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PEAU DE VÉLIN

Le tirage de la jjeau de vélin comporte des soins minutieux et attentifs, sans lesquels on courrait le

TIRAGE

risque de n’arriver qu’à un résultat imparfait et de perdre cette peau, qui est d’un prix élevé, surtout lorsqu’elle est de belle qualité et de grand format.

Avant tout il importe de faire choix d’une peau bien unie, exempte de taches, et également préparée sur toute sa surface.

Au moment de l’employer, il faut passer dessus avec légèreté, soit un linge fin, soit un tampon de papier moelleux , pour enlever ce qui pourrait y rester de la poudre de chaux avec laquelle elle a été poncée par le parcheminier.

On la ramoitit un instant en l’intercalant dans du papier modérément trempé, et en ayant la précaution de la retirer avant qu’elle soit trop pénétrée d’humidité ; autrement elle goderait et refuserait l’encre. Il est utile de la glacer quand la forme contient des vignettes. En attendant la retiration , la p)eau doit être placée entre deux plateaux et garantie par des feuilles sèches.

Pour tirer la peau, il faut choisir le temps où la mise en train est complètement terminée , où la forme prend bien son encre , et où le rouleau est convenablement échauffé; en un mot, le moment le plus opportun pour n’apporter sciemment aucune chance contraire à un tirage dont le résultat laisse toujours quelque incertitude. A la presse manuelle, le coup de barreau doit être donné sans hésitation, mais sans sécheresse et en modérant la pression.

Il y a de grandes précautions à prendre après le tirage pour éviter tout frottement, parce que

l’encre reste à la surface de la peau et ne la pénètre pas. L’étendage doit se faire à plat, dans un lieu frais, et le séchage doit être lent et gradué.

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