DÉCOGNOIR
Le décognoir est un morceau de buis long d'environ six pouces, plus gros par un bout que par l'autre, servant à chasser les coins pour serrer ou desserrer les formes. Ils ne doivent pas être trop minces par le bas , ce qui les fait fendre en deux dés que l'on commence à s'en servir, ni d'un mauvais buis qui s'émousse promptement et forme un bourrelet, ce qui nuit beaucoup à son usage. En un mot, on doit s'attacher à ce qu'ils soient bien confectionnés, pour qu'ils puissent tenir contre le double choc du marteau qui frappe et du coin qui résiste.
MA.RBBE.
En terme de composition, c'est la table sur laquelle on impose et l'on corrige les formes. Voici quelle est sa construction.
Le marbre se compose d'un pied en bois de chêne , très-solide, et mtuii de plusieurs tiroirs destinés à recevoir les bois nécessaires à Timposition. Ce pied est recouvert d'une pierre très-dure, très-unie, et même enduite d'un certain vernis. Cette pierre est le marbre propremen t
igé PARTIE I, CHAPITRE VI.
dit. QueLquefoîs il est en fonte de fer, ce qui estim peu plus coûteux , mais bien préférable.
Un marbre ordinaire doit porter deux formes grandraisin. Il y en a qui en portent trois , et même jusqu^à quatre. Beaucoup aussi ne sont que d^une forme ; cette dimension est suffisante pour les ouvrages de ville; souvent même Ton s^en contente pour les labeurs; et, comme les marbres sont généralement difficiles à placer , tant pour Tespace qu^ils occupent que pour le jour qu'ils demandent, cette restriction est utile dans beaucoup d'occasions.
Aïs.
Les ais sont des assemblages de planches en bois de sapin, soutenus en dessous par deux traverses en chêne. Ils sont d'un usage très-fréquent dans Timprimerie. On s'en sert pour desserrer dessus dés formes que l'on met en distribution, on pour placer avec leurs châssis et leurs gaiiiitures celles que l'on veut conserver.
CASSEÀU.
Le casseau est une réserve de caractères placés dans des tiroirs à compartiments. Il doit être distribué comme la casse, pour le maintien de l'ordi^e et la facilité des recherches ; seulement il se divise en un nombre plus ou moins grand de tiroirs, suivant que la force du caractère exige de capacité dans les cassetins.
Il faut éviter de mettre en casseau des caractères trop
gros , parce qu^étant entassés ils se fatigaent plus facilement que les autres; les lettres de deux points s'y gâtent aussi très-promptement. Il faut ou les laisser en paquets , ou les placer dans des galées fabriquées pour cet usage. Les vignettes, fleurons et autres ornements doivent être serrés dans des casseaux dont la profondeur ait pour mesure la hauteur de la lettre , afin qu'on ne place rien en dessus , ce qui pourrait les endommager.
Lorsqu'on doit renouveler une fonte , il faut auparavant examiner l'état du casseau , afin de régler la police d'après le degré d'abondance ou de rareté des sortes.
On appelle aussi ccuseaux les deux parties de la casse
ordinaire.
YISORIUM.
Le visorium est un instrument qui sert à tenir la copie sous les yeux du compositeur. Il se compose d'un petit morceau de bois plat sur lequel on couche les feuillets, et dont la partie inférieure est plus saillante àl'efifet de les arrêter; et d'un mordant ou pince en bois qui les retient par le haut , et que l'on baisse à naesure que la copie se compose ; il se termine par une pointe qui le fixe à la casse, au moyen d'un trou pratiqué dans sa bordure.
FIN DE LA FREMIÈBE FABTIE.