INTERLIGNES
Les inUrlignes sont des lames de fonte dont le principal emploi est de séparer les lignes entre eUes, ainsi que ce nom le fait connaître.
L'^aisseur et la longueur des mUrUgnet aubÎMent de nombreuses variations. 11 en existe, depuis un
point d'épaisseur jusqu'à six , avec les forces de corps fractionnaires. On n'eu fond pas au-dessous d'un point y si ce n'est avec un alliage particulier | encore n'en peut-on pas fiiire sur ce corps de toutes les Ion* gueurs , ni même au-dela de la justification d'un inoctavo. Celles de six points sont les plus fortes que l'on fitfse généralement , quoique souvent on interligne davantage ; mais , dans ce cas , on les combine avec de plus mmceSy pour obtenir' l'épaisseur demandée.
La longueur des mUrlignês est extrêmement variable dans ses proportions relatives. Cette irrégularité tient à ce que les justificatious , qui exifrent des ùiUrUgnes de leur mesure, se créent successivement , et que la diversité des goûts influe sur leur formation plutôt que les calculs fixes qui devraient sans cesse y présider.
Voici quelle est notre opinion à l'égard de la création dWe écbelle èiinierligfies,
Nous supposons une imprimerie qui s*élèvë , ou qui retiouveile, soit intégralement, soit en détail, toute cette partie de son matériel.
Regardant comme abusive la fecilité que Ton a de iiiodifici ai hitTalrement la loiit^ucur des iiHcrligms , nous voudrions assujettir cette longueur à une progression uniforme , en établissant toutefois , pour certaines classes de formats , plusieurs séries de degrés. A l'aide du typomètre, et pour plus de sûreté en cas de
fonte uitérieure y nous choisirions pour base de cette opération un nombre entier de points typographiques ,
et même un nombre divisible par une force de corps usitée, comme trois , quatre, six points , etc.
fiioaa prendrions > par exemple, pour point de départ de Véchelie ascendante VinUrUgnê de 120 points,
et nous distinguerions quatre classes, diiiérencié^ l'une de l'autre par le degré servant de terme de proportion.
La 1*" classe comprendrait dix degrés èiintérlipies, de quatre poiiUs ciiacun, et conséqucmment monterait de 120 à 160 points.
La 2*** aurait quatorze degrés de six points ; elle commencerait à 16J2 points , et finirait à 246.
La S*"*" comprendrait huit degrés de douze points, de 268 à 3ô4.
La 4''*' aurait le degré de seize points , et en contiendrait huit ; elle monterait de 368 à 49(> points.
Dans la première de ces catégories seraient compris les petits formats, depuis Tin^'trente-six jusqu a Tinseize. Qiiant aux formats inférieurs et aux justifications de colonnes , comme ces cas sont plus rares , leurs interlignes seraient l'objet d'une lonte particuhère , et non assujettie aux mêmes règles que les autres* La seconde commencerait au petit in-douze et finirait an grand in-octavo. Les degrés u en sauraient être trop multipliés , parce que les inUrlignes de cette série sont d'nn usage très-fréquent. La troisième serait destinée aux in*quarto , et la quatrième aux in-ibiio.
Digiti/ca by Goo^l
Quant à la force de corps de ces iMerlipies , ello serait le plus souvent déterminée par la nécessité du moment. Cependant celles des deux premières classes pouriâiciit provisoireiïieiit être loaclues sur deux et sur trois poinls» les autres sur trois et sur quatre » ces épaisseurs éttat dans tm rapport assez constant avec les formats.
Les mtcrUpies devraient être désignées par des numéros d'ordre d'une seule série pour toute Técheile.
Lorsque des mterlignei du même numéro seraient fondues sur deux épaisseurs très - rapprochées , on pourrait eu distinguer une par un cran pratiqué à l'une de ses extrémités.
Il se présente fréquemment des formats pour lesquels il n'existe pas interlignes assez longues. Dans ce cas on en met deux, au bout Tune de Tautre, égales d'q[>aisseur^ mais différentes de longueur, pour que les lignes ne fléchissent pas dans le milieu. Lorsqu on se sert de ces interlignes de deux, pièces » il faut avoir soin de les alterner dans leur position* Cette seule pi^aution peut assurer la solidité de la page.
. Les irUerlignei servent aussi à j eter des blancs ; mais il faut les ménager y et se servir lepluspossiMe de cadrats.
Le compositeur dépose ordinairement ses «n^^/i]^^ dans \\u\ tles cassetins du haut It^ moius usuels et en même temps le plus à portée de la main.
Les mUrligtUs doivent être |^ées dans une rés«arve en forme de casier , dont chaque compartiment porter
pour étiquette le nniuéro , la longueur et la iorce de oorps de chaque sorte.
Nous devons avouer que l'étendue de ce plan pourrait né pas convenir à toutes les imprimeries; mais il sera toujours facile d'en faire Tapplication en réduisant le nombre de degrés de cette échelle , et en changeant leur valeur. Nous Toffrons donc moins comme règle que comme exemple ^ et pour prouver l'utilité d'une base et d'une mesure établies sur des calculs invariables.
Aucune loi typographique ne détermine la force de VinUrligne, suivant le format et le caractère, ni son absence totale. Cette condition est soumise aux règles do goût ou à des convenances éventuelles.
CHIFFaSS.
Les chiffres sont les signes représentatifs des nombres. Il est certains nombres qui y suivant une con> vention typographique » sont parties intégrantes de différentes séries d'objets qu'il devient inutile d'ex* primer , parce que la position constaïiiiut^iii uiiilorme des ch^Jres les lait suDOsamment connaître. Ainsi, lorsqu'en ouvt'ànt un livre on aperçoit à la ligne de téte un nombre placé ^ soit au milieu de cette ligne s'il n'y a pas de titre courant, soit dans le cas contraire à l'extrémité de la ligue près de la marge extérieure^ on sait que ce nombre appartient à la série des folios , bien qu'il ne soit accompagné d'au-»
isoùe indioaiion. On sait pareillement que le nombre placé au commencement de la ligne de pied est le
si^e de la tomaison , et que celui qui est rejeté à l'autre bout désigne la icuillc ou partie de feuille, suivant la règle fixée à cet égard pour chaque format.
Il y a deux espèces de chiffres : arabes et romains* Quoique dans certains cas on se serve indifféremment des uns et des autres , leur emploi est néanmoins assez généralement spécial pour que Ton puisse en établir la distinction.
Les chijjres arabes sont d'un usage plus fréquent : d'abord parce que leurs formes y dilïerentes de celles des lettres , préviennent toute confosion entre ces divers signe^s; ensuile parce que ces formes, étauLplus simples, facilitent l'étude du lecteur , comme elles abrègent le travail du typographe.
L'utilité de cette sorte de chiffres n'est jamais plus sensible que dans les ouvrages de calcul et de mathématiques; en effet y par leur moyen , les nombres , ainsi que les différentes catégories dont ib se composent , peuvent être rangés dans un alignement parfait y facilite u es-importante , et qui a dCk contribuer puissamment aux progrès des travaux scientifiques* En général les noms de nombres cardinaux sont exprimés en chiffres arabes.
11 n'y a point de chiffres itaii(jues , ou au moins il en existe fort peu , et Ton n'en fait plus dans les fonderies , la forme droite étant regardée comme incom«>
purabieinent préférable pour Taliguement vertical des
nombres nécessaire dans les opérations d'arithmétique.
Chaque caractère doit aYoir des ehiffns sopërieiirs ,
dont on se sert principalement pour les renvois de notes.
Le» ekiffrti arabes sont tous fondas sur une épai^ aenr eommiiiie , qui est le demi-^atdratbi do corpe.
Cette identité de mesure est de la plus grande utilité dans les tableaux dont les oolonnes. oontienneut des nombres y tant pour l'alignement des thiffres .c^^à pour la justification des U^es , qui n'ont pas besôin dans ce cas d'être passées au composteur.
On commence à. fondre, de», chiffré» qui ont entré eux une même hantettr d'oui. Cetie imitation du ^oétt anglais est assez heureuse; elle donne aux nombres un aspect à la fois plus saillant et phAs.réguiien
Le» cki0m romains s'emploient assez conimunëment dans les titres, par la raison qu'ils cadrent mieux avec les capitales ( puisqu'ils en sont eux-mêmes) qu^e&cA^r^^ arabes, qui généralement ont r<£il d'une lettre bas-de-casse. Ik sont italiques ou romains, soir* vant. que Teidge leur position, ik se mettent également en petites et en grandes capitales, et suivent en cela 1^. proportion des mots qui entrent dans la même ligne. Ayec le bas-de<»sse, ib se mettent plus ordinai^ rement en grandes , et notamment dans le cas oà ils accompagnent un nom propre, comme Louis IX, ffênriJF,
, On ne se sert- de ekiffires romains pour numéroter
les pages que lorsqu'il y a deuxpagiiàationâ différentes dans un volume.
Voicfi l'arrangement des grandes capitales pour la
représentation des nombre:» , avec rindicatioii de leur videur: