‹ Traité de la typographie (volume 3)Chapitre 122 sur 128 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

la matière étant poussée dans le moule avec une force centuple de celle que peut lui imprimer la main de l'ouvrier , l'œil de la lettre présente toute la pureté du type primitif y ce qui donne une grande netteté à l'im- , pression.

20. Promptitude, Elle est telle qu'un imprimeur peut commencer l'ouvrage le plus important et le plus pressé quinze jours après sa commande.

30. Economie, tes frais de main-d'œuvre étant beaucoup moins considérables que dans la fonderie ordinaire y la fonderie polyamatjrpe livre ses produits à 25 et 3o pour cent au dessous des ^rix courants des autres fonderies.

Ce procédé permet outre cela de fondre avec la matière la plus dure ; et les fontes faites de cette manière , en donnant une durée double de la matière employée ordinairement à la fonte des caractères , ne subissent d'autre augmentation dans les prix que celle qu'éprouve la matière première.

Nous pourrions citer un grand nombre d'ouvrages imprimés avec les caractères de cette fonderie , et dignes de 6gurer à juste titre parmi les produits les plus remarquables de la typograpliie française. L'invention de ce procédé et celle des presses mécaniques sont destinées à être un jour les plus puissants véhicules de l'art des Estienne et des Elzevir.

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