DESCRIPTION DE LA MACHINE DOUBLE
La machine double , telle qu’on la construit aujourd’hui, est composée de deux mouvements distincts, un mouvement de rotation et un mouvement de va-et-vient.
Le mouvement de rotation est communiqué aux deux cylindres au moyen de deux roues d’engrenage et d’une roue intermédiaire. L’approche combinée de ces roues fait tourner les deux cylindres en sens opposé.
Le mouvement de va-et-vient, qui s’applique aux marbres, est donné par un arbre qui reçoit directement son impulsion d’une poulie fixe , mue par une courroie qui prend sa force sur l’arbre de couche, à l’aide d’une première poulie dont le diamètre est en rapport avec la vitesse voulue de la machine. A l’extrémité de l’arbre, qui est brisé dans son milieu par un joint de Cardan, est adapté un pignon , dont les dents s’engrènent dans une crémaillère fixée à une pièce plus forte appelée portecrémaillère et boulonnée aux nervures des deux marbres, au centre de la machine. A chaque bout du porte -crémaillère est adaptée une pièce de fer taillée en demi-cercle, et qu’en raison de sa forme on nomme croissant; cette pièce sert à changer la direction du mouvement qui s’opère au moment où la crémaillère a passé toutes ses dents dans celles du pignon. Entre le croissant et la dernière dent de la crémaillère il existe une gorge par où passe un
TIRAGE
galet fixé sur le côté du pignon ; ce galet glisse clans la gorge et roule sur la pente du croissant. Ce mouvement, c{ui est très-rapide, fait passer le pignon sous la crémaillère, et imprime à la machine un mouvement opposé à celui c^u’elle faisait cjuand le pignon était en dessus. Le meme mouvement se reproduit chacjne fois que la crémaillère est à bout de course. Pour que ce mouvement de haut en bas soit bien régularisé, l’arbre qui soutient le pignon est maintenu par une glissière qui, tout en lui laissant sa liberté d’action, le serre de manière à l’empêcher de s’ébranler ou de s’écarter des dents de la crémaillère.
Le joint de Cardan, qui est l’âme de ce mouvement si simple, est formé par des crampons reliant deux tronçons d’arbre et boulonnés à angle droit, formant ainsi une charnière propre à se mouvoir dans tous les sens.
Maintenant que nous connaissons les deux principaux mouvements, nous allons décrire les pièces dépendantes de chacun d’eux.