‹ Traité de la typographieChapitre 108 sur 199 · FOULAGE · texte numérisé non relu

FOULAGE

Le foulage de la presse en bois dépendait de la force qu’on employait en tirant le barreau ; celui de la presse en fonte se détermine d’avance au moyen d’un régulateur.

Il est important de le modérer en raison de la légèreté de la forme ; il doit naturellement être plus fort lorsque la forme est chargée et d’un caractère fin. C’est la multiplicité des lettres , et non leur grosseur, qui exige une pression plus puissante : ce fait n’a pas besoin de démonstration.

L’imprimeur doit régler d’avance son foulage sur ces données. S’il est trop faible, il produit une impression superfieielle , imparfaite , où la lettre n’est qu’effleurée, et où les parties fines ne viennent pas. S’il est trop fort, le tirage est creux et manque de pureté, les fins et les gras de la lettre se confondent , et le caractère se fatigue et s’arrondit plus promptement.

La modération du foulage, réglé dans une juste

mesure, entre donc pour beaucoup dans la qualité d’une impression.

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