‹ Traité de la typographieChapitre 113 sur 199 · RAME, MAIN, FEUILLE · texte numérisé non relu

RAME, MAIN, FEUILLE

La rame se compose de cinq cents feuilles, distribuées ordinairement par cahiers de vingt -cinq feuilles chacun, qu’on appelle mains.

Certaines fabriques ont l’habitude de laisser les feuilles ouvertes; et souvent, dans ce cas, elles en font des paquets de mille. Cet arrangement a quelques avantages, et notamment celui d’éviter le pli du milieu, qui, dans les papiers épais notamment, disparaît difficilement, malgré la trempe, sans laisser des traces, et qui porte sur l’impression dans certains formats, tels que l’in-douze et l’atlas.

Mais le bénéfice de cette méthode est loin de compenser les inconvénients qu’elle peut occasionner, et avant tout celui de rendre moins aisée la vérification du nombre de feuilles, la perte de temps qu’elle nécessite en forçant à les compter une à une , et le risque auquel elle expose d’effectuer des tirages incomplets.

Il faudrait, pour obvier aux inconvénients tout en conservant les avantages, que les fabricants eussent le soin, en tenant les feuilles ouvertes, de séparer chaque main par une marque. Cette précaution préviendrait toute erreur.

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