‹ Traité de la typographie (volume 4)Chapitre 9 sur 84 · LXXX · texte numérisé non relu

LXXX

quatre-vingts.

Mpt.

qaatre-nngt--dls.

huit.

cent.

neuf.

cinq cents.

(iix.

mille.

vin^t.

• On appelle chiffn une espèce de cachet qui s'imprime snr le frontispioe y et qui porte les initiales enlacées soit du libraire soit de l'imprimeur. Le chiffre est à la ibis un ornement et une garantie pour le livre qui CTi est revêtu.

JPONCTli ATIOMS.

On ^ippelle ponctuaiùm chacun des si|;nes servant à marquer cette opération grammaticale* Ils sont au

nombre de six , savoir :

La virgule ( , ) ;

Le ponU-virguie , ou petù^-ftté ( ; );

Le devub-paiiUs , ou etmnM ( : ) ; hepoirU ( . );

Le poÎTii if interrogeât ion ( ? );

Le point d'exclamalion ou d admireUicn ( ! ).

Ge$ diâërents signes sont ordinairement fondus sur une épaisseur identique , environ un cinquième du ca> dratin. 11 y en a d'italiques, excepté le point, dont la forme circulaire ne peut recevoir d'inclinaison.

Ce serait sortir des bornes que nous prescrivent nos attributions , et empiéter sur celles de la grammaire y que de prétendre donner ici les règles de la ponctuation pour tous les cas possibles. Toutefois , sans nous ériger en ' législateurs delà langue ^ nous nous permettrons de présenter en peu de mots le résumé des observations qui nous ont été iouraies par Texpérience.

Rien n*est plus arbitraire par le fait que la ponc-

luaLioii; rien ne devrait être plus invariable. Chaque auteur ponctue selon qu'il coupe ses phrases en par- « lant,. par conséquent d'une manière conforme à sa

prononciation. Tous craignent d'enfreindre les règles de la s>Htaxe; et la plupart semblent ignorer (jue la ponctuation ait les siennes. Cependant l'une et l'autre sont parties intégrantes de la langue , et ont leurs principes égalément inviolables. S'il en était autrement , tel système de ponctuation qui conviendrait à un écrivain semblerait insupportable à une partie de ses lecteurs. Il est donc nécessaire de ramener chaque méthode particulière à ulie méthode uniforme , pour

éparguer à la lecture des entraves uubibles ; ei cette juridiction est du ressort de la typographie.

Voici, en trè^eu demots, les principales r^gfles que nous dcsircrions voir constammeiiL luainieunes.

La virgule est de toutes les ponctuations ceHe dont la valeur est la moindre. £lle marque les pauses les plusfiiibles dans le discours, les suspensions de sens , les différentes jku ties d'une ënumération. Elle ne doit séparer le substantif de Tadjectif , du pronom relatif ou du que adverbe que lorsque ceux-ci' n'en sont qu'une circonstance accessoire et non une mo* (lilîcatiuii essentielle. On ne la place jamais devant la conjonction et lorsque celle-ci réunit les deux derniers termes d'une accumulation. Elle ne doit point s'mterposer entre le sujet et le verbe qui en dépend , lu eutre celui-ci et son régime, non plus qu'entre deux termes comparatif. Les incises se placent entre deux virgules, et s'isolent ainsi de ce qui précède et de ce qui suit. La virgule est la plus usuelle de toutes les ponctuations; c'est de son emploi que dépend Tintelligence et la clarté du sens; on ne saurait donc y apporter trop d'attention.

Le pom/ - virgule s'appelle aussi petit -que , parce quautri lois dans les éditions latines il servait à Tabrémtion de la conjonction enclitique que, et qu'on imprimait ubiq ; pour uhique, La valeur de cette /wmttualion suit immédiatement celle de la virgule. Le pml'virgule marqtie les différents membres d'une phrase , les parties d'une période et le passage de ses

divers pointa 4e vue. 11 précède ordinairement ie^ conjoncttom or, inais, car, et généralemcooit celles qui %eryeiit à distîngiier dim le Faifoiinemenlles prémisses de la conclusion. ■ ... - ' •-

Xe (àuJP'poaUs ( ou comina ) a quelquefois la même vatol? <^ le pçmHfkgifk* Il remplace oduî-ci lorsqoe^ la particiile coj^Qncdye ou disjonctive qui devrait le suivre est sons-entendue. Il se met aussi devanf un dernier membre de phrase qui sert de résumé ou de oo)Qe)u4Q»i' à ce qpi piéoèàBf ou dewwf. «ne énuinération -a^dsoncée par le mot Mvoir on piar m équiva^r lem. ^nfiu il est s\g}ie de citation ou d allocution.

h^ P&itU efiUt I4 plMS forte- des ponetwalims. qucfiit à la ydeur. H indique la. fin de la pâirasé et le conplé^ nient du sens. Plusieurs points consécutif in4iquent une lacune o|i une suspension.

de point à(àlk toiyours être ànivi à^vaoiè grande capitale , excepté damcertains cas où il est emplo^f^oomme signe d abréviation. i .

Le point t£ùi^rrogatiÀm et \q poml d'ejciUanuUwn, dont la mlenr est- indiquée suffisamment par leuf dénomination respectiye , suivent ordinairement un sens fini. Cependant i^is setrouyei^ quelquefois placés dans l'intérieur^ de la. phrase I à la suite de certaines iuter-^ jectiona^ Ilest ei^coar^ d'iditres cas q^-ces deux pone^ tttotùms se mettent à la fin de simples membres de phrase y de ceux, notamment où cesse l'interrogation ou Texdamfltion ; et conséquemment ils* nfeixigeiit point la capitale après eîi3(. Par eiempie , dam lé^

j>ériodcs qui renferment certaines répétitions ou certaines formes énumératiyes , pour indiquer au lecteur, avant la fin de la phrase, l'intonation qu'il doit prendre suivant que cette phrase est suivie de l'une ou de l'autre de ces ponctuations , elles remplacent la virgule ou le point-virgule.

L'usage des Espagnols de faire précéder la phrase du signe retourné , indépendamment de celui qui la suit, remplit beaucoup mieux encore ce but d'utilité.

Nous regrettons de n'avoir pu accompagner d'exemples les règles que nous venons d'énoncer sommairement, et cependant aussi complètement que possible. Ce travail nous aurait entraîné trop loin dans un genre de dissertation qui, tout succinct qu'il est, n'en est pas moins déjà une digression au fond de notre Traité, et nous aurait exposé à des omissions plus graves que nos citations n'eussent pu être utiles. De toutes les opérations grammaticales , la ponctuation est celle qui avoisine le plus le domaine de la typographie. C'est une des attributions de cet art que de veiller à l'observation de son analogie constante, comme de ramener l'orthographe à des principes fixes et uniformes. La régularité d'un ouvrage sous ce rapport , et celle de son exécution matérielle , sont deux qualités sans le concours desquelles il n'existe point de perfection. Un bon livre, quel qu'en soit l'objet, est une grammaire pratique dans laquelle les lecteurs doivent trouver l'application fidèle des théories de la langue; et la plupart d'entre eux ne doivent la connaissance

de ses principes qu'à ce genre d'expérience. L'Imprimerie ^ aux yeux d'un grand nombre de personnes qui ne saTent pas se rendre exactement compte de ses erreurs , a un caractère d'aut^enticilë qui feit qu'elles hésitent à les recoiuiaitre. Il est donc du devoir de ceux qui l'exercent de prévenir les dangers qui peuvent résulter d'une prévention aussi heureuse^ ou plut6t de chercher à la consolider et à la convertir en une opinion fondée et durable de son iniuiiiibiiité.

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