DÉCOUPURE DS LA FRISQUETTE
Lorsque les pointures sont en place , Kimprimeur adapte la frisquette au tympan , touche la forme y abaisse le tympan et tire légèrement le barreau , afin de voir quelles sont les parties de la frisquette qui doivent être découpées. Les pages ou parties de pages blanches doivent être garanties par la frisquette; en
conséquence elle doit demeurer intacte dans tous les endroits qui correspondent à ces blancs.
La frisquette doit être découpée avec une grande précision , et toujours de manière à ce qu'il y ait assez de distance entre les parties pleines et la lettre pour que celle-ci ne soit point couyerte lorsque la frisquette vacille dans les couplets, et en même temps à ce que la feuille ne puisse pas être maculée par les garnitures ou les lignes de pied.
Lorsque la frisquette a été découpée, Timprimeur tire une feuille , pour voir si la frisquette ne mord pas , c'est-à-dire si la lettre n'est pas restée masquée sur les bords , afin d'y remédier avant le tirage.
L'imprimeur ne doit pas découper sa frisquette sans s'être assuré préalablement qu'il ne sera apporté aucune modification à la distribution des blancs. Autrement il s'exposerait volontairement à recommencer ce travail.
Lorsqu'une forme est très-pleine , les bandes de la frisquette sont quelquefois trop étroites pour résister pendant toute la durée du tirage. Dans ce cas on les remplace par des ficelles , qui sont fixées au fer de la frisquette , ou , ce qui est préférable encore , par de petites bandes de parchemin.
Une presse doit toujours être munie de trois frisquettes au moins, savoir, deux moyennes et une grande. Il arrive souvent que des ouvrages de différents formats s'y tirent alternativement ; et il est nécessaire que l'imprimeuj* conserve une frisquette
pour chacun d^eux. Il en résulte une économie de temps également profitable à Touvrier et'au maître.