‹ Traité de la typographie (volume 5)Chapitre 16 sur 126 · ACCOLADE · texte numérisé non relu

ACCOLADE

\^ accolade est un crochet brisé dans son miheu e» angle sortant. La figure suivante , très-connue d'ailleurs , qui en offre le modèle , rendra cette définition plus claire.

Elle sert à embrasser plusieurs objets , soit pour e» former un tout , soit pour indiquer les points de communauté qu'ils ont ensemble. C'est dans les tableaux et dans les ouvrages à calculs et à classifications qu'elle s'emploie le plus fréquemment. Elle se place , suivant le besoin , dans le sens horizontal ou perpendiculaire, mais toujours de manière à ce que les objets accolés soient compris en dedans de sa partie concave , sans excéder ses extrémités.

Les accolades sont généralement fondues sur nompareille y OU corps approchant , afin qu'elles puissent être combinées avec des filets sans parangonnage. D'un autre côté , elles ne peuvent guère être d'une force inférieifre , à cause de l'angle et des tournants. Quant à leurs différentes longueurs, elles doivent former 1% progression la plus graduée possible. Une échelle A^ accolades bien complète doit commencer à douze points , et monter jusqu'à six pouces environ d'étendue. Les distances ne doivent pas être de plus

de deux points , au moins pour la première moitié, qui est la plus usuelle. ArriTées à un certain degré , cent cinquante points par exemple , elles deviennent trop difficiles à fondre d'une seule pièce; les deux parties se font alors séparément. Quelquefois même, lorsqu'elles sont d'une trop grande dimension, on fond isolément le bec et des bouts de crochets, et l'on remplit avec des filets toute la partie intermédiaire.

APOSTROPHE f).

\u^ apostrophe, dans la langue française , est le signe de l'élision.

Les mots qui s'élident et qui premient V apostrophe sont:

Les articles la, k;

Les pronoms personnels/^, me y te, se;

Le pronom démonstratif ce;

Les conjonctions de, que, et de plus les adjectifs et adverbes dont celle-ci est la terminaison , conune quelque, jusque, lorsque , puisque , quoique, etc. , pourvu toutefois que le mot qui occasione l'élision n'ait pas plus de deux syllabes , et même pas toujours dans ce cas.

On voit qu'à l'exception de l'article féminin la c'est Ve .muet qui s'élide dans tous ces mots.

\Ji de la conjonction ^/s'élide devant le pronom il.

11 y a quelques autres élisions admises par la gram> maire, telles que celle de l'adjeotif féminin grande, dans

les exemples suivants : grani chambre ^ grandC chose, grand' croix , grand* mère , grand' messe , grand' rue , grand'tante.

Dans tous les cas ci-dessus mentionnés Y apostrophe se place , sans espace ayant ni après j entre le mot élidé et le suivant. On ne doit jamais diviser un mot d'une ligne à une autre après une apostrc^he.

Il est certains ouvrages, notamment des pièces de théâtre , dans lesquelles , mettant en scène des paysans ou des gens du peuple y et pour imiter la prononciation vicieuse de ces personnages, on élide quelques voyelles ou diphthongues soit à la fin, soit dans Tintérieur des mots. Lorsque l'élision se fait à la fin , le mot qui la subit doit être suivi d'une espace comme à l'ordinaire.

Cette règle est également applicable à la composition de quelques idiomes étrangers , tels que l'anglais, l'italien, le portugais, l'espagnol, qui, dans les vers principalement, offirent de nombreux exemples de mots élidés par aphérèse, par syncope et par apocope.

\J apostrophe, dans sa configuration typographique, est une petite virgule placée à l'extrémité supérieure de la lettre.

Elle est fondue à vif sur les deux parties de son épaisseur, pour que l'approche en soit parfaite lorsqu'elle ne prend pas d'espace.

ASTERISQUE OU ETOILE (^).

Ce signe , exprimé par deux mots synonymes sous le double rapport de leur représentation et de leur étymologie , sert à différents usages.

On l'emploie comme renvoi , avec ou sans parenthèses, et lorsque le nombre de ces renvois ne s'élève pas au-dessus de trois ou de quatre ; car autrement y sans parler de Taspect déplaisant d'un grand nombre d' astérisques placés de front dans le courant d'un texte, Tœil se fatigue à les compter , ou même il peut se méprendre.

U astérisque sert de signature aux cartons refaits, indépendamment de celle qu'ils peuvent naturellemezit porter.

On fait suivre quelquefois à^ astérisques l'initiale d'un nom; et alors leur nombre est égal à celui des syllabes de ce nom.

On convient souvent d'employer ce signe dans des dictionnaires , dans des catalogues , dans des tables , ou autres compositions de ce genre , pour distinguer certains articles. En pareils cas , la valeur conventionnelle de ce signe doit être indiquée en tête de l'ouvrage dans lequel on s'en sert.

U astérisque est fondu en supérieure; son épaisseur . est à peu près le quart du cadratin.

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