‹ Traité de la typographie (volume 4)Chapitre 34 sur 84 · COLONNE · texte numérisé non relu

COLONNE

Lorsque dans une page la justification est divisée

en plusieurs parties , il en résulte autant de séries de lignes, placées l'une à côté de i autre à un ccrUuu mtenralle , auxquelles on donne le nom de coUmM. 11 y a dans les tableaux des eoloimes de toutes les

justifications ; ce sont ordinairement des filets qui les séparent.

Certains labeurs de format inpoctavo ou an^essus

sefontàdeux ou à trois colonrusj et quelquefois davantage. Elles sont toutes de même justification , et séparées y soit par un filet , soit par un blanc. Des tables de matières , lorsqu'elles ont une certaine étendue, se coniposeiu aussi à deux tolwims y quoique le texte de l'ouvrage le soit à longues lignes. On dispose aussi

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(juelquefois de la même manière des notes qui accompagnent le texte en bas des pages.

Voici quels sont en général les avantages de ce genre d'arrangement.

1" Dans certains ouvrages, tels que dictionnaires, vocabulaires , index , ou autres de ce genre , il arrive fréquemment qu'un article ne fasse qu'une ligne , ou même qu'une partie de ligne. Or , comme chacun ' d'eux se met nécessairement en alinéa , les blancs que laisserait la composition à longues lignes auraient le double inconvénient de faire perdre un espace précieux , et de découper les pages de manière à les rendre toutes irrégulières.

2" Un caractère fin , comme le sont ordinairement plus ou moins ceux que l'on emploie dans les ouvrages à cifionnês , est plus facile à manier pour le compositeur , et pour le lecteur moins fatigant à suivre , lorsque la portée de la justification est moindre.

3® Cette disposition , en outre , autorise , par la raison que nous venons de donner , l'emploi d'un caractère plus menu que celui dont on se servirait avec la justification entière. Elle a pour résultat une économie qu'on doit d'autant moins négliger qu'elle est très-supportable pour les parties de volume moins susceptibles d'être lues de suite.

11 arrive souvent que l'on mette à déux colonnes deux textes que l'on veut comparer , ou bien un texte et sa traduction. Dans ce dernier cas le texte doit toujours occuper la première colonne, celle de gauche,

et le bon goût demande qu'elles soient, l'une et l'autre , de lïkéme justification : seulement si Tune

des deux parties est moins abundiinte que 1 autre , il faut employer pour sa composition un caractère plus fpros y ou bien le même plus interligné. Si la teneur est à peu près équivalente , il faut les différencier de Titalique au romain. Un soin important à observer 'c'est que les lignes se correspondent , sinon parfaitement , du moins le plus exactement possible , et que les alinéas soient en regard Tun de l'antre.

On doit toujours éviter de faire une coUmne boiteuse, c'est-à-dire courte d'une ligne, en regard d'une eolome pldne. Il vaut mieux faire quelques remaniements pour remédier à ce défaut , lorsqu on n'a pale prévenir.

Dans les dictionnaires à plusieurs eolmmes chacune d'elles porte son titre courant.

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