‹ Traité de la typographie (volume 4)Chapitre 41 sur 84 · FRACTIONS · texte numérisé non relu

FRACTIONS

Les /raclions peuvent être disposées de deux manières ; en Voici l'indication avec leur arrangement dans l'un et dans l'autre cas. La difSërence consiste dans la direction de la barre , qui peut être diagotuUe ou horizmUaU,

Si la barre est diagonaU , le numérateur se place en chiffres supérieurs et le dénominateur en cbifires intérieurs. Comme il arrive souvciu que ees sortes de cbit£res manquent dans le caractère avec lequel les fmetùms se trouvent combinées , on y supplée par des chiili es d'un corps plus petit , que l'on parangonne ave«> des e^aces , soit en dessus , soit en dessous , suivant la position.

Si la barre e^^.hofitOl^udt (et cet arrangement est

préférable à l'autre, c oimm étant plus clair) il feut

nécessairement placer les deux nombres l 'un au-dessus

de Vautre en les séparant par un filet. Cette barre doit

être de la longueur du plus fort nombre, et le plus

petit entre espaces égales. Cette disposition nécessite ,

comme ou voit, des fontes de cbiOres plus faibles de

la

17a PARTIE 1, CHAPITRE V.

corps que les caractères connus ; mais » nonobstant leâ

avantages qu'elle peut présenter, elle ne saurait être applicable aux. caractères inférieurs à la Mignonne. £n effet deux chiffres de trois ( et on ne peut pas en fondre sur un moindre corps ) font six points ; le filet qui les sépare en porte un ; ce qui donne sept points pour la totalité des pièces de ce parangonnaçe.

I>A.HANi;ONNAGE.

• Cette opération consiste à combiner dans une même

ligne plusieurs caractères de différents corps , en \és ramenant tous k une force commune , par le moyen d'épaisseurs complémentaires. Lorsqu'une ligne comprend deux ou trois sortes de caractères (et il arrive quelquefois qu il y eu entre un plus grand nombre), il est nécessaire y pour les consolider^ de les rapporter tous à la plus grande force de corps. Ce travail demande beaucoup de précautions. D'abord il l uii que les bouts d'interlignes que Ton emploie comme c umpléments des caractères pbis feibles soient calculés pour que Von arrive sans la plus légère différence à la force demandée . Ensuite il la ut les disposer, dans le composteur , tant en dessous qu'en dessus des lettres , de manière à ce que Fœil des caractères parangonnës ensemble soit pai laiu ment aligné par le bas.

Le porangormage est d'un fréquent usage dans la composition ; il y a même peu d'ouvrages où Ton ne soit forcé d'y recourir. Les livres de mathématiques

sont ceux qui en présentent le plus d'exemples, et dans lesquels on trouve les combinaisons les plus multipliées de lettres , de chifTres et de signes divers.

PAf^UETS.

On appelle paquets uiî nombre déterminé de ligues composées , liées provisoirement , et remises par les compositeurs à leur metteur en pages , pour qu*il y joii^ne les lignes de téte et de pied , les Litres , filets, notes y et généralement tous les accessoires de l'ouvrage. Ces paquets ont ordinairement le nombre de lignes contenu dans une pas^e pleine , moins les lignes de téte et de pied. Dans ce sens, on dit une icuilie se paie tel prix en paqmls^ c'est-à-dire non com* prk la mise en pages , ni les autres opérations qui s'y rattachent.

On donne égaieiaent ce nom aux pages de distribution qui , sortant d'un ouvrage , sont dësinterlignées, liées et mises en réserve pour servir à d'autres.

Les paqiutiers sont les compositeurs qui ne iunt que des paquets ^ ils sont ainsi nommés par opposition aux metteurs en pages, qui ont à composer toutes les parties accessoires qui peuvent se rencontrer dans une feuille et à remplir les différentes fonctions qui précèdent le tirage.

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