PLACEMENT DES POINTURES
Lorsque l’imprimeur a fait la marge, il place les pointures de telle manière que les ardillons soient perpendiculaires au pli qui existe dans le milieu de la marge , par conséquent qu’ils tombent dans les crénures du châssis. On avance ordinairement une pointure plus que l’autre , ou l’on en emploie une plus longue, afin que , dans le cas où à la retiration le papier serait mal retourné, on découvre facilement l’erreur. Bien que l’avancement des pointures sur le tympan soit à peu près arbitraire, nous pensons ([u’on doit les rapprocher le plus possible de la barbe du papier : en voici la raison. Le ressort de la pointure occasionne assez fréquemment, par son jeu, du papillotage sur le bord des deux pages placées près de la crénure du châssis ; or ce défaut doit devenir moins sensible à mesure qu’on les recule.
Pour le tirage de l’in-douze, pointures se placent au tiers de la feuille dans le haut du tympan; elles tombent dans la garniture au point qui sépare le pied du grand cahier de la tète du petit, et leurs
TIRAGE
trous indiquent la pliure et la coupure de la feuille. L’imprimeur doit, pour éviter une marge inégale, mesurer avec un compas la tète du grand cahier, la diviser par la moitié, et vérifier si telle est bien la distance des pointures à la tête des pages du petit cahier. S’il reste quelque irrégularité dans les marges, on reporte la différence dans le pied, ce qui est préférable sous un double rapport : d’abord parce que , le blanc de tête étant moindre , ses variations seraient plus visibles; ensuite parce que l’ébarbage du volume peut égaliser les marges inférieures de la page. Comme chaque pointure, dans ce format, sert successivement aux deux côtés de la feuille, elles doivent être de la même longueur, et leurs trous à égale distance du bord de la feuille.
La feuille, au tirage en blanc, se pique d’ellemême dans les pointures, sous la pression de la platine; à la retiration, il est nécessaire que l’imprimeur la place dans les trous déjà faits.