‹ Traité de la typographie (volume 3)Chapitre 123 sur 128 · FIN DE LA TROISIÈME PÀBTIE · texte numérisé non relu

FIN DE LA TROISIÈME PÀBTIE

TOGABULAIRE

iV. B* Ce Tocabulaire ne comprend qne les mots qui n'ont pu dtre définis on suffisamment expliqués dans le cours de l'ouvraçe.

Abattbb la frisquette et le tympan; o'est le mouvement que fait l'imprimeur après que sa feuille de papier a élé placée sur le t3rmpan. Il doit être exécuté avec promptitude et précision ; autrement il peut en résulter le double inoonyénient que la feuille glisse , et que la tête de la frisquette tombe sur la forme. Ce mouvement paraît être double , puisqu'il abaisse successivement la frisquette et le tympan ; cependant l'ouvrier le simplifie; c'est ce qu'on appelle faire le moulinets

AFPBEtms. Le temps ordinaire de l'apprentissage est de quatre ans , s'il n'est abrégé par des causes particulières. Pendant toute sa durée, les apprentis sont tenus de faire , indépendamment des travaux relatifs à la connaissance de leur état , le service tant intérieur qu'extérieur des ateliers , en un mot d'obéir en tout aux ordres du prote. C'est une des conditions de leur surnumérariat.

Approche, Dans la composition on appelle approche la séparation inopportune de deux lettres , causée par un corps étranger interposé entre elles , ou par une partie saillante de matière que l'apprêt des caractères fait ordinairement disparaître.

En terme de fonderie , ce mot exprime la distance naturelle qui existe enti*e les lettres , et le blanc nécessaire que porte chacune d'elles. On peut fondre un caractère plus large ou plus serré d'approche , suivant le besoin , ou plutôt selon que sa forme le comportejmais on conçoit que, si toutes les lettres d'un caractère n'avaient pas une approche proportionnelle , il en résulterait un effet choquant pour la vue , et pénible pour le lecteur. C'est du montage du moule que dépend la justesse et l'égalité de l'approche.

Baisser la pointure. Cette. opération a pour but de rectifier le registre lorsqu'il est imparfait.

Banque. On appelle ainsi la paie des ouvriers.

Bilboquet. Ce nom se donne aux plus légers des ouvrages de ville y tels que tétes-de-lettres , cartes d'adresse , billets de faire-part , factures , etc. Leur imposition est presque arbitraire ; seulement c'est dans le premier côté du châssis qu'elle doit se faire, lorsqu'ils se tirent sur une presse à deux coups.

Blanc. Ce mot a , dans les diverses parties de la typographie , différentes acceptions , que nous allons faire connaître successivement.

Dans la composition, on appelle -^i^ncf certains intervalles qui séparent les mots ou les lignes ,

intervaUes plus grands que ceux que forment un pacement ou un interlignage ordinaires. Dans ce sens ou dit une ligne de blanc , pour signifier une distance qui tient la place d'une ligne.

Dans rimposition , on distingue les petits et les grands blancs. Les premiers comprennent les fonds et les tetiéres ; les autres sont les marges extérieures et de pied.

On dit qu'un caractère porte son blanc , lorsque Fceil est au corps dans une proportion inférieure. Certaines lettres portent du blanc ; c'est-à-dire que leur conformation est telle que, placées auprès de qndques antres lettres , elles paraissent être espacées , bien que Tapproche soit uniforme pour tout le caractère.

Au tirage , on dit , en sens opposés , être en blanc, et être en retiraîion. Faire scm registre en blanc , c'est le faire sans toucher la forme, et en couvrant d'ime macnlature. la feuille sur laquelle on observe le foulage.

Blanchir , en terme de composition , signifie augmenter le nombre des interlignes , ainsi que cela se fait dans les pages où il se trouve des titres ou des lignes d'interlocuteurs.

Bloquer une lettre , c'est la remplacer provisoirement par une autre de même épaisseur, afin de n'avoir pas de remaniements à faire en la débloquant. On veoonrt à cet expédient lorsqu'une lettre ou une sorte manquent, poot éviter des retards préjudiciables dans la oompositioii. Afin que le blocage soit reounnaissable

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aux yeax du correcteur, il faut retourner ou renverser la lettre provisoire.

Bonne feuille. On appelle ainsi les feuilles bien venues et tirées après la mise en train.

BocTBDON , Doublon. On appelle bourdon Tomission , faite par le compositeur , d'une partie quelconque de la copie. Le doublon est, au contraire, en terme de coiTection , synonyme de répétition. Ces deux genres de fautes sont également graves. Les remaniements plus ou moins longi» qu'elles nécessitent doivent être exécutés avec les mêmes soins qu'une composition primitive.

Braie. C'est une feuille de papier fort , découpée comme une frisquette , et qui en fait l'office pour le tirage des épreuves.

Brochure. On donne ce nom aux volumes qui n'atteignent pas le nombre ordinaire de feuilles.

Chaperon. Ce mot est synonyme an passe. Il se donne à cette partie de papier qui se tire en sus du nombre déterminé, et qui est dans la proportion d'une main par rame.*

Chasser. Ce mot s'emploie pour exprimer la différence des caractères entre eux quant à 'leur épaisseur et à leur force de corps. Ainsi l'on dit que U Cicéro chasse plus que la Philosophie, Comme ce terme indique toujours un rapport dont le premier nombre excède le second , on dit mieux encore : le Cicéro chasse comparativement à la Philosophie,

n signifie aussi , pris en mauvaise part, espacer fortement les mots , blanchir , resserrer la justifies-

tion , les pages, et les raccourcir, pour remplir de Tespace à peu de frais.

Chevaucher. Se dit des mots qui manquent d'alignement , et particulièrement des bouts de lignes qui montent ou descendent , ce qui arrive fréquemment lorsqu'une forme est mal serrée.

Coquille. En terme de composition, une coquille est le placement d'une lettre dans un cassetin qui lui est étranger; celte faute provient, la plupart du temps , de la distribution ; et , comme la composition qui la suit doit nécessairement s'en ressentir , il faut l'éviter avec soin.

En terme de correction , on donne ce nom à toute faute consistant dans la substitution d'une lettre à une autre.

Il y a , comme on voit , une grande affinité entre ces deux acceptions , ou plutôt la seconde n'est que la oonâéquence de la première.

La coquille est aussi une sorte de papier de la dimension du carré, coUé et propre à recevoir l'écriture. Ce nom lui vient d'une espèce de coquillage qu'il porte pour marque.

Corroyer. Lorsqu'un cuir neuf a étç suffisamment trempé, on l'enveloppe dans une maculature, puis on le roule avec le pied sur le plancher , jusqu'à ce qu'il soit bien souple et que l'eau en soit entièrement exprimée. Cette opération s'appelle corroyer un cuir. On doit éviter dans ce cas-là la rencontre de tout corps dur ou tranchant , tel que les dous ou antres.

Coup. On appelle presse à deux coups celle dont la

platine s'abaisse deax fois sur le tympan pour le tirage de la feuille. On dit dans ce sens le premier et le ' second coup. Imposer au premier coup, c'est imposer dans le côté gauche du châssis.

GKÊNé, éE. Une lettre crénée est celle dont Toeil déborde le corps dans certaines parties. Telles sont quelques capitales accentuées, quelques lettres italiques, etc. Ces sortes sont susceptibles de se casser au moindre choc , et surtout au tirage ; elles demandent aussi des soins particuliers à la distribution.

CbÉNURE. Les crénures sont deux mortaises pratiquées dans le long de la barre du châssis et à chacune de ses extrémités. Elles reçoivent Fardillon des pointures, qui s'émousserait s'il portait sur le fer. Pour que ce but soit toujours atteint , les crénures doivent être évidées avec soin et creusées assez profondément. Ge sont elles qui indiquent le sens dans lequel on doit placer le châssis lorsqu'on impose une forme.

Culbuter. Se dit en parlant des feuilles que Ton met de suite en retiration sur la même forme, et que l'on retourne in-octavo.

DÉBLOQUER. Cest mettre la lettre bloquée à la place de celle qui en tenait lieu provisoirement.

DécHARGER des balles , une former c'est ôter l'encre qui se tix)uve dessus.

On décharge des balles lorsqu'elles sont trop enorées , ou pas encore prises , et que l'impression n'a pas toute la netteté nécessaire. Pour cela on place entre les deux balles une feuille de papier collé , sur laquelle on les distribue.

On décharge une forme lorsqu'elle est empâtée , ou au moment de la cessation du travail , afin que Fencre ne se sèche pas sur VceàX du caractère, ce qui remplit et nuit au tirage. Gela se fait en tirant sur la forme , avec foi*ce et à diverses reprises , une feuille de papier commun.

L'encre décharge , lorsqu'elle est faible de qualité et que le vernis y domine ; dans ce cas elle ne se sèche jamais parfaitement.

Des balles déchargent , lorsque les cuirs , étant trop vieux ou trop gras , lâchent sur la forme des masses d'encre ou des ordures.

DécouPEB la frisquette , c'est mettre à jour chacune des parties de la forme où la lettre doit marquer sur la feuille. Ainsi il n'y a que les pages ou portions de pages blanches qui ne se découpent pas.

DÉFET8. On donne ce nom aux exemplaires incomplets qui restent après l'assemblage. On conserve ces feuilles pour remplacer au besoin celles qui pourraient se gâter dans les volumes.

DÉMONTEB let balle». Cette opération a lieu après la cessation du travail. Elle consiste à détacher environ la moitié des dous qui attachent les cuii*8 au bois , à extraire le pain de laine, à replier le cuir sur luimême , à rabattre la doublure par dessus , â l'humecter d'eau pour le tenir frais , en ayant soin d'éviter qu'elle ne pénètre sur le côté qui reçoit l'encre , enfin à le recouvrir d'une maculature fraîche. Les pains de laine doivent être remués , et placés dans un endroit bien sec

sgo VOCABULAIRE

On dit enoore, démonter une presse, une casse.

DéPATissER une imprimerie , un atelier, c^est distribuer tous les pâtés qui s^y trouvent.

DÉBOULER la presse , c^est donner au train , par le moyen de la manivelle, un mouvement rétrograde. Cette opération a lieu immédiatement après que le coup de baiTe^u a été donné ; cela se fait avant de relever le tympan et la frisquette. On ne doit dérouler la presse qu^autant que cela est nécessaire pour que le tympan se lève sans toucher la platine. Si oi\ la déroule entièrement, les crampons frappent sur Textrémité des bandes , ce qui produit une secousse nuisible à Taplomb de la presse.

DES0ERBER une firme , c'est chasser les coins dans le sens rétrograde, au moyen d'un décognoir et d'un marteau. Cette opération a lieu notamment lorsqu'on a des corrections à faire.

Desserrer de la lettre , c'est desserrer une forme de distribution. Cette opération est du nombre des fonctions que comprend la mise en pages.

DiSTBiBUEB. C'est remettre les letti*es dans leurs cassetins respectifs. Cette opération demande beaucoup de soins; c'est l'élément d'une bonne composition. On en trouvera tous les détails dans le chapitre qui lui est consacré.

Distribuer les balles. Cette opération a pour but de répartir l'encre bien également sur la surface des cuirs. Voici de queUe manière on s'y prend. Il Êiut tenir la balle droite placée perpendiculairement sur la gauche , frotter les cuirs l'un sur l'autre dans toute

rétendue de leur diamètre, en fÎEusant tourner les deux balles dans un sens opposé , et répéter toujours cette opération avant de toucher , et particulièrement lorsqu^on vient de prendre de l'encre.

On dit dans le même sens distribuer le rouleau,

DnnsER un mot, c'est le séparer en deux parties, dont la première reste à la fin d'une ligne, et l'autre au commencement de celle qui la suit. On ne doit user de cette facilité qu'autant que la régularité de l'espacement peut le requérir. ( Voyez l'article AVmw».)

Doubler. En terme de composition , c'est répéter deux fois un mot, une ligne , quelquefois même un alinéa. Ce genre de faute s'appelle doublon, ■

Doubler une ligne a encore une autre signification que voici. Lorsqu'un vers dépasse d'un mot entier la justification , et qu'on n'a pas même la ressource de le faire mordre sur la marge , aloi-s il faut rejeter ce mot et le placer à l'extrémité d'une autre ligne dont le commencement est blanc. On ne doit reoourîr que dans des cas de nécessité reconnue à cet expédient , qui peut occaaioner quelque confusion , et qui nuit toujours à l'aspect d'une page. On avait autrefois l'habitude , dans certains ouvrages , tels que des dictionnaires, de doubler les lignes après lesquelles il ne restait de l'alinéa qu'une syllabe ou deux. £n pareil cas , on faisait entrer celte fin , soit dans la ligne de dessus , soit dans celle de dessous , suivant que la place s'y rencontrait.

En terme de tirage, ou dit qu'une impression cfoichle, lorsque les lettres se reflètent et semblent avoir

293 VOCABUtAIRE

reçu un double foulage. Cet inconvénient peut venir , soit de Fouvrier, s^il abat mal son tympan ou s'il roule mal le train ) soit de la presse , par défaut de passage. Il avait lieu fréquemment avec les anciennes presses à deux coups , où les pages du milieu de la forme étaient imprimées en deux fois.

Ebabber une lettre, c'est abattre avec un instrument tranchant un talas qui marque au tirage.

Ehcarber une feuille, un volume , c'est couper les fausses marges de ses feuilles.

EMBAtrCBER un ouvrier , c'est l'admettre dans les ateliers sur la présentation de son livret. Après le maître , il n'y a que le prote à qui ce droit appartienne.

Étançonneb .une presse > c'est l'assujettir au moyen d'étançons.

Feotte. On appelle ainsi le défaut qui résulte , dans un endroit de la feuille imprimée ^ d'une touche plus faible qu'elle ne l'est dans le reste de la feuille.

Fouler. Se dit en parlant de l'effet que produit la platine abaissée sur le tympan, par le moyen du bar^ reau. Pour que le tirage soit bon , la presse doit fouler régulièrement.

Friser. On dit d'un tirage qu'il frise , lorsqu'il manque

. de netteté , et lorsque l'impression se projette au delà de l'œil de la lettre. Ce défaut peut provenir de plusieurs causes, entre autres du relâchement du tympan , du défaut de passage , du défaut de scdidité du marbre ou de la platine.

Frontispice. Le frontispice est la page de titre d'un livre. ( Voir le passage où il est question du titre. )

TYPOGRAPHIQUE. 2q5

Idem, Ibidebi. Le mot id&m remplace dans les tableaux, dans les tables, ou aiiti*es compositions de ce genre , Fobjet ou le personnage dont il vient d^étre parlé. Le mot ibidem remplace Touvrage qui a été immédiatement cité.

L'un exprime donc Fidentité de sujet , et l'autre l'identité de localité.

Ils se composent le plus ordinairement en italique , et s'abrègent en id. , ihid»

Intebcaler un carton , une demi-feuille , c'est imposer la feuille dont ils font partie de manière à ce qu'ils se trouTent dans le milieu à la ployure.

Labeub. Ce nom s^applique généralement à tous les ouvrages de long cours , et susceptibles d'occuper plusieurs ouvriers. Dans cette acception , il est opposé à la dénomination à! ouvrages de villa ^ qui comprend les productions fugitives de l'imprimerie , et celles qui ne forment pas volume. Ces deux classes embrassent l'ensemble des travaux typographiques.

Larron. On appelle ainsi le défaut qui résulte d'un pli existant dans la feuille , que l'ouvrier a omis de faire disparaître , et qui , lorsque la feuille est étendue après le tirage , laisse en blanc toute la partie cachée par le plL

On donne encore ce nom aux parcelles qui se détachent parfois de la feuille de papier, et qui masquent l'impression.

Lettbine. On appelait ainsi autrefois les lettres italiques placées , smt en supérieures , soit entre parenthèses , qui renvoyaient aux notes ou aux additions.

29* VOCABULA.IRE

L'usage des chii&es en pareil cas a prévalu.

Lever la lettre, exprime le mouvement que fait la main droite de celui qui compose. Lorsque cette opération a lieu , il faut saisir la lettre par la tête , et examiner si le cran de chacune est bien tourné. Lorsqu'un compositeur travaille avec facilité et promptitude, on dit de lui qu'il lèpe bien la lettre. Lever la correction d'une épreuve, c'est mettre dans le composteur toutes les lettres nécessaires pour cette opération.

LéZABDE. On donne ce nom à certaines raies blanches qui se présentent parfois dans la composition , et qui y sont occasionées par la rencontre fortuite de plusieurs espaces qui se trouvent placées les unes au dessous des autres dans plusieurs lignes consécutives. Quand ce défaut est trop apparent , on y remédie au moyen de quelques remaniements qui changent la place de ces espaces.

Livret. Chaque ouvrier , après l'expiration du terme de son apprentissage , doit demander au msdtre chez lequel il a travaillé une attestation au moyen de laquelle il obtient un livret. Ce livret doit porter les dates d'entrée et de sortie de chaque imprimerie dans laquelle il a été employé , et le certificat de libération de toute espèce d'engagement , signé du maître ou du prote de l'établissement.

MacOIaATUBE. C'est ainsi qu'on appelle les grosses feuilles qui servent d'enveloppes aux rames.

Maroer. C'est placer les feuilles à imprimer de manière à ce qu'elles couvrent exactement celle qui est collée sur le tympan , et qu'on appelle la marge. Une

feuille mal margée est perdue , et doit toujours être remplacée par Fouvrier.

Masquer. Se dit lorsque Ton colle du papier sur une partie de la frisquette, afin que les pages correspondantes de la forme ne s^impriment pas^ur la feuille. Les pages blanches restent ordinairement masquées, afin que Fencre ne puisse pas maculer le papier.

Moine. G^est le défaut qui se manifeste au tirage , lorsque rimprimeur a omis la touche d^une partie de la forme.

Monter les balles, c'est mettre le pain de laine dans le bois[de balle , le recouvrir de son cuir, et clouer le cuir au rebord du bois.

Monter une casse, c'est la dresser sur le rang.

Mordre, se dit en parlant de la frisquette, lorsque, n'étant pas sufiisamment découpée , elle masque mal à propos quelque partie de la forme. Il arrive quelquefois que la frisquette morde , lorsqu'elle vacille sur le tympan , faute d'être assurée dans ses couplets.

Onglet. On appelle ainsi un feuillet de volume tiré isolément. Il est certains cas où f onglet est indispensable, tels que dans la demi-feuille in-dix-huit, et souvent à la fin d'un volume d'un format quelconque. Quelquefois , loi^u'une page a été imprimée avec des fautes, on refeût un onglet ; mais cette opération dépare le livre. Le pli fait au bas de l'onglet, pour qu'au brochage il soit atteint par le fil , sort du fond du volume , et lui donne un aspect désagréable. Lorsqu'on impose deux pages en onglet, et qu'elles se tirent sans feuillet blanc , il faut augmenter la marge

du. fond aux dépens de la marge extérieure , pour que le pli puisse être fait.

OUVBAOES DE VILLE. Cette dénomination comprend toute espèce d'impressions autres que celles de volumes et ouvrages de long cours. Elle est opposée à celle de labeur , avec laquelle elle partage le domaine de rimprimerie.

Parmi les ouvrages de ville , que leur grande variété nous empêche d'énumérer,les plus communs sont les billets de faire-part , les circulaires , les avis , les têteft-de-lettres, les cartes d'adresse, les prix-courants, lettres-de-change, tableaux, registres, placards, etc. Comme l'exécution de èes ouvrages ne peut avoir la marche régulière des labeurs , il nous serait impossible d'établir ici des principes lixes pour leur composition ni pour leur tirage. Ces notions appartiennent entièrement à la pratique; sinon il faudrait autant de théories qu'il se présente de cas partiouh'ers.

Papilloteb. Ce mot est synonyme de friser,

Pabsaoe. Le passage d'une presse est l'intervalle qui se trouve entre les côtés et la plate-forme de la platine , et les côtés et la surface extérieure du petit tympan.

PATÉ. On appelle ainsi le mélange de différentes lettres ou de différents caractères brouillés^ ensemble , soit par accident, soit par la négligence d'un ouviier. Les pâtés causés par accident ou par maladresse peuvent avoir lieu pour une ligne, pour une page ou pour une forme entière; ceux qui sont le résultat de la négligence se forment , par agglomération , sous les rapg? ou dans quelques parties de la cassç.

Qn'un pâté se fasse avant ou après le tirage, on doit toujours le composer, c^est-à-dire séparer les lettres et les caractères qui entrent dans la composition , et les distribuer sur-le-champ. Si Ton ne répare pas de cette manière le dommage que de pareils accidents entraînent dans une imprimerie , on peut au moins Patténuer en sauvant les lettres que ce dérangement n'a pas détériorées.

Piqûre. On donne ce nom aux ouvrages qui , ne |brmaut qu'un très-petit nombre de feuilles , sont piqués sur la couverture au lieu d'être brochés.

Pointer , c'est placer sur le tympan les feuilles qui sont en retiration de manière à ce que les pointures entrent exactement dans les trous qu'elles y ont faits lors du tirage en blanc.

Ramoitir les balles , c'est les humecter avec une éponge imbibée d'eau. On ramoitit de la même manière les tympans , ou une feuille de papier dont on veut se servir de suite.

Ratisser les balles. Après qu'elles ont été montées , on les enduit de vernis et on les distribue -, ensuite on enlève ce vernis avec un couteau non tranchant , que Ton appuie fortement sur le cuir, afin d'enlever , nonseulement les ordures , mais encore le vernis ou l'eau qui pouri-aient y avoir séjourné.

Raton. Les rayons sont des planches disposées en forme de casier, dans lesquelles on place les casses lorsqu'elles ne servent pas.

Beaianier. On remanie de la composition, soit lorsqu'on en rétranche ou qu'on y ajoute quelque chose,

FOURIOEB. 1 5

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