‹ Traité de la typographie (volume 2)Chapitre 90 sur 124 · MISE EN TBAIN PROPREMENT DITE · texte numérisé non relu

MISE EN TBAIN PROPREMENT DITE

Après ces différentes opérations, il ne reste plus que la mise en train proprement dite , qui consiste dans le

placement des supports , des hausses el des feuilles découpées.

Le but des supports est de soutenir partout la feuille de papier à la hauteur du caractère , aiin que le foulage soit égal dans toutes les parties de la forme, et de remédier au papillotage.

Il y en a de plusieurs espèces.

Ceux qui s'adaptent aux garnitures sont de petits morceaux de plomb ou de liège, que l'imprimeur, en plaçant sa forme sur le marbre de la presse , ajuste dans les vides des lingots. Ils doivent être fondus ou taillés en cônes , afin d'être retenus du bas et de ne pouvoir s'enlever à la touche. Les supports en liège sont préfélaliles , à cause de leur élasticité ; ils ne peuvent , comme les supports en plomb , laisser sur le papier une trace de foulage qui disparaît difficilenaent.

Il y a d'autres supports, qui se collent à la frisquette pour garantir les bords de la forme et les parties de pages qui sont blanches. Ce sont des bourrelets faits avec de la laine roulée dans du papier. Ces supports remplacent ceux dont nous avons parlé précédemment, lorsque les garnitures sont faites avec des bois ou avec des lingots pleins.

On se sert encore, pour soutenir le pourtour de la forme, de réglettes et de biseaux de hauteur. Ou s'est servi quelquefois de supports élastiques composés de deux pièces en cuivre dont l'une s'abaissait au moyen d'un ressort à compression et suivait le mouvement de la platine.

Il est rare qu'une presse soit dressée avec une jus-

tesse telle que quelques parties de la forme ne viennent piis plus faibles et d'autres plus fortes que l'ensemble. On remédie à ces fail)losses en collant à la partie corres|K)ndante de la marge des morceaux d'un papier plus ou moins épais, suivant l'intensité du défaut. L'excès du foulage s'atténue au contraire en dégarnissant la marge; et si la diminution de celle épaisseur est insufEsante, on découpe autant de feuilles que cela est nécessaire, et on les place dans le tympan parallèlement à la marge, et collées l'une sur l'autre aux extrémités.

Lorsque le foulage est devenu régulier , on détache la marge, dont les coins suffisent poiir indiquer le placement des feuilles , et on la met dans le tjTnpaii.

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