‹ Traité de la typographie (volume 3)Chapitre 93 sur 128 · DÉCOUPURE DE LA FBISQUETTE · texte numérisé non relu

DÉCOUPURE DE LA FBISQUETTE

Lorsque les pointures sont en place, rimprimeur adapte lafHsquette au tympan , touche la forme, abaisse le tympan et tire légèrement le barreau , afin de Toir quelles sont les parties de la frisquette qui doivent être découpées. Les pages ou parties de pages blanches doivent être garanties par la frisquette ; en conséquence elle doit demeurer intacte dans tous les endroits qui correspondent à ces blancs.

La frisquette doit être découpée avec une grande précision , et toujours de manière à ce qu'il y ait assez de distance entre les parties pleines et la lettre pour que celle-ci ne soit point couverte lorsque la frisquette vacille dans les couplets, et en même temps à ce que la feuille ne puisse pas être maculée par les ganiitiires ou les lignes de pied.

Lorsque la frisquette a été découpée, l'imprimeur tire une feuille, pour voir si la frisquette ne mord pas , c'est-à-dire si la lettre n'est pas restée masquée sur les bords , afin d'y remédier avant le tirage.

L'imprimeur ne doit pas découper sa frisquette sans s'être assuré préalablement qu'il ne sera apporté aucune modification à la distribution des blancs. Autrement il s'exposerait volontairement à recommencer ce travail.

Lorsqu'une forme est très-pleine, les bandes de la frisquette sont quelquefois trop étroites pour résister pendant toute la durée du tirage. Dans ce cas on les remplace par des ficelles , qui sont fixées au fer de la

frisquette, ou, ce qui est préférable encore , par de petites bandes de parchemin.

Une presse doit toujours être munie de trois frisquettes au moins , savoir , deux moyennes et une grande. Il arrive souvent que des ouvrages de différents formats s^y tirent alternativement; et il est nécessaire que rimprimeur conserve une frjsquette pour chacun dVux. n en résulte une économie de temps également profitable à l'ouvrier et au maître.

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