COPIE
On appelle copie, par une singulière altération du véritable sens de ce mot, Toriginal, imprimé ou manuscrit , qui sert de modèle pour la composition.
S'il est avantageux pour un compositeur d'avoir une copie bien nette, peu chargée de ratures, dont les renvois soient clairement indiqués, et dans laquelle la ponctuation soit observée avec exactitude , les mêmes soins n'intéressent pas moins un auteur, par la correction qui en résulte aux épreuves , et que cela assure pour l'impression définitive. Il serait à désirer que toutes les personnes qui font imprimer fixassent leur attention sur cette vérité malheureusement trop démontrée par l'expérience , que, par l'effet d'une copie inexacte, une faute grossière en elle-même, mais cachée sous une légère apparence de raison, peut échapper à plusieurs lectures, jusqu'au tirage où il n'est souvent plus temps de la relever. Cette recommandation , que nous nous permettons de faire aux auteurs dans leur propre intérêt, s'adresse plus particulièrement à ceux dont les ouvrages, traitant un sujet spécial , ne peuvent être compris que d'un petit nombre de lecteurs , et dont , par cette raison même,
la copie doit être servilement suivie à la composition. On ne doit pas être moins attentif dans le choix des copus imprimées ; car il en est beaucoup qui , pour la réimpression, ne présentent pas moins de chances d'incorrection que n'en présenteraient souvent des copus manuscrites. U faut donc, dans ce cas, ou choisir celle des éditions précédentes qui passe pour être la plus correcte, ou faire lire par un correcteur celle que Ton adopte, lorsqu'dUe est fautive dans le texte ou dans la ponctuation. Ces précautions sont de la plus grande importance. Sî on le& néglige , les éditions vont toi:^)(mrs en se détériorant , pu^qu'aux anciennes fautes, qui se perpétuent, se joignent en plus ou moins grand nombre celles qui résultent inÊdllible» ment de la réimpression.
signes' USITÉS DANS LA COMPOSITION.
Il y a dans la typographie plusieurs espèces de signes. Les principaux sont ceux d'astronomie , d'algèbre et de pharmacie.
Indépendamment de ces signes, qui ont un usage spécial , il en est d'autres qui servent fréquemment dans des ouvrages de tous genres , et dbnt plusieurs sont des auxiliaires des ponctuations. Nous allons en donner l'énumération , en fieûsant connaître la valeur de chacun d'eux , les différents cas où ils s'emploient, et les particularités typographiques dont ils peuvent être l'objet.