PI<AC£M£NT DES POINTURES
Lorsque Fimprimeur a fait la marge , il place les pointures de manière à ce que les ardillons soient perpendiculaires au pli qui existe dans le milieu de la mai^e , et que par conséquent ils tombent dans les crénures du châssis. On avance ordinairement une pointure plus que Fautre , ou Fon en emploie ime plus longue ,
23o PARTIE II, CHAPITRE II.
afin que , dans le cas où à la retiration le papier serait mal retourné, on découvrit de suite Terreur. Bien^ue ravaUcement des pointures sur lé tympan soit à peu prés arbitraire , nous pensons qu'on doit le rapprocher le plus possible de la barbe du papier : en voici la raison* Les pointures occasionent assez fréquemment du papillotage sur le bord des pages placées près de la crénure du châssis ; or ce défaut doit devenir moins sensible à mesure qu'on les recule.
Pour le tirage de Fin-douze , les pointures se placent au tiers de la feuille dans le haut du tympan , et tombent dans la garniture qui sépare le pied du grand cahier de la tête du petit. L'imprimeur doit , dans la crainte d'une marge inégale , mesurer avec un compas la têtière du grand cahier , la diviser par la moitié , et vérifier si telle est bien la distance des pointures à la tête des pages du petit cahier. S'il existe par hasard quelque irrégularité dans les marges, on la reporte de cette manière dans le pied , ce qui est préférable sous un double rapport ; d'abord parce que le blanc de tête est moindre , et que par celte raison ses variations sèment plus visibles; ensuite parce que l'ébarbure peut égaliser les marges inférieures de la page. Gomme chaque pointure, dans ce format , sert alternativement aux deux côtés de la feuille , elles doivent nécessairement être de la même longueur.
La feuille en blanc se pique d'elle - même dans les pointures y mais à la retiration il est nécessaire qu'on l'y place.
TIRAGE. 25l