MARGE EN DÉCHARGE
Il nous reste à décrire, maintenant que la machine commence à rouler, le mécanisme de la marge en décharge et son but. Son but est de protéger l’impression du côté de deux, laquelle, au lieu de se décalquer sur le blanchet qui est fixe, se décalque sur une feuille mince qui se renouvelle constamment. Le mécanisme consiste en un gros rouleau de bois que les cordons supérieurs font mouvoir. La décharge , qui est avancée par un margeur sur ce rouleau , suit les cordons par lesquels elle est entraînée ; elle entre dans les pinces du côté de première au moment où la transmission s’opère; elle s’interpose ainsi entre la feuille et le cylindre, et sort en même temps que la feuille imprimée. Le receveur la range en pile à côté du papier imprimé. Au moment où le margeur présente la décharge sur le rouleau de bois, une tringle munie de deux galets qui s’appuient sur la feuille , la fait couler entre les cordons supérieurs et des faux cordons qui sont fixés sur deux tringles ; ces petits cordons servent d’appui aux grands, et doivent toujours se trouver en face de ceux-ci afin d’éviter les plis. Ce mécanisme se meut au moyen d’un galet qui roule sur un excentrique mû par des roues dentées et fixées sur l’arbre du cylindre côté de deux. Ce mouvement est très - sensible , il se dérange souvent; il faut avoir
TIRAGE
soin de ne pas trop serrer les cordons, tout en les serrant assez pour que la feuille puisse glisser sans retard comme sans avance. .
Avant de mettre la machine en marche , le conducteur doit s’assurer que tout est en ordre, qu’il y a de l’huile dans les bandes, et que toutes les pièces de la machine sont convenablement graissées; que les distributeurs et les toucheurs sont bien en place, et qu’aucun objet n’a été oublié sur les tables ou les couvercles d’encrier. Après avoir fait faire un tour à la main, il donne au margeur l’ordre d’embrayer, en prévenant ce dernier qu’il doit dire : Gare les mains! au moment où il va pousser la barre d’embrayage.