CITATIONS
On appelle ainsi les passages extraits d'un ouvrage et mentionnés dans un autre.
Les ciiaticnê se bornent souvent à quelques mots épars, ou à quelques parties de phrases ; ecla est assez ordinaire dans les ouvrages de critique. £n pareils cas , on les met en italique afin de les détacher du discours. Mais lorsqu'elles consistent dans des phrases ou des morceaux rapportés en enlier , afin d'éviter les masses d'italique, qui sont toujours d'un mauvais
etïely il est mieux de les renfermer simplement entre ^îUemets.
Lorsque dam la prose il se présente àest citations de vers , il faut les composer dans un cai-actère inférieur, les mettre en alinéa et les rentrer plus ou moins selon le caractère qu'on emploie , et toujpum de manière à co (|iie les vers occupent à peu près le milieu de la justilicatiou.
Ces .diverses dispositions sont également applicables aux citations de texte et à celles de notes.
• La poésie admet naturellement peu de cilalions; cependant elles n'y sont pas sans quelques exemples. On les met ordinairement en italique.
Lorsqu'une citation est immédiatement suivie du nom de l'auteur et du titre de l'ouvrage où elle est puisée y le nom se met en petites capitales et le titre en italique.
TARtANTES.'
Les variantes sont les leçons différentes d'un iuème texte.
Elles sont d'un usage ti^fréquent dans les éditions accompagnées de commentaires. Elles peuvent être
présentées sous la forme de notes , et alors elles se rangent dans la classe de ces dernières. Quelquefois aussi , lorsqu'elles sont eki assez grand nombre pour
occuper une place distincte et spéciale , on les réunit toutes ensemble , et on les met entre le texte et ks
COMPOSITION. 15Sf
notes I c'est-à-dire an-deasoiifl de ïm et sn-dessos des atttrto , en plus petit caractère et à longues lignes. En pareils cas, on les renvoie ordinairement avec des astérisques. ,
Les poèmes et les ouvrages dramatiques sont quelquefois accompagnés de tforianies assez longnes. On les reporte à la ha , et on les compose en caractères dénotes*
BaRÀTUH, ERRATA.
On appeUe mYit^(et ce-mot'se-idéénit de ki-méme pour qmconque entend le latin ) Tlndication des
fautes, typograpliiques ou autres, qui oui passé dans rimpression d'un Tolnniey et ccmsequemmisnt celle des rectification» qu'il y aurait à faitti fAMir Ift réiUi^ pression. Lorsqu'il n'y on a qu'une , c'est du singulier erratum que Ton se sert. < '
On place ordinairement oet avis à la On du livrai. Sa véritable place serait au commencéiaièiit , puisque c'est la seult' manière de prévenir à propos le lecteur sar ce point; mais il arrive rarement qu'il s'y trouve m endroit qui ciMilrf<âltlé. 11^ a ^asletin- façons de disposer un errtàa ; son arrangement est même arbitraire ; cependant voici celui qui est le plus ordinaire et qui noua parait le plus simple.
Après le mot errata placé en titre, on dispose quatre têtes de colouues ainsi conçues :
Page liçDe au lieu de lùez:
160 PARTIE I» CHAPITRE lY.
puis <m «ligne yerticalemeDt ohacune de ces parties de lignée , eomnie si elles avaient toaies nne jnstifica-
LiOii pai'UcuUcre.
On emploie pour les errata un caractère pius petit que celui du texte ; d'aiUears son arrangement même l'exige ainsi.
Un erreUa peut être utile s'il est complet , c'est^à* dire s'il relève exactement tontes les erreon susceptibles de gêner la lecture. Bfoia s'il n'atteint pas ce but, il n'est 9 de la part d'un imprimeur ou d'un antear^ qu'un aveu inutile et presque ridicule de ses fautes» Il fimt « lorsqu'on se d^ide à en placer un à la fin d'un yolumc ou d'un ouvrage , relire avec l'attention la plus soutenue un exemplaire de toutes les feuilles drées/ fiure le dépoiaillemcnit de toutes les feules qui ont échappé à la lecture des épreuves , oo qui 3e sont faites pendant le tirage , et composer alors son erraia des corrections qui , en purifiant l'ouTrage des taches qui le déparent , peuvent aussi éclairer le * lecteur et le tirer d'embarras.
Mais pour iixer d'autant mieux ses regards sur des détails qui kd inspirent naturellment du dégoût, il faut s'abstenir d'en grossir inutilement la liste en lui faisant i^rcevoir de ces feutes qui frappent les sens - les moins exereés, et se relèvent en qudqne sorte d'elles^némes.
COMPOSlfiOiV.
EPlCHiiniE.
Les épigraplies se mettent ordinairement en caractère très-fin comparativement à cdoi de l'ouvragé
dans lequel elles se trouvent placées. Elles se re-ifonceut pius ou moins suivant le nombre plus ou moins grand de lignes ou de mots qu'elles contiennent; mais elles ne remplissent guère ordinairement que la seconde moitié de la justification. Elles se disposent indifféremment en sommaire ou en alinéa} néanmoins, lorsqu'elles ne font que deux lignes, la seconde est plus généralement renfoncée d'un eadratin. 11 y a du reste beaucoup d'arbitraire dans ce genré de composition; et il suffit qu'il soit sanctionné par le goût.
ST^NCBSy STROPHES.
Les stances et les strophes sont généralement séparées entre elles par une ligne de blanc. Quelquefois même, si la longueur de la page l'exige , il vaut mieux augmenter ce blanc , et uièine le doui>ier, que de couper une sia$ice d'une page à l'autre.
Elles rentrent du reste dans la catégorie des composiLÎoiiîi poétiques.