RETIRA.TION
La retiration (1) est le tirage du second côté da papier.
Lorsque l'ouvrage tiré est imposé par demi-feuille, le papier se met en retiration sur la même forme , soit après la totalité du tirage en blanc , soit après une partie seulement , si le tirage est trop considérable. On doit éviter, quand on le peut , de mettre du papier trop promptement en retiration ; mais d'un autre côté il est bon de ne pas l'y mettre plus tard que le surlendemain du jour où il a été tiré en blanc.
Quand tout le papier a été tiré d'un côté, l'imprimeur l'enlève du pupitre , et le retourne dans le sens requis par le format.
Pour l'in-douze , le papier se retouhie daiis le sens le plus étroit , ainsi que l'indique d'ailleurs la position des pointures.
Pour l'in-octavo et tous les autres formats, le papier se retourne dans le sens le plus large , excepté dans certaines impositions combinées , où il doit être retourné in-douze. Dans ce cas le prote doit en prévenir l'ouvrier.
L'imprimeur donne tierce de la seconde forme,
(i) Le mot retiration est évidemment le substantif réitération, corrompu par le langage technique. Les Anglais le traduisent par réitération , ce qui vient a l'appui de notre remarque.
TIRAGE. 2o5
Tarréte dans la même position que la première , examine Iç registre , vérifie la garniture , et diminue d'un tour de vis le foulage de la presse.
Il place sur la marge une feuille de papier de décharge. Le but de cette feuille est de recevoir une partie de l'encre du premier côté qui se détache infailliblement à la retiration par l'efTet du contrefoulage. Cette feuille doit être renouvelée par l'imprimeur y dès qu'il peut craindre qu'elle ne macule la feuille imprimée. On emploie ordinairement pour cela un papier fin et égal de fabrication pour qu'il ne nuise point au tirage , moelleux pour, qu'il ménage la lettre , et légèrement collé , afin qu'il ne lâche pas l'encre trop facilement.
La feuille de décharge se glisse sous les pointures , qui la maintiennent. On la colle ordinairement du bas, et on l'écorne comme la marge, pour éviter qu'elle ne s'enlève avec la feuille que l'ouvrier prend sur le tympan.
Ces dispositions faites, l'imprimeur apporte à la mise en train les modifications que demande la nouvelle forme. ^
Les feuilles se pointent au lieu de se marger. Cette opération demande de l'attention. Si la feuille n'est pas bien fixée dans les pointures , elle peut glisser , ou les trous peuvent s'agrandir , ce qui détruit la justesse du registre.
2oG PARTIE II, CHAPITRE II.