BAS DE CASSE
Foute
Esp. fines |
fi
Fjspaces
Cadrais
COMPOrflTlUX
étudier; aussi ne l’a^vons-nous pas compris dans notre examen comparatif.
Nous avons choisi pour cette opération Talphabet du Onze, un des caractères les plus usuels qui existent dans la typographie.
Il 250
Il . 650
La casse est uniforme dans sa disposition pour tous les caractères romains ainsi que pour leurs italiques; mais elle est d’une construction toute différente pour les caractères d’écriture, tels que l’anglaise et la ronde. Il en est de même de la casse grecque, où la quantité de cassetins dépasse de plus du double ceux de la casse ordinaire , en raison du nombre de voyelles, qui y est plus grand que dans le caractère romain , et parce que toutes peuvent recevoir les accents grave et aigu, les esprits doux et rude, et la plupart l’accent circonflexe, quelques-unes l’accent et l’esprit réunis, enfin le tréma et l’iota souscrit. Avant la suppression des ligatures et abréviations, la casse grecque était
encore beaucoup plus compliquée; maintenant qu’il ne reste plus de ces signes collectifs, elle est réduite à la plus grande simplicité possible.
Les casses sont entièrement construites en bois. L’imprimeur doit veiller à ce qu’elles ne soient pas en bois blanc, ce qui ne leur donnerait ni la solidité ni la résistance qu’elles doivent avoir; mais il n’est pas non plus nécessaire qu’elles soient en chêne; dans ce cas d’ailleurs leur poids joint à celui des caractères gênerait l’ouvrier, sans cesse exposé à les transporter d’un endroit à l’autre, et pourrait faire fléchir la planche qui lui sert d’appui. On doit s’attacher à ce que la tablette du fond et les tasseaux qui forment l’encadrement soient d’une épaisseur proportionnée à la dimension de la casse, et à ce qu’elle soit renforcée convenablement par les traverses du milieu. Il faut aussi que les séparations des cassetins joignent bien et soient solidement assujetties, et que tous soient tendus à l’intérieur d’un papier uni et résistant, afin que les lettres minces ne se glissent pas de l’un dans l’autre ou ne s’engagent pas dans les joints.
La casse se place sur une planche inclinée en forme de pupitre , dont les deux extrémités portent sur des tréteaux, et qui s’appelle le rang. Le haut de casse est retenu par le bas de casse, sans intervalle qui les sépare.
La destination de quelques cassetins est sujette à des modifications, suivant les pays et même suivant les maisons; mais il est important qu’elle soit invariable pour toutes les casses d’une imprimerie.
On dit monter ou dresser une casse, c’est-à-dire
COMPOSITION
la sortir du rayon et la placer dans la position où elle doit etre lorsque l’ouvrier y travaille. Pour exprimer l’action contraire, c’est-à-dire la mettre de côté quand on n’en a plus besoin, on se sert du mot démonter.
Bien que la casse ne représente qu’une partie du travail de la composition, ce mot se prend néanmoins dans une acception générale, et s’applique à l’ensemble de cette branche capitale de la typographie. Ainsi l’on dit un ouvrier à la casse, pour désigner un ouvrier compositeur; et travailler à la casse s’emploie dans le même sens. Le substantif cassier avait cours autrefois dans les ateliers comme corrélatif de pressier; il est tombé en désuétude.