‹ Traité de la typographie (volume 4)Chapitre 46 sur 84 · G A I TU 11 E · texte numérisé non relu

G A I TU 11 E

Les gamilttT9$ sont les intervalles qui séparent les page» dans une iorme , et qui représentent les ouarges du . papier. £Uee vaneai cpmit à répusseur et à la lofaguenr, eu égard à la divenke dea formats;

On se servait autrefois (et aujourd liai même on s'en sert encore dans un certain nombre d'impri* meries ) de liois poor établir les gaimUwts^ Cette méthode était siijette à une foule d'inconvénients dont il sufEra d'indiquer les plus graves. Ces bois étaient três-raremeiu aiaea égaux en ^wîsaeor -pour que lea intervalles lîiBse&t identiques ; et , an- moment da tirage, il elaÏL difficile crobLcuir un registre parfait. Après ie lavage de la forme , s'il arrivait qu'elle restât plusieurs jours imposée ^ les bois se sécfaaiem et se resserraient y d'oà il râultait de (réquiantes décémpositions des Ibrines , notamment dans le temps des chaleurs. Les bois , une fois c<Mipés pour un onTragOi étaient rarement employés a d'wtMs, et il fallait lesrenouveler fréquemment.

L'opinion générale des imprimeurs sur l'imperfection de cette méthode engagea, les ismàam à s'approprier' ee genre d'exploitacîonA Cette innovation fit uaitre différents systèmes , dont vo\ci le résultat soBunaire«

On a établiduie échelle de proportion > applicable

ù lu fois à f épaisseur et à la longueur de ces plombs.

COMPOSITION. 19o

On a pris pour cela une mesure comtnunc qui a servi (l'unité , telle par exemple qu'un Saint-Augustin , ou douze points typographiques.

11 existe dans un même système plusieurs épaisseurs , qui sont toutes divisibles par l'unité primitive ; du reste elles se modifient à l'aide de réglettes ou d'interlignes. Quant aux longueurs , on les forme par la combinaison de différents numéros.

Les garnitures ne varient pas seulement suivant les formats , mais encore , dans le même format , suivant la justification. Leur emploi est la partie sans contredit la plus délicate et la plus importante de l'imposition , puisqu'elles déterminent les marges d'une feuille , ce qui influe essentiellement sur l'aspect agréable ou disgracieux d'un livre. Il est presque impossible de présenter à cet égard un corps de principes très - complet ; mais nous pouvons indiquer , comme les plus générales et les moins susceptibles d'exceptions , les règles qui suivent.

1«> Les garnitures de tête et de fond étant invariables et indépendantes de la distribution plus ou moins égale des marges extérieures qui se fait au tirage , et les feuilles ne devant jamais être ébarbées de ces c6tés-là , ces blancs sont ordinairement moindres d'un tiers que ceux du dehors qui leur correspondent.

2®- Les blancs dans lesquels il y a coupure lorsqu'on plie les feuilles doivent être un peu élargis proportionnellement aux autres , parce que cette opération peul endommager les marges, mais cependant rester

un peu moins larges que les bords de la feuille , qui sont exposés aux inégalités du papier et au placement irrégulier de la feuille sur le tympan. Cet excédant en faveur des fausses marges doit se composer de la partie destinée à être ébarbée au brochage.

3" Les garnitures d'un labeur ne peuvent être invariablement établies que sur une feuille du papier qui doit être employé à son tirage. Il y a , dans les papiers de même format , des différences de dimensions plus ou moins marquées , mais toujours telles qu'elles apportent à la distribution des blancs certaines modifications plus ou moins sensibles.

4*" Dans les impositions qui nécessitent des coupures là où le blanc n'est pas partagé également , toutes les fois qu'on n'est pas guidé par les trous des pointures, comme on l'est dans l'in-douze , il est d'usage d'indiquer par des fdets les endroits où le plioir doit passer. Ainsi, dans l'in-dix-huit, il est bon d'en mettre en tête de chacun des trois cartons intercalaires.

Les garnitures des deux formes qui composent une feuille doivent toujours être parfaitement identiques, pour que le registre puisse être fait. Cette conformité doit exister également pour toutes celles qui peuvent être établies sur un labeur ; la première , une fois faite et approuvée , doit servir de modèle à toutes les autres.

Les garnitures fondues suivant le meilleur des systèmes actuels sont percées dans la longueur à de certaines distances, et reçoivent des supports pa-

GOMI'OSIÏJON. ' 197

rrillement en fonte , ou en liège, qui , au tirage , sont d'une très-grande utilité.

no I s.

On appelle bois en général les biseaux et les réglettes qui se trouvent dans la forme , ainsi que les garnitures lorsqu'elles sont faites avec cette substance. Dans ce dernier cas , ils se divisent en hais de létes , de fonds et de marges.

Les bois n'ont ordinairement que huit lignes au plus de hauteur. Quelquefois cependant on se sert de biseaux et de réglettes qui sont de la même hauteur que la lettre. C'est de préférence le chêne que l'oni emploie pour confectionner les bois; il faut qu'il soit vieux , parce qu'il est alors moins susceptible de se déjeter; il doit être équarri avec soin.

LISEAL'X.

Les biseaux sont des morceaux de bois qui entourent les caractères d'une forme sur trois parties du châssis , le bas et les deux côtés. Il entre quatre biseaux dans la garniture d'une forme pleine , savoir, deux grands (un sur chaque ligne latérale), et deux petits dont la tête est à la barre du châssis, et qui aboutissent perpendiculairement à chacun des grands biseaux. Pour les impositions qui se font dans des ramettos, deux biseaux suffisent quelcpiefois.

Les biseaux sont droits dans un sens , et dans l'autre taillés en biais pour recevoir les coins , qui se placent entre eux et le fer du châssis. Leur épaisseur est indéterminée ; elle ne doit pas être constamment la même, parce qu'il arrive que différentes impositions exigent des biseaux de forces tout opposées. La seule condition importante , dans tous les cas , c'est que la pente n'en soit pas trop roide, mais au contraire tracée d'une manière insensible. 11 y a des biseaux d'une couche, c'est-à-dire propres seulement à l'un des deux côtés d'une forme , et d'autres des deux couches , qui conviennent également à l'un et à l'autre sens. '. -,

Les biseaux sont généralement de la hauteur des garnitures. On en fait , dans certains cas , qui approchent de celle du caractère et qui supportant les bords de la forme. •

11 est très-important que les biseaux soient dressés avec soin , afin que la forme soit bien serrée. Pour assurer sa solidité , il est également convenable que le bois des biseaux soit de bonne qualité.

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