‹ Traité de la typographieChapitre 125 sur 199 · CYLINDRES · texte numérisé non relu

CYLINDRES

Le mouvement de rotation n’agit que sur les deux cylindres; ceux-ci opèrent aussi, chacun à leur tour, un soulèvement qui leur est imprimé par un excentrique fixé ordinairement à un petit arbre parallèle à l’arbre du pignon ; cet arbre est commandé par un engrenage qui prend sa force sur la roue principale de farbre du pignon.

Le cylindre est un tube fondu d’un seul bloc; au

centre passe un arbre dans le sens longitudinal , et sur cet axe viennent se relier des nervures qui soutiennent le cylindre et l’empêchent de faiblir sous la pression qu’il donne et qu’il reçoit. Le cylindre a une circonférence égale au développement du marbre ; il n’opère donc de pression que sur une portion de sa circonférence. La partie qui ne fait pas pression est excentrée, ou diminuée d’épaisseur. L’autre partie reçoit les étoffes, qui sont fixées dans la gorge , ou échancrure , pratiquée à cet effet dans toute la longueur du cylindre. Dans cette même gorge est fixé le mécanisme des pinces, qui consiste en une tringle brisée sur laquelle s’enroule un ressort en cuivre. Ce ressort fait mouvoir un secteur, qui agit au moyen d’un petit engrenage fixé à une tringle transversale. Sur cette tringle sont placées les pinces ; elles s’ouvrent et se ferment à différents points de la course du cylindre au moyen d’une came, pièce rectangulaire, supportant un quart de cercle auquel sont adaptés les excentriques. Le mouvement s’opère , à droite de la machine , entre les deux cylindres, au moyen d’un ressort à boudin ou d’un galet passant sur un excentrique. La came se rapproche tous les deux tours, et présente ses excentriques aux galets des porte -pinces, qui se lèvent et se baissent en temps voulu, c’est-à-dire pour prendre la feuille, la transmettre d’un cylindre à l’autre et la conduire entre les mains du receveur.

Chaque extrémité des arbres des cylindres repose sur des coussinets fixés au bâti de la machine, tandis que les bords extérieurs s’appuient sur des bandes en fer fixées au marbre, et destinées à

TIRAGE

supporter les cylindres à la hauteur de rœil de la lettre. Les mouvements des marbres et des cylindres sont combinés de façon à se trouver continuellement en repère, et à s’entraîner mutuellement.

Les marbres, qui sont au mouvement de va-etvient ce que les cylindres sont au mouvement de rotation, c’est-à-dire les pièces capitales, sont de fortes tables de fonte qui reposent sur deux ou trois bandes longitudinales. Dans ces bandes, qui s’appuient sur des supports faisant partie du bâti , roulent des galets qui facilitent le mouvement de ces pièces massives. A chaque extrémité des marbres sont fixées des tables en bois, où l’encre se distribue, et où fonctionnent tour à tour les rouleaux.

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