TOUCHE
La touche est le travail de celui des deux imprimeurs qui est chargé de prendre l’encre, de la distribuer, et d’en couvrir la forme. Cette fonction est d’une importance capitale , et demande une attention soutenue. 11 est telles opérations du tirage qui ne requièrent que des soins momentanés, entre autres la mise en train ; mais la touche exige une surveillance incessante. Elle doit donner pour résultat une couleur franche, pure, et toujours égale ; telle enfin que la lettre soit bien couverte , et en même temps que les moindres traits reproduisent la finesse de leur gravure. L’ouvrier qui touche ne doit jamais laisser passer plus de quatre feuilles sans examiner le tirage , afin de voir si la couleur se soutient, si elle monte trop ou si elle tombe, s’il doit prendre de l’encre, s’il n’y a pas de lettres à nettoyer, d’espaces ou de cadrats à baisser.
La touche s’opérait autrefois avec les balles ; maintenant elle se fait avec le rouleau.
Lorsqu’on se servait des balles, il fallait passer fréquemment le broyon sur fencre, qu’on étalait en petite quantité au bord de l’encrier ; aujourd’hui qu’on emploie le rouleau, il suffit de tourner la manivelle du cylindre, pour renouveler la couche d’encre qui s’y attache.
11 faut, avant de commencer le travail, échauffer
TIRAGE
le rouleau sur la table, le décharger sur une feuille de papier collé lorsqu’il est trop encré , le distribuer sans relâche , prendre l’encre à petite dose et y revenir^ souvent.
La forme doit être touchée trois ou quatre fois dans les cas ordinaires, et davantage si la nature de sa composition l’exige spécialement.