‹ Traité de la typographie (volume 5)Chapitre 93 sur 126 · TOUCHE · texte numérisé non relu

TOUCHE

La louche est le travail de celui des àpx\ io^ri'^ meurs - qui est chargé de prendre l'encre , de la

distribuer , et d'en enduire la forme. Cette fonctioir est d'une grande importance , et demande l'attention la plus soutenue. II est telles opérations du tirage qui ne requièrent que des soins momentanés , entre autres la mise en train ; mais la touche exige une surveillance infatigable. Elle doit donner ponr résultats une couleur ferme , pure , et toujours égaie ; telle enfin que la lettre soit entièrement couTerte, et en même temps que les moindres traits viennent dans toute la finesse de leur gravure. L'ouvrier qui touclie ne doit jamais laisser tirer plus 4e quatre feuilles sans examiner le tirage , afin de voir si la couleur se soutient, s'il doit prendre de Tencre, s'il n'y a pas de lettres à nettoyer^ nt d'espaces ou de cadrats à baisser.

La louche s'opère , soit avec les balles , soit avec le rouleau.

Si l'on se sert des balles , il faut passer fréquemment le broyon sur l'encre , que Ton étale en petite quantité au bord de l'encrier ; si Ton emploie le rouleau , il suffit de tourner la manivelle du cylindre ^ pour renouveler la coucke d'ancre qui &'y attache.

Quel que soit celui des deux procédés dont on fasse usage , il faut , avant de commencer le travail j faire bien prendre les cuirs ou le rouleau , les décharger sur une feuille de papier collé lorsqu'ils sont trop encrés , les distribuer sans relâche , et prendre l'encre en petite dose et à de fréquentes reprises.

La forme doit être parcourue trois ou quatre fois

par l'instrument qui sert à toucher, et davantage, lorsque sa plénitude l'exige spécialement.

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