BANC
Le banc est une espèce de table foncée sur trois côtés. La partie supérieure est destinée à recevoir le papier à imprimer et celui qui sort de la presse. Les feuilles à imprimer sont placées à l’extrémité la plus voisine du train, et sur un pupitre adapté au banc; au moyen de cette pente elles glissent plus facilement lorsque l’ouvrier les prend pour les placer sur le tympan.
Il y a dans la partie supérieure du banc un tiroir, dans lequel l’ouvrier dépose ses étoffes et divers menus objets qui lui sont nécessaires pour son travail. La partie inférieure forme une espèce de coffre, où il peut mettre encore le papier de décharge, le papier de hausses , les maculatures , le taquoir, le décognoir, le marteau et les autres ustensiles dont il fait usage.
Le banc se place à l’extrémité des bandes de la presse. Il doit former avec elle un angle d’environ soixante-quinze degrés, de manière que l’ouvrier qui touche, et qui est chargé d’examiner le tirage, ait à parcourir le moins d’espace possible sans cependant gêner son compagnon.
On. appelle baquet, ou pierre à laver, une pierre creusée carrément dans laquelle on couche les
formes pour les laver. Les baquets en fonte sont préférables, parce qu’ils ne peuvent se détériorer, tandis que le rebord de la pierre sur lequel on pose le châssis de la forme est facilement endommagé. Le baquet doit toujours avoir pour mesure au moins la dimension d’un châssis de Jésus , qui est le plus grand des formats usuels. Quant aux formes de colombier et de grand -aigle, on les lave sur un ais de leur grandeur.
Le baquet est percé à l’un de ses coins d’un trou qui se bouche avec une bonde de bois entourée de linge : ce trou laisse , après le lavage de la forme , un écoulement à la lessive, qui tombe dans un récipient.