DÉCOUPAGE DE LA FRISQUETTE
Lorsque les pointures sont en place, l’imprimeur fixe la frisquette au tympan, touche la forme, abaisse le tympan et tire légèrement le barreau, afin de voir quelles sont les parties de la frisquette qui doivent être découpées. La frisquette ayant pour objet de garantir les pages ou parties de pages blanches, elle demeure intacte dans tous les endroits qui correspondent à ces blancs.
La frisquette doit être découpée avec précision.
et toujours de manière qu’il y ait assez de distance entre ses parties pleines et la lettre pour que celle-ci ne soit point masquée lorsque la frisquette vacille dans les couplets, et en même temps de telle sorte ({lie la feuille ne puisse pas être maculée par les garnitures ou les lignes de pied , ce qui arriverait si le découpage était fait trop largement.
Lorsque la frisquette a été découpée , l’imprimeur tire une feuille pour vérifier si la frisquette ne mord pas, c’est-à-dire si la lettre n’est pas restée masquée sur les bords, afin d’y remédier avant le tirage.
L’imprimeur ne doit pas découper sa frisquette sans s’etre assuré préalablement qu’il ne sera apporté aucune modification à la distribution des blancs. Autrement il s’exposerait à recommencer ce travail.
Lorsqu’une forme est très-pleine, les bandes de la frisquette sont quelquefois trop étroites et trop faibles pour résister pendant toute la durée du tirage. Dans ce cas on les soutient par des ficelles qui sont fcxées au cadre de la frisquette, ou, ce qui est préférable encore, par de petites bandes de parchemin.
Une presse doit toujours être munie de quatre fris- (quettes au moins : deux moyennes, et deux grandes, ces dernières de la dimension du tympan. Il arrive souvent que des ouvrages de différents formats s’y tirent alternativement, et il est nécessaire que l’imprimeur conserve une frisquette pour chacun d’eux, au lieu de la renouveler pour chacun de ces tirages; il en résulte une économie de temps également profitable à fouvrier et à la maison.
TIRAGE