‹ Traité de la typographie (volume 5)Chapitre 99 sur 126 · ROULEAU · texte numérisé non relu

ROULEAU

Le 'rouleaa est uœ composition de mélasse et de gélatine coulée sur un mandrin en bois. Les deux poignées sont adaptées à une bande de fer, recourbée en équerre à ses deux extrémités. Cette monture est maintenue par une tringle également en fer; qui, traversant le mandrin dans sa longueur , est fixée à Tun des bouls' de la monture par une rivure et à l'autre par un écrou. Le diamètre du rouleau est de trois pouces environ.

Pour fondre le rouleau, on fait détremper la gélatine dahs Teau pendant vingt -quatre heures, en la retournant de six en six heures. La colle de Flandre est celle qui convient le mieux pour cet usage. Lorsque Teau, versée à fleur de la colle, a été absorbée par elle , on place la marmite qui la contient dans une autre marmite , pour que la colle fonde au bain-marie. On Técume , et , lorsqu'elle est entièrem^it dissoute^ on y verse pareille quantité de mélasse , et on remue le tout pour que la fiision des deux substances soit générale.

On verse la composition dans un moule de zinc. Lorsqu'elle y est restée au moins douze heures , on en retire le rouleau , et on l'expose à l'air pendant pareille durée , afin qu'il ait le temps de se rasseoir

et d'acquërir la consistance qui lui est nécessaire.

Il y a des moules doj^ifférentes grandeurs , attendu que les formés plus ou moins pleines demandent de& rouleaux plus ou moins longs»

Lorsqu'on refond de vieux rouleaux , il faut avoir soin d& les laver préalablemeht avec.de la lessive , pour les dégager de Tencre ou des autres corps étrangers qui pourraient y adhérer.

La température influe beaucoup sur les rouleaux; aussi doit-on en général ai établir la fslbrication dans un endroit où elle soit modérée. La gelée et le hâle les durcissent, de même que l'humidité les amollit; c'est pourquoi il eât bon d'en avoir toujours en réserve une partie qui soient un peu plus forts en gélatine 9 et l'autre plus forts en mélasse, pour que les changemeixts de temps ne puissait arrêter le travail des imprimeurs ou nuire à sa qualité.

L'encre se prend avec le rouleau, en l'approchant du cylindre. On le distribue sur la table , et on le passe quatre ou six lEbis sur la forme. Lorsqu'on cesse de s'en servir, on le nettoie avec de la lessive et on l'enduit de vernis pour lui conserver son élasticité. L'eau ne lui donne qu'une souplesse mcnnentanée ; elle finit par le durcir.

TABIB-ENCRIER.

La table-encrier remplace l'encrier pour les presses qui se servent de rouleaux au lieu de balles.

dette table est un peu plus large qu'elle n'est profonde. Sa largeur a pour me^re celle du cylindre; sa profondeur est déterminée par l'espace nécessaire pour la distribution du rouleau.

A l'un des côtés de la table j^ et ce côté se place dans le fond , est adaptée perpendiculairement une pièce de bois régnante, d'environ cinq pouces de hauteur. Cette pièce est doublée d'une plaque de cuivre. Devant elle , à environ deux lignes de distance y est placé un cylindre en fer de deux pouces et demi de diamètre. L'encre se met dans l'intervalle de la plaque de cuivre et du cylindre. Le. cylindre est mu par une manivelle qui broie l'encre et qui en fournit à l'extrémité opposée de son diamètre une légère couche qui est prise par le rouleau.

Derrière la pièce de bois sont placées quatre fortes vis qui diminuent ou augmentent l'intervalle servant de réservoir pour l'encre. On resserre les vis , lorsqu'on s'aperçoit qu'elle vient trop abondamment. A la partie supérieure de la même pièce . est adaptée une petite plaque de fer -blanc à charnière, qui se rabat sur l'encre et sur le cylindre pour les garantir de la poussière. La toile doit en être également préservée , pendant la cessation du travail , par un carton ou une planchette à cet usage.

La table et le cylindre doivent être établis pour les proportions du format jésus.

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