FEUILLE
On appelle ^aï7& le nombre de pages nécessaire pour remplir le papier imprimé , quel que soit le format de l'ouvrage. Par exemple la feuille in-octavo se compose de seize pages, parce que dans ce format le papier se ploie en huit parties ou feuillets, dont chacun porte une page imprimée à son recto et une à son verso ; la même règle s'applique ?i\iyi feuilles de tous les formats; ainsi \!\ feuille in-douze contient vingt-quatre pages; Idi feuille in-dix-huit en a trente -six, etc. La feuille s'impose dans deux formes , dont chacune est destinée à imprimer un côté de hi feuille Ae papier.
Va feuille sert de mesure commune pour la composition dans tous les formats possibles ; c'est la base sur
laquelle sont établis tous les prix de main-d'œuvre, tant pour la composition que pour le tirage. Les feailks, lorsqu'il s'en trouve plusieurs de réunies, tirent leurs noms de leurs signatures.
lae/oUo est le signe de la pagination. Il s'exprime , soit en chiffres arabes , soit en chiffres romains. La première manière est la plus généralement usitée; et c'e^t elle qui sert à la pagination du corps des volumes : la seconde n'est en usage que ipoMt /olioter les parties d'ouvrages qui s'impriment séparément ou après coup, telles qu'une préface , une introduction , un avertissement y un avant-propos ^ et en général les parties liminaires d'un ouvrage. Alors , comme on recommence la série àes folios qui a commencé avec le texte de l'ouvrage , on est forcé y pour éviter une répétition choquante et désagréable à l'oeil , et de plus susceptible d'occaiioner de la confusion /de difTérencier les folios de chacune des deux séries. Dans ce cas on l'exprime , soit avec des lettres du bas-de^-casse , soit avec des petites capitales.
Les folios se placent toujours en tète des pages \ mais cette disposition se fait de deux manières différentes y savoir, au milieu de la ligne de tête , ou à son extrémké extérieure. On se sert de la première , lorsque l'ouvf âge ne prend pas de titres courants ; alors on enferme \q folio e»ftre deux parenthèses , qui
sont séparées des chifires par un demi-cadratin. Le second cas est applicable à tous les oayrages portant des titres courants ( et leur nombre est beaucoup plus considérable que celui des premiers ) ; on y rejette le folio au bout de la ligne , du côté de la marge extérieure , sans aucun entourage et bien détaché du titre. Toutes les fois que \e folio s'indique de cette manière^ il se place à gauche aux pages paires et à droite aux pages impaires.
En général , quelle que soit l'espèce de chiffres par laquelle son ordre numérique soit représenté , on emploie le plus ordinairement le caractère du corps de Touvrage.