement à croître. Ces végétations, dont la vascularité est plus où moins régulière et qui jouissent, dans quelques cas, de beaucoup de sensibilité, sont tantôt sessiles , tantôt pédiculées. Dans le premier cas, elles peuvent être plus ou moins nombreuses et étendues, offrir une surface granulée, plate ou convexe, plus où moins rouge, et dont l'aspect rappelle assez souvent celui des fraises ou mieux encore des framboises, auxquelles on les a comparées, Quand elles sont pédiculées, on voit, d'une tige unique plus ou moins épaisse, partir des branches qui irradient en tous sens, et qui représentent assez bien le chou- fleur , lorsque, par leur siége, elles n’éprouvent pas de gêne dans leur développement, tandis que dans des circonstances contraires, différemment comprimées et aplaties, elles peuvent affecter la forme de crête de coq. Humides, friables, facilement saignantes, et baignées souvent par une sécrétion
$ V. Des excoriations du gland et du prépuce.
Il arrive très-souvent que la surface du gland et la face interne du prépuce s’excorient , deviennent extrêmement douloureuses, et qu’il
muco-purulente lorsqu'elles siégent sur des muqueuses recouvertes, elles deviennent sèches, dures et même cornées, sur les points du derme exposés à l’air.
Du reste, quelle que soit la variété à laquelleelles appartiennent , les végétations ne naissent pas toujours dans les mêmes circonstances ; très-souvent leur cause échappe. Dans quelques cas cependant elles succèdent à des irritations eczémateuses ou herpétiques. L'état dé grossesse, la malpropreté dans les deux sexes peuvent les produire. Les différentes variétés de la blennorrhagie semblent quelquefois présider à leur développement; tandis qu’on les voit dans d’autres circonstances être la con- ‘ Séquence d’un chantre à la période de réparation vicieuse, ou le produit des tu-
bercüles muqueux.
Les végétations ont pour siége la muqueuse balanique et préputiale, et bien sou vent les environs du frein et la rainure de la base du gland; l’entrée de la vulve; les aufractuosités des caroncules myrtiformes, qu’on prend souvent pour elles; les différents points de l'étendue du vagin; le col et les cavités de l'utérus; l’urètre et la partie inférieure du rectum dans les deux sexes; la langue, surtout à sa base, où les papilles fongiformes les simulent quelquefois; le voile du palais, et plus particulièrement les bords de la luette; le larynx, où les a si bien décrites mon savant condisciple M. Senn, de Genève; et enfin la peau dans différentes régions, et surtout aux environs des organes génitaux et de l'anus.
Quant à la cause spéciale qui détermine et entretient les végétations, on ne saurait, d’après ce que j'ai dit autre part, la chercher uniquement dans le virus syphilitique. Aussi leur distinction en primitives et secondaires n’a-t-elle aucune valeur ; car elles Sont toujours matériellement les mêmes, etne sauraient, dans aucun cas, servir à distinguer une infection locale d’une syphilis constitutionnelle. Ilest faux qu’elles soient contägieuses, comme quelques personnes l’ont avancé. On peut rencontrer des individus qui, ayant eu des rapports avec des personnes affectées de végétations, en pré-
sentent ensuite , sans que cependant elles leur aient .été communiquées. Dans ces cas, du reste fort rares, il n’y a certainement qu’une simple coïncidence et non un fait de contagion, comme on en trouve de plus nombreux exemples pour la phthisie et le cancer.
Les végétations ne sont ni la preuve d’une infection récente, ni celle de l'existence d’un empoisonnement général.
Quand elles ont été précédées par des accidents vénériens primitifs, ou par la syphilis constitutionnelle, elles semblent être une conséquence fortuite des irritations locales que ces conditions peuvent produire, mais non un effet spécifique, puisque d’autres causes peuvent les faire naître.
Les végétations peuvent être compliquées d'accidents vénériens primitifs ou secondaires, dans le lieu même qu’elles occupent ou à distance. Les complications les plus voisines sont la blennorrhagie, les chancres à la période de progrès ou de réparation, les chancres indurés, qui peuvent encore leur servir de base, les tubercules muqueux, etc. Elles déterminent souvent, ou tout au moins entretiennent dans beaucoup de cas, des écoulements blennorrhoïdes, gênent quelques-fonctions, et peuvent donner lieu à des accidents plus ou moins graves, selon les siéges que j'ai énumérés plus haut.
Leur diagnostic est ordinairement facile, et il faut étre bien peu attentif pour les confondre avec les tissus normaux de quelques régions, ou, par une erreur plus commune, avec les tumeurs condylomateuses dues à une hypertrophie des tissus, sans
s’y forme du pus. Dans ces cas, le prépuce s’épaissit souvent un peu, et même se contracte quelquefois à son orifice. Ces deux circonstances en rendent le renversement difficile et douloureux. Il n’est pas certain que cette maladie dépende jamais d’une cause vénérienne, car elle s’observe souvent chez des personnes qui n’ont jamais eu aucune affection de cette nature.
Cette maladie a son siége dans le derme, qui, sous Hiubnté de cette disposition, n’a pas la faculté de former un épiderme normal; elle ressemble à la gonorrhée de cette partie, mais elle n’est pas vénérienne.
Une solution de plomb dans laquelle on plonge la partie malade après avoir renversé le prépuce, fait souvent cesser l’irritation, et il se forme un bon épiderme. L’alcoo! étendu produit souvent le même effet. L’onguent citrin de la pharmacopée d’Édimbourg , mélé à partie égale d’axonge afin d’en diminuer la force, est souvent extrêmement utile dans: ces cas. Mais il arrive quelquefois que toutes les applications échouent, et alors j'ai réussi à obtenir la guérison en prescrivant au malade de conserver le gland découvert, ce qui faisait naître le stimulus de nécessité pour la formation d’un épiderme naturel.
productions épigéniques, comme dans quelques plaques muqueuses, et surtout dans les tubercules des rayons de l’anus. Souvent, développées dans des proportions énormes et incarcérées dans un prépuce étroit, elles compriment et atrophient le gland, ou contractent des adhérences avec le prépuce. Là, elles s’indurent dans un point, se ramollissent dans un autre, et, génées dans leur circulation, elles se frappent de gangrène, fournissent des suppurations fétides et ichoreuses, et peuvent être prises pour des dégénérescences dues au cancer. Ces erreurs ont pu être encore plus faciles dans quelques circonstances où, indépendamment de la déformation des parties par leur grand développement et d'abondantes suppurations, elles déterminaient une PAS souvent analogue à la teinte paille de la cachexie cancéreuse.
Quant au pronostic des végétations, s’il peut être grave, ce n’est jamais qu’en raison de circonstances accessoires. st
Sous le point de vue de leur traitement, je suis tout à fait de l’avis de Hunter. Les traitements généraux : mercure, or, sudorifiques, etc., ne semblent avoir sur elles aucune influence. Elles continuent fréquemment à croître, pendant qu'on les traite; disparaissent ou tombent quand on ne fait plus rien, et sans qu'on saisisse toujours la raison de leur persistance ou de leur disparition.
Lorsqu'on a cru réussir par les mercuriaux ou par d’autres méthodes géuérales, c’est qu’on avait affaire a des tubercules muqueux, à des tumeurs condylomateuses , ou à des chancres indurés qui servaient de base aux végétations. Nous ne sommes plus au temps où Fabre et quelques autres syphilographes, aurifiants ou mercurialistes, disaient, après avoir administré un traitement général, que le virus était détruit, bien que la végétation persistât encore ou eût même pris de l'accroissement. Aujourd’hui, le traitement rationnel doit consister à. combattre les complications quelles qu’elles soient, quand elles existent réellement, et à traiter les végétations comme accident local, par des moyens locaux auxquels la science, il faut le dire, a fort peu ajouté depuis Hunter, si ce n’est le nitrate acide liquide de mercure, comme caustique assez puissant, et Les effets douteux de la solution concentrée d'opium, à
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