‹ Traité de la typographie (volume 4)Chapitre 18 sur 84 · DB'LÀ MISE SU P46B · texte numérisé non relu

DB'LÀ MISE SU P46B

Le but de cette opération est de rassembler les . différents paquets de composition, pour en former des

pages et casuite deii leuilleâ. Voici quelle est sa marche ordinaire.

Lorsque le nombre de paquets fournis par les compositeurs trayaillant à un même ouTra^ est

suÛisaut pour compléter une feuille (ou une iorme, si Von est convenu d'imposer de cette manière) ; ces paquets, pour devenir des pages régulières, doivent porter leurs folio , titre courant, et signature s'il y a lieu , en un mot^ leurs lignes de tète et de pied. De pbis les titres , sommaires , additions , potes ^ et généralement toutes les parties autres que le corps de l'ouvrage , restent à composer et à placer ; les blancs à distribuer ; les filets , fleurons ou vignettes à ajuster, suivant leur place; et les queues de pages ainsi que les pages blanches à établir. Telles sont les fonctions âi^i^mise en pages , que i on doit considérer comme le complément de la composition.

Cette dmiière opération est ordinairement facile et son travail uniforme , tandis que l'autre est d'une

application très-variée et beaucoup plus étendue. L*unc n'est, la plupart du temps, qu'une imitation servile; l'autre présente dans son exécution de fréquentes innovations ; et ce n'est pas exagérer la supériorité de celle-ci que de la comparer au plan conçu et dirigé par l'architecte , tandis que celle-là ne parait être que le travail purement manuel de l'artisan.

Lorsque les paquets qui concourent à la formation d'une feuille ont été réunis , on les délie successivement dans une galée longue, destinée à cet usage, afin d'y faire tous les ajoutés nécessaires. Une condition essentielle à observer, c'est que toutes les pages, après avoir subi ce changement de disposition, doivent être soumises à la réglette de longueur, qui sert de nlesure commune et invariable pour tout l'ouvrage.

Comme cette jauge est ordinairement déterminée par un nombre fixe de lignes du caractère courant , l'observation de ce principe réclame plus de soin et d'attention lorsqu'elle s'applique à une page courte, longue , incomplète, ou coupée par des titres, et en général à une page qui ne porte pas le nombre de lignes accoutumé.

Dès qu'on a ainsi disposé un nombre de pages sufBsant pour compléter une feuille (et ce nombre est déterminé par le format de l'ouvrage ) , on procède à son imposition , opération que nous allons décrire.

De toutes les opérations relatives à la composition des ouvrages , la mise en pages, par la variété et la . multiplicité de ses fonctions, exige au plus haut degré

COMPOSITION. or,

les connaissances typographiques. L'ouvrier auquel on la confie doit s'être préalablement exercé à tous les genres de travaux qui entrent dans la composition. Si son expérience ne le place au-dessus des difïicultés (jui s'y présentent fréquemment , et s'il n'est capable (leles résoudre avec habileté ; si ce tact ét ce goût qui iloivent toujours présider aux dispositions qu'il crée ou aux améliorations qu'il découvre ne le distinguent (les simples compositeurs ; enfin s'il n'est doué de l'activité et de l'intelligence nécessaires pour diriger la ^marche d'un ouvrage et le suivre dans ses différentes périodes , il ne peut occuper convenablement parmi ses confrères le rang à la fois honorable et productif de metteur en pages.

C'est à lui qu'il appartient de distribuer la copie aux paquetiers , de leur partager les pages de distribution , de surveiller leur travail à mesure de sa confection , et de concilier leurs intérêts avec ceux de l'établissement qui les occupe.

Il faut , en procédant à cette opération , éviter les pages longues ou les pages courtes, dôt-on même, dans certains cas , recourir à quelques remaniements nécessaires.

Les pages blanches^ en totalité ou en partie, doivent être assujetties à la réglette de longueur, la moindre inégalité entre elles pouvant produire à l'imposition de fâcheux effets. • -

Nous n'entrerons pas dans de plus longs détails .sur les soins qu'exige chacune des fonctions de la mise

en pages. Les limites de ce Traité sont trop resserrées, pour admettre de minutieux développements , que la mémoire retiendrait difficilement, et dans lesquels le lecteur trouverait avec peine une utilité marquée. D'ailleurs les plus importants d'entre eux se trouvent dans cet ouvrage aux endroits où ils nous ont paru pouvoir être plus convenablement placés.

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