REGISTRE
Le registre est la coïncidence parfaite des iKige» qui forment le recto et le verso d'im même feuillet.
Il est é%"ident que, lorsque le châssis est d'équerre, que les garnitures sont régulières , et les pointures bien placées , le registre doit être bon ; mais comme il arrive rarement que ces diverses conditions se trouvent réunies, on doit prévoir le cas où l'une d'elles manquerait à ce concours.
1°. Lorsque le châssis n'est pas bien dressé, on s'en aperçoit facilement en serrant la forme. Il faut alors ou le changer , ou faire disparaître ses défauts avec des interlignes plus ou moins épaisses que l'on place entre la barre et le bois qui est en tête.
2°. Il faut appliquer le long de chaque rangée de pages, soit dans les têtières, soit dans les fonds, une réglette bien dressée , ou une lame de filets , qui règne sur toutes les pages de la rangée. Par ce moyen, l'on verra si quelques - imes des pages ne sont pas plus
saillanles ou plus rentrées (\\\e les autres, et on rétablira régalilé des garnitures.
3". Les deux premiers points éclaircis , Timperfection du registre ne peut plus provenir que des pointures , et l'on ne peut s'en assurer qu'en faisant le registre en blanc. Cette précaution est d'autant plus nécessaire que, les pointures devant rester immobiles à la retiralion , il n'y aurait d'autre ressource pour corriger des défauts de ce genre que dans l'altération des garnitures, extrémité à laquelle on doit se garder de recourir.
Pour faire le registre en blanc , on tire une feuille sous \u\e maculature , on la met en retiration sur ellemême, et on la tire de nouveau. S'il arrive que les têtes ou les côtés des pages ne tombent pas exactement les uns sur les autres, on fait liiouvoir les pointures , ou quelquefois l'une d'elles seulement , soit en haut , soit en bas, mais toujours dans le sens de la différence que l'on retrouve à la retiration. Ainsi , par exemple , si , la feuille étant retournée , on trouve que l'impression descend, cela dénote que pour le tirage en blanc les pointures montent trop; il faut donc les descendre de moitié de la différence ; et réciproquement dans le cas contraire.
On renouvelle celte expérience jusqu'à ce qu'on ait obtenu un résultat rigovireusement exact.